la corespondance de GL du 18 juillet 2007
Les flonflons de la Fête nationale (sic) sont terminés, le peuple – faute de mieux – est allé guincher le soir du 14 juillet avec Michel POLNAREFF en tête d’affiche, et pour clore, s’est extasié devant un feu d’artifice qui mit un point d’orgue à cette journée dite du « souvenir ». (Notons au passage que lors de la séance du 29 juin 1880 au Sénat, le rapporteur de la Loi instituant cette fête, Mr Henri MARTIN, n’a quand même pu éviter de rappeler que le 14 juillet 1789, « il y eut du sang versé, plus quelques actes déplorables », en clair que ce fut la journée de la terreur où les émeutiers s’opposant aux troupes légalistes s’emparèrent d’une prison sise à LA BASTILLE, tuèrent les soldats qui la gardaient puis coupèrent la tête de son Gouverneur pour la promener au bout d’une pique. Je ne vois toujours pas aujourd’hui les raisons de fêter cela. Mais de toute manière qui s’en souvient en ces temps où l’on n’enseigne plus guère l’Histoire ?). Dans les jours précédents ce 14 juillet 2007, quelques marginaux du PS, très médiatisés, ont rejoint la majorité présidentielle, d’autres s’y préparent soupesant avant tout les avantages des fonctions offertes. Ainsi Monsieur STRAUSS KAHN, hautement compétent en matière financière, va-t-il obtenir le poste le plus prestigieux et juteux des organisations internationales, sachant très bien que ses amis ( ?), jamais ne le lui aurait proposé. Enfin, les « juilletistes » se sont rués , comme prévu, protégés par Bison futé et les gendarmes de la route qui ont remplacé les saints du calendrier, vers les destinations du soleil. Ainsi, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais mieux encore les députés fraîchement élus sont au travail pour transformer en Lois les promesses du candidat Nicolas SARKOZY. De 11 à 15 milliards, on ne sait plus très bien ce qu’elles coûteront en définitive, mais qu’importe, tout le monde y trouvera son compte, du plus riche au plus pauvre et tel était bien le but recherché. Et puis la croissance qui en résultera effacera la note.
Force est de constater qu’il y a quelque chose de changer sur notre douce terre de France depuis qu’elle a confié sa destinée au nouveau Président de la République. Il est partout, il décide de tout, il est omniprésent et de surcroît, comme je l’ai toujours écrit, il tient ses promesses. On comprend que 71% de nos compatriotes, selon les sondages, approuvent son action et celle de son gouvernement dont il est le vrai patron.
Il a aussi fait quelque chose qui apparaissait moins clairement dans ses engagements électoraux. Il a pratiqué « l’ouverture » afin de rassembler autour de sa personne le plus grand nombre de ceux et celles qui pensent – avec raison – que les vieux clivages politiques sont dépassés et que désormais la seule majorité qui compte est bien celle qu’il à su créer pour le soutenir. Son discours d’Epinal du 12 juillet, me paraît être devenu maintenant la seule référence pour l’avenir, faisant du passé table rase. Pour autant les vieux partis – et surtout les deux qui comptent – sont-ils devenus obsolètes ? Sûrement pas. D’abord le Parti socialiste, certes mal dirigé et en plein chaos, n’est pas à l’agonie, loin s’en faut. Il a 60 députés de plus que dans la législature précédente, il détient la présidence de 20 régions sur 21 et contrôle la moitié des conseils généraux. Quant aux grandes villes qu’il dirige, n’ergotons pas, il y en a quelques unes qui comptent. Mais le second parti, l’UMP, dont la rénovation est intervenue rapidement et en douceur, il a sous sa bannière la majorité absolue des députés, détient lui aussi un grand nombre de conseils généraux et « tient » des villes aussi importantes que BORDEAUX, STRASBOURG, MARSEILLE, TOULON, TOULOUSE qu’il ne risque pas de perdre, quoi qu’on dise, aux prochaines municipales. Il gagnera même DIJON en mars 2008. Et les comités de section du PS, même s’ils vivent une période trouble, sont aussi actifs que ceux de l’UMP. Donc, n’enterrons pas les deux grandes formations qui dominent, car ce serait commettre une grave erreur. Ne parlons pas des autres partis, même celui de Monsieur BAYROU, qui devront bien, tôt ou tard, se raccrocher aux formations les plus proches de leurs sensibilités politiques.
Le régime s’est présidentialisé, mais qui s’en plaindra ?
Ce qui est sûr, c’est que le Président de la République est revenu aux « fondamentaux » en se référant au Général de Gaulle que ce soit pour les Institutions ou pour l’économie. Réhabiliter la politique, qui est le cœur du projet sarkozyste, impose de rompre avec le passé du radical Jacques CHIRAC, qui n’a jamais été gaulliste, de se coiffer du képi du grand homme, de réinstaller la Vème d’origine, érodée au fil du temps, de RECONSTRUIRE UN ETAT CREDIBLE, PUISSANT ET VENERE.
Même si en un demi siècle le monde a changé, la référence à 1958 n’est pas dénuée de fondement. Le fait que le Président fasse preuve d’une indulgence temporaire avec les déficits, et pour cause, le fait aussi qu’il ait décidé de confier à Philippe SEGUIN, Président de la Cour des comptes, une « mission sur la croissance » ressemble à celle qu’avait pris le Général lorsqu’il avait commandé un rapport à Jacques RUEFF et Louis ARMAND, chargé de faire le point et de suggérer des propositions post quatrième. Créer également une commission confiée à Edouard BALLADUR, pour dépoussiérer et actualiser nos Institutions, relève de la même volonté de changement. . Le succès du « retour aux affaires » de de Gaulle il y a près d’un demi siècle, est venu d’un radical et habile mélange , sans dogme, d’ouverture, de libéralisme, de rigueur et de soutien public. Il faudrait, comme l’écrit Eric BOUCHER dans LE MONDE du 14 juillet, y « ajouter fortement des ingrédients nouveaux (innovation et PME), mais la ligne saint-simonienne de 1958 est la bonne ».
Je suis donc aujourd’hui, après avoir beaucoup réfléchi, bien moins pessimiste que dans mon dernier BLOG. Ce qui m’a réconforté, c’est ce que Nicolas SARKOZY a fait ce qu’il avait promis de faire, en même temps qu’il me paraît être vraiment gaulliste version 1958.
Il y a donc de sérieuses raisons d’espérer en des lendemains qui chantent maintenant que le Président de la République, son Premier Ministre et son Gouvernement, assurés d’une majorité parlementaire sans faille, ont su créer une UNITE DANS L’ACTION qui doit donner les résultats que nous attendons. Il n’est pas nécessaire de lui dire BON COURAGE, il prouve sans cesse qu’il en a.
Ce sera sans doute le gros dossier du Gouvernement FILLON, l’an prochain. Un dossier familier pour le PM puisque François FILLON, ministre des affaires sociales en 2003, avait piloté la réforme des retraites en 2008. Le « rendez vous » fixé par la Loi approche et Matignon s’y prépare déjà. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) remettra cet automne au Gouvernement, un RAPPORT d’actualisation sur la situation des régimes de retraites. Objectif : poser les bases d’un nouvel allongement de la durée de cotisation. Lors de son récent discours de politique générale, le P.M. a été très clair : cette mesure « prévue » par la réforme de 2003 n’est pas une « option » et aura bien lieu « au terme de la procédure prévue par la Loi ».
En 2008, l’alignement de la durée des cotisations des fonctionnaires sur celle des salariés du privé (quarante ans) étant achevé, devrait s’engager une nouvelle étape d’allongement, de quarante à quarante et un ans, à raison d’un trimestre supplémentaire par an de 2009 à 2012. Une étape automatique, sauf si le gouvernement décide d’aller plus loin et de durcir le texte. Ce qui n’est pas impossible. Dans ce cas, pas besoin de passer par une nouvelle Loi, un décret suffira. Matignon s’attend à engager une réforme plus large sur la base des nouvelles projections du COR et en tenant compte de la forte dégradation des comptes de la branche vieillesse de la Sécurité sociale (- 4,7 milliards d’euros fin 2007). La question de l’emploi des seniors devrait être replacée au cœur des débats. Nicolas SARKOZY a réaffirmé fin juin, sa volonté que disparaisse au plus vite, le recours aux préretraites.
La méthode est prête, le calendrier est fixé, il ne reste plus qu’aux partenaires sociaux à trouver un accord sur le fond… avant la fin de l’année. C’est la date limite donnée par le Gouvernement pour que les syndicats et le patronat s’entendent sur une réforme du marché du travail, en particulier sur la création d’un CONTRAT UNIQUE, censé remplacer à terme le CDD et le CDI. Sur la forme, il n’a pas fallu plus de deux heures aux représentants du MEDEF, de la CGPME, de l’UPA et des confédérations ouvrières et cadres, pour se mettre d’accord sur une méthode transversale de négociation permettant d’aborder le contrat de travail, l’assurance chômage ou la formation. Les discussions se déclineront en quatre chapitres, à raison d’une réunion chaque vendredi matin à partir du 7 septembre. Un séance a eu lieu le 16 juillet afin de préciser les quatre grands thèmes de ces rencontres : l’entrée dans l’emploi, l’évolution dans l’emploi, la sortie et le retour à l’emploi. Selon la CGT il y a un enjeu primordial dans ces négociations, à savoir que les syndicats veulent discuter de droits nouveaux pour les salariés, et le Medef pour faciliter les conditions de licenciement.
Malgré ces divergences, les syndicats semblent vouloir avancer UNIS. Un échec des négociations conduirait en effet le Gouvernement à « légiférer » …. Dans un sens favorable au Medef dixit la CGT. D’où l’intérêt de jouer le jeu. Pour Matignon, l’objectif est simple : aboutir au contrat unique avec l’appui du patronat et d’une ou deux confédérations, comme lors de la réforme des retraite en 2003.
Monseigneur Jean Michel DI FALCO, évêque de GAP,ancien communiquant de la conférence épiscopale de France, a adressé dès l’élection de Nicolas SARKOZY à la tête de l’Etat, , une lettre pour l’inviter à prendre possession, sur place, de sa charge de proto – chanoine du chapitre de la Cathédrale d’EMBRUN, située dans le diocèse de GAP.
En effet, la Constitution de 1958 qui nous régit encore, précise que le Président de la République jouit en matière de fonction religieuse, des pouvoirs et prérogatives de ses prédécesseurs. Dans le droit fil de l’Histoire, la cathédrale d’EMBRUN était lieu de pélerinage au XIIIème siècle, pèlerinage devenu Royal lorsque LOUIS XI fut dauphin de la province sous le nom de Louis 2. Le titre de chanoine fut alors transmis à chacun des Rois, puis aux Présidents de la République.
En dépit de la suppression de l’archevêché, entraînant ipso facto celle du chapitre, certains chefs d’état français ont continué à faire le déplacement pour honorer cette distinction. Ainsi Albert LEBRUN, dernier Président de la IIIème et le Général de Gaulle après son retour aux affaires.
Le 21 octobre 1961, Charles de Gaulle est en effet accueilli par Monseigneur BONNARDEL, évêque de GAP (1932-1961) sur le terre plein de la cathédrale où il fut salué par la foule, d’une immense ovation.
A l’invitation de Monseigneur DI FALCO, Nicolas SARKOZY pourrait donc se rendre, prochainement dit-on, à EMBRUN, pour y recevoir le titre de chanoine. Si tel était le cas, ROME ne resterait pas insensible à une autre initiative de Monseigneur di Falco qui souhaite ajouter à sa fonction d’évêque de GAP, celle d’évêque d’EMBRUN. Car jusqu’à présent EMBRUN, qui fut rattaché au siège épiscopal de LYON,, dépend d’AIX EN PROVENCE. Nicolas SARKOZY, chanoine, ne manquera pas d’en surprendre plus d’un.
On notera que le Président de la République est aussi chanoine honoraire de Saint-Jean de Latran à ROME et chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean de Maurienne en Maurienne.
D’Jack LANG, bien évidemment. Mais il s’est fait prier. Il n’a en effet donné sa réponse définitive au Président de la République, que lundi dernier au soir. Le voici donc devenu membre (alors qu’il aurait souhaité être Président ) de la Commission de réflexion sur la réforme des Institutions. Il s’est déclaré à cette occasion « être un homme libre ». C’est bien vrai car le PS l’a « délivré », bien contre son gré, de toutes les obligations qu’il avait à son égard du fait de son appartenance à l’une de ses plus hautes instances. En dehors de ses défauts (relire à ce sujet l’excellent ouvrage de Nicolas CHARBONNAUD et Laurent GUIMIER, « Docteur JACK et Mister LANG » aux Editions le cherche midi, janvier 2004) il est un remarquable juriste et apportera sans nulle doute une contribution sérieuse et compétente aux travaux de cette Commission auxquels Nicolas SARKOZY porte un grand intérêt. Notons qu’il n’est pas le seul socialiste dans cette organisme où figurent également Guy CARCASSONNE et Olivier DUHAMEL, député européen (PS).
C’est facile. Vous lui faites part de vos commentaires sur l’action du Gouvernement ou sur ce qui vous préoccupe dans la gouvernance actuelle de l’Etat, alors écrivez à François FILLON, sur son BLOG – Fillon.com – et le Premier Ministre vous répondra en exposant ses vérités sans pendre de gants.
POUR MES LECTEURS DU GOLFE de SAINT-TROPEZ
A CAVALAIRE
Bravo Monsieur le Maire. Vous avez rivé son clou à EDF en ce qui concerne la réparation ou le remplacement de leur réseau souterrains. (cf. VAR MATIN du 11 juillet 2007 – édition du Golfe). En la circonstance, EDF a fait preuve de la plus grande désinvolture et d’un mépris total de la commune en effectuant des travaux bien après tous les autres concessionnaires, en ouvrant la chaussée et la nouvelle promenade qui venaient d’être termines. Le Maire a donc écrit à EDF en ces termes : « Pour exiger des avantages en nature, pour obtenir des retraites avantageuses et protégées, il faut les mériter. C’est dans des moments comme ceux-là que l’on s’aperçoit que le monopole est pervers et que la concurrence s’avère positive. Nous avons décidé de porter plainte ».
Et si ….. la troisième liste, celle de Philippe LEONELLI, était la liste du RASSEMBLEMENT et de l’OUVERTURE ? Loin des clivages politiques, des étiquettes, voire d’une investiture d’un parti politique qui ne symbolise plus à lui tout seul, la majorité présidentielle.
Il fallait y penser et son chef de file y a pensé. SA liste n’a pas d’étiquette politique et malgré la « rumeur » que font courir certains concurrents qui eux, peinent à boucler leur propre liste, rumeur bien entendu malveillante mais surtout mensongère, la liste de Philippe LEONELLI qui s’intitulera CAVALAIRE EN MOUVEMENT est bien une liste de RASSEMBLEMENT. Chacun de ses membres a ses propres opinions politiques, mais TOUS ont en commun la volonté de vouloir œuvrer différemment pour le développement harmonieux de CAVALAIRE et la satisfaction de ses habitants.
Pour avoir écrit ces quelques lignes, certains ne manqueront pas de porter à mon encontre ce qu’ils estiment être une grave accusation : vous roulez pour LEONELLI. Que d’imbécillités n’entend-t-on pas dans une campagne électorale. Cette accusation à venir est du nombre.
Et puis une autre « rumeur » - bienveillante celle-là – permet de penser que bientôt quelques hautes personnalités locales – et en premier un médecin retraité fort honorablement connu dans notre commune, un chef d’entreprise, lui aussi retraité, qui fut le Premier magistrat de la ville et quelques autres, apporteront à la rentrée, officiellement, leur entier soutien à Philippe LEONELLI et à ses amis. Parmi ceux-ci des cavalairois et cavalairoises connus, comme Stéphane ELUERE, Madame TIRABASSI-MURAT, Philippe DALMASSO, directeur d’école, Arielle MAURIES, Présidente déléguée du CCAS, Karine PONS, Pierre RIO, Béatrice DOURLIS, Sophie MARLET, Olivier CORNA, etc . Tous, gens fort sympathiques qui ont envie que demain, CAVALAIRE soit AUTREMENT.
En tout cas, la campagne, actuellement, est au point mort. Saison oblige. Ce qui n’empêche pas les futurs candidats de travailler opiniâtrement à l’établissement de leurs programmes. Trois listes sûrement seront en lice, bien qu’encore l’on puisse se poser la question de savoir si l’une d’elle ne déclarera pas forfait. Quant à la quatrième, elle me semble peiner à recruter, tant son « chef » veut réunir autour de lui des « compétences » Excellente idée certes, mais il y a des idées qui sont des rêves. Surtout en politique.
Enfin, pour ce qui concerne la première liste, celle de Jacques HERNANDEZ – dont j’ignore l’intitulé – elle est quasi complète, et utilisera un excellent slogan : Tourner une page sans déchirer la précédente. C’est l’hommage ainsi rendu à Louis FOUCHER, maire sortant, qui le mérite bien.
LA PHRASE :
de Nicolas SARKOZY, dans LE PARISIEN du 4 juillet :
« Plus on change les numéros de République, moins on change la République. Moi, je veux garder la Vème, mais tout changer à l’intérieur ».
F I N