la corespondance de GL du 29 juillet 2007
Les jours que nous venons de connaître dans notre beau pays de France, sont de ceux qui comptent. Loin de la politique politicienne dont l’opposition ne peut, hélas pour elle et pour nous, se passer.
La libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien, gardés en otages en Lybie depuis huit ans, est sans aucun doute un événement humanitaire et de haute politique française, les deux associés, qui n’a guère eu de précédent.
Depuis 1999, sous la présidence CHIRAC, et les Gouvernements JOSPIN (socialiste), RAFFARIN 1 et 2, de VILLEPIN ( droite molle), aucun de ces éminents personnages n’a eu le courage de prendre ce problème à bras le corps, comme vient de le faire Nicolas SARKOZY. Quant à leurs ministres des affaires étrangères – VEDRINE (soc), de VILLEPIN, BARNIER et DOUSTE BLAZY – dont l’Histoire ne retiendra sûrement pas les noms, qu’ont-ils fait dans le cadre de la diplomatie officielle, pour aider au règlement de cette douloureuse affaire. Rien ou si peu. En tout cas sans résultat.
Nicolas SARKOZY lui, avait promis pendant sa campagne électorale de tout mettre en œuvre, s’il était élu, pour faciliter le retour de ces malheureux otages, injustement condamnés, dans leurs foyers. Il a tenu parole en moins de trois mois après son élection. Et de surcroît, il a permis à la France, dans le cadre d’une négociation bilatérale, menée avec fermeté et rapidité, de conclure un fabuleux contrat avec la Lybie, dans le domaine du nucléaire civil.
Alors, qu’importe les noms et les fonctions – définies ou pas – de celle et ceux qui ont participé aux discussions menée avec le colonel KHADAFI, pour qu’il rende leur liberté à ses prisonniers. Car ce qui doit compter pour nous tous, pour tous les européens puisque une commissaire de l’UE a participé à l’opération, c’est que la LIBERATION de ces cinq infirmières et de ce médecin soit enfin intervenue et que ceux-ci soient rentrés en BULGARIE dans un avion au sigle de la « République française ».
Aussi quand j’entends des socialistes ou crypto socialistes, comme MM. HOLLANDE, EMANUELLI, MOSCOVICI (mais qui est ce monsieur ?), et MAMERT, gloser avec des mines d’hypocrites sur le rôle joué dans cette négociation par l’épouse du Président de la République et le Secrétaire Général de l’Elysée qui n’est pas un diplomate de carrière (heureusement !), j’ai honte pour eux. Monsieur MAMERT dont le seul haut fait d’arme depuis qu’il est élu, maire et député, a été de marier (sic) un couple d’homosexuels, de surcroît escrocs, mariage cassé depuis par le Conseil d’Etat parce qu’illégal, aurait dû en la circonstance garder profil bas et surtout se taire. Poser comme il l’a fait, avec ironie, la question de savoir quel avait été le rôle joué dans cette négociation par le Ministre des Affaires Etrangères, son « camarade » Bernard KOUCHNER, je m’interroge et me demande si ce député qui me paraît totalement nul, a encore toute sa tête. Mais il doit être maintenant satisfait, puisque le Gouvernement – répondant au souhait du Président du Groupe socialiste à l’Assemblée Nationale -, a autorisé Bernard KOUCHNER à répondre aux questions que lui poseront les députés, mardi au Palais Bourbon.
Je ne veux pas polémiquer sur un sujet aussi dramatique que celui-là. Mais je ne peux néanmoins m’empêcher de penser à Jean Charles MARCHIANNI, haut fonctionnaire, pratiquant en 1988, avec l’accord de Charles PASQUA dont il était comme moi l’un des fidèles, une sorte de diplomatie parallèle, au péril de sa vie, aboutissant le 4 mai de cette même année, à faire libérer cinq otages français détenus au Liban, depuis 1985. Parmi eux, le journalistes KAUFFMANN. Comme il l’a dit à maintes reprises, cet homme de presse n’oubliera jamais le courage de MARCHIANI, dont il lui sera toujours reconnaissant. L’Histoire se montre quelques fois sévère et injuste avec ceux qui la font. Car aujourd’hui cet ami qui fut un grand Préfet de la République, est traîné dans la boue par une presse indigne – de gauche bien évidemment – qui s’interroge toujours sur les conditions de la Libération de nos cinq compatriotes. Eux ne s’interrogent pas. Ils sont libres et c’est cela qui compte avant tout.
Maintenant, je m’autorise à faire un pari, après que Nicolas SARKOZT ait déclaré le 25 juillet à TRIPOLI, « je ne laisserai pas tomber, nous ne laisserons pas tomber, la diplomatie française ne laissera pas tomber Ingrid BETTANCOURT ». Bien que le cas soit différent de celui des anciens otages détenus en Lybie, je suis convaincu qu’un jour prochain, nous apprendrons la libération de notre compatriote puisqu’elle est à la fois française et colombienne, actuellement aux mains des FARC (armée de libération de la Colombie) depuis le 23 février 2002, c’est à dire cinq ans. Candidate à la Présidence de la République de son pays, elle fit sciences politiques à Paris où résident ses enfants. Il ne s’agit pas de s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays ami, mais d’obtenir enfin cette libération, quel qu’en soit le prix à payer. Même si celui-ci est politique et surtout politique. Je crois que l’on peut compter sur Nicolas SARKOZY (et peut être encore avec le concours de son épouse), pour réussir là où Jacques CHIRAC et DE VILLEPIN qui fut le professeur d’Ingrid, ont échoué.
Quant aux promesses faites par notre Président avant qu’il soit élu, nul ne contestera qu’elle sont en train d’être tenues. Et si les « syndicats » - qui ne représentent que 8% des travailleurs – « bougent », c’est surtout en paroles, promettant une rentrée chaude, ce qui est habituel. Il est vrai que leurs maigres troupes sont actuellement en vacances et préfèrent le farniente sur les plages aux défilés de masse !. Et d’ailleurs, curieusement, on n’entend plus guère les voix de MM. CHEREQUE et JULLIARD, respectivement patrons de la CFDT et de l’UNEF. Peut être ont-ils enfin compris – parce qu’il s’agit de deux personnes dites raisonnables – que les temps ont changé, que la rupture avec le passé est évidente et que pour aller de l’avant et répondre aux vraies préoccupations de ceux et celles qui travaillent, il faut accepter un programme de gouvernement qui a été approuvé par 58 % des français. Qui sont aujourd’hui 71% pour penser que la Loi sur le « services minimum » dans les transports est une bonne chose.
Je voudrais conclure ces LP par une réflexion personnelle sur l’affaire CLEARSTREAM qui vaut à Dominique de VILLEPIN, d’être mis en examen pour : « complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d’usage de faux, recel d’abus de confiance et recel de vol ». Ce n’est pas mince et les juges n’ont pas pris une telle décision à la légère surtout qu’elle est assortie d’un strict contrôle judiciaire qui interdit désormais à cet ancien Premier Ministre, de « s’entretenir » avec Jacques CHIRAC et quelques autres « personnalités ». Certes une mise en examen n’est pas jugement et – en fonction du Droit français – il est bon de rappeler que Dominique de VILLEPIN est « présumé innocent » en même temps qu’il peut désormais avoir accès à son dossier.
Mais il n’empêche, cette situation me met mal à l’aise. Et m’interpelle. Pourquoi lui et pas « l’autre », (relire l’excellent ouvrage d’Eric ZEMMOUR, journaliste, publié sous ce titre chez DENOEL, en janvier 2004). « Il » était son unique supérieur hiérarchique, dont on ne peut un instant penser qu’il « n’était pas au courant ». Ou alors, c’est que nous étions vraiment mal gouverné. Ce qui me gêne aussi, c’est de penser que cette affaire (comme celle du sang contaminé qui a demandé cinq ans d’instruction avant que le Premier ministre de l’époque, inculpé, fasse l’objet d’un non lieu ) peut encore durer des mois et des mois, car nous savons bien qu’en France la Justice est lente. D’autant que Dominique de VILLEPIN poursuivi en tant que Ministre, peut demander à être jugé par la Cour de justice de la République, seule compétente pour des faits commis par des anciens ministres dans le cadre de leurs fonctions. Et plus on attend, plus on aura tendance à « oublier » alors qu’il est indispensable de savoir – et vite - qui a donné clandestinement, l’ordre d’enquêter sur des hommes politiques français au seul motif que leurs noms figuraient sur des listings qui étaient des faux. Et pourquoi ? L’honneur de ces personnes compte en premier et il est normal qu’elles sachent rapidement qui est responsable d’une situation volontairement créée, mettant en cause leur intégrité. Et quand le ou les auteurs de ces actes qui à mes yeux sont criminels, auront avoué, alors je souhaite que le châtiment soit exemplaire quelles que soient les fonctions qu’ils aient pu exercer.
« L’EURAFRIQUE » que souhaite Nicolas SARKOZY
On peut faire un parallèle entre le discours prononcé à BRAZZAVILLE en 1944 par le Général de Gaulle, définissant la politique qu’il souhaitait voir mener par la France en Afrique et celui, ayant même objet, prononcé à DAKAR, jeudi dernier 26 juillet, par Nicolas SARKOZY.
Il a dès son arrivée dans la capitale sénégalaise déclaré : « j’aime l’Afrique, j’aime et je respecte les africains ». A la tribune de l’Université où il s’est exprimé devant plus de 1300 invités appartenant à l’élite africaine de ce pays, qui fut pendant 300 ans la première des colonies françaises, il a lancé une longue adresse à la jeunesse d’Afrique. Déclinant ce qui fut l’un des thèmes de sa campagne, il a refusé d’entrer dans un exercice de repentance, parce que nul ne peut demander aux fils de se repentir des actes de leurs pères ». Certes Nicolas SARKOZY n’a pas nié ni les fautes, ni les crimes, car il y a eu des fautes et des crimes a-t-il déclaré ajoutant : « Le colonisateur a pris, s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, il a eu tort ». Il a tenu à compléter ses propos dans les termes suivants : « les colonisateurs se trompaient, mais ils étaient sincères. Je suis venu vous dire que votre déchirure et votre souffrance sont les nôtres et donc les miennes… L’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur ; la colonisation n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les africains entre eux, des génocides, des dictatures, du fanatisme, de la corruption et de la prévarication ».
En rupture avec un passé qui remonte à la décolonisation, c’est à dire depuis plus de 45 ans, le Président de la République a précisé ce que serait désormais la politique de la France à l’égard de l’Afrique. A savoir qu’il s’agira pour notre pays de construire une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, en rupture avec les vieilles habitudes de ce que l’on a appelé la « franceafrique », initiée et mise en œuvre par Jacques FOCCART. Enfin, s’adressant à un journaliste sénégalais, Nicolas SARKOZY lui a dit : « Nous avons en Afrique des amis, parce que nous avons une histoire commune et d’autres dont nous avons intérêt à ce qu’ils se développent… La France est amie de l’Afrique, de l’Afrique francophone d’abord, mais elle ne s’interdit pas d’avoir des amis ailleurs ».
Ainsi à DAKAR, Nicolas SARKOZY a appelé l’Afrique a « renaître » et à s’élancer vers l’avenir sans que pour cela, la France soit un passage obligé.
DEVANT LES CADRES DE L’UNION,
convoqués par Patrick DEVEDJIAN – plus de 1000 militants -, Nicolas SARKOZY a tenu le 18 juillet dernier, à les remercier ainsi que tous les militants et adhérents de l’UMP, pour leur travail au quotidien, soulignant le rôle de chacun dans sa victoire à l’élection présidentielle. et celle de notre Mouvement aux législatives.
Lors de son intervention à huis clos – sans la presse – il a défendu sa stratégie de rassemblement, précisant : « l’ouverture était la réponse aux attentes des français et un besoin vital dans un pays qui a besoin de modernité… Pendant que sur le grand bateau de la France, les socialistes essayent de colmater les voies d’eau dans la cale, moi je hisse la grande voile et je rassemble nos compatriotes pour les réformes ».
Il a invité les cadres de l’UMP « à pratiquer l’ouverture pour conduire ensemble les vrais
changements que notre pays attend ».
Dans la perspective de l’échéance électorale de 2008, il a incité les candidats aux élections municipales, les sortants et ceux qui veulent conquérir des communes à conduire des listes d’ouverture qui représentent la France le plus largement possible dans sa diversité mais aussi dans ses opinions pour conduire « ensemble » les vrais changements que notre pays attend.
LES CABINETS MINISTERIELS
L’ensemble des Ministres et Secrétaires d’Etat plus un haut commissaire, du Gouvernement FILLON, utilisent les services de 537 conseillers y compris les directeurs et chefs de cabinet, les chargés de mission, etc.
Le Gouvernement comptant 32 « excellences », on peut donc chiffrer à environ 17, le nombre de conseillers par portefeuille ministérieL Ce chiffre est bien inférieur, selon la volonté du Premier Ministre, à celui relevé sous les précédents gouvernements avant l’élection du nouveau Président de la République.
REFLEXIONS POLITIQUES
Les 70 jours de rythme infernal imposé par Nicolas SARKOZY ont laissé le Parti socialiste KO. A court d’arguments l’opposition nie la réalité au lieu de se remettre au travail.
Ce rythme voulu par le Président de la République comble ses supporters et laisse sans voix la plupart de ses opposants. En cette fin juillet, seul le PS s’y risque mais sans guère de conviction. Le reste de la gauche a définitivement raccroché dans l’attente de jours meilleurs.
Pourtant très fier de ses formules sur le coup d’éclat permanent et la machine à rancunes, François HOLLANDE résume bien la pénurie d’arguments à laquelle est confronté son parti. Après la longue séquence de diabolisation de Nicolas SARKOZY voici l’opposition dans sa séquence négationniste. A écouter le premier secrétaire du PS, le Président n’aurait comme seule qualité que d’être « habile » et d’avoir « du sens politique ». Tout le reste n’étant qu’un leurre médiatique dont les français découvriront tôt ou tard les méfaits. On se console comme on peut.
Parce qu’elle est très simple la réalité de la situation devrait finir par s’imposer aux plus lucides des opposants. La première qualité du nouveau Président est de « bosser » comme on ne l’avait jamais fait depuis longtemps à l’Elysée. La première différence de style repose sur cette réalité. Jacques CHIRAC avait, avec le temps, instauré « l’hypoprésidentialisme » ou la présidence du « laisser aller, laisser faire ». Ce qui ne demande pas beaucoup d’efforts. Mais les temps ont définitivement changé. Sur de nombreux sujets, Nicolas SARKOZY ne fait que dénouer des situations ensablées depuis longtemps, faute de volonté et surtout faute de travail. Le Président s’applique à lui même son slogan de campagne Travailler p)lus pour gagner plus. Une formule dont l’opposition, si elle veut rebondir, devrait s’inspirer.
P.M.V
Vacances ….stop. C’est ce que l’on peut penser de la campagne électorale des municipales, tout à fait au point mort.
Beaucoup de commerçants et de petits entrepreneurs de notre commune, figurent sur les trois listes mais pour eux du 15 juillet au 31 août, il n’y a pas de vacances. Cette période couramment appelée « la saison » est celle où ils travaillent d’arrache pied pour faire vivre leurs familles. Pour eux pas de 35 heures. Car il est vrai aussi que la politique, surtout au niveau communal, ne nourrit pas son homme, mais est faite d’abnégation et de dévouement.
Attendons donc encore cinq à six semaines pour connaître la composition des listes et les programmes que présenteront ces listes, qui à mon avis, ne seront que trois.
Dans mon dernier BLOG, j’ai fait état de « rumeurs » qui n’ont pas plu à tout le monde. Et pour certains de s’interroger sur l’origine de mes informations. Qui avait pu me renseigner ? Peine perdue. Selon mon habitude, vieille maintenant de plus d’un demi siècle, quelque soit le poste que j’ai pu occuper, je n’ai jamais dévoilé les noms de mes whistelblower comme disent les américains. Ce n’est pas maintenant que je vais commencer. Mais que les mêmes qui cherchent à savoir, sachent aussi que mes informations sous forme de rumeurs ont toujours un fond de vérité, si non je ne les publierai pas. Après ? A chacun d’imaginer d’où elles proviennent et s’ils y parvenaient, ils en seraient sans doute très surpris. Mais la politique n’est-elle pas faite de surprises.
A septembre donc pour la réouverture de cette chronique.
LES PHRASES :
De François FILLON, à propos du « service minimum » : La démonstration qui sera faite de l’efficacité du dialogue social dans les transports peut ensuite servir de modèle (…) dans d’autres secteurs, dont l’ éducation nationale.
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De Xavier BERTRAND sur France Inter le 18 juillet : D’un point de vue pratique (…) s’il y a une grève (dans l’enseignement), il faut quand même s’organiser pour savoir ce qu’on va faire avec les enfants.
F I N