la correspondance economique de GL du 19 avril 2008
BLOG N°56 de Gabriel LETELLIER, chroniqueur politique,
Publié en ligne le samedi 19 avril 2008.
On ne peut pas dire que tout baigne dans l’huile au sein du Gouvernement.
Jamais le Général de Gaulle n’aurait accepté que l’un de ses ministres tienne des propos aussi désagréables que ceux de NKM à l’égard de J.L.BORLOO ou du Président du Groupe parlementaire de l’UMP. Même si sur le fond tout n’était pas inexact dans ce que cette jeune ministre pense de la cohésion gouvernementale. On ne comprend guère non plus pourquoi des annonces tout à fait discordantes sont faites par des membres du Gouvernement sur un sujet aussi sensible que la carte « Famille nombreuse ». En vérité je me pose la question de savoir si le mal étant dans le fruit, certains fonctionnaires de l’Etat dont on sait qu’ils ne cessent de combattre la majorité, ne sont pas à l’origine de toutes ces discordances qui nuisent bien évidemment à la politique du Gouvernement. Et les Ministres dont il sont pour quelques uns, les collaborateurs, servent de relais involontaires à cette opération anti-sarko qui n’a d’autre but que de déstabiliser le Président de la République. Il aurait fallu faire le ménage lors de la constitution du Gouvernement FILLON mais hélas ce ne fut pas le cas. Et ceux qui de gauche devraient soutenir le Gouvernement, restent hélas muets. Voyez D’jack LANG par exemple, dont on n’entend d’ailleurs plus parler.
Mercredi dernier, au Conseil des Ministres, le Président semble avoir repris la main et donner de sévères consignes de cohésion. Espérons que le message a été bien reçu. Néanmoins, j’ai personnellement quelque doute. Avant guère déjà et même sous le Front Populaire les synarques (on appelait ainsi les technocrates de l’époque) avaient voulu « faire la peau » à ces minimes avantages accordées aux familles nombreuses dont le plus grand nombre n’avait que de faibles revenus. Cela n’a pas marché, Léon BLUM s’y étant opposé. Les mêmes, c’est à dire les « techno » du moment qui n’oublient jamais rien ont tenté de recommencer le coup. Grâce à Dieu et au Président ils n’y sont pas parvenus malgré les arguments les plus fallacieux qu’ils ont osé utiliser en la circonstance. Il en est de même pour les nouvelles tranches des allocations familiales. Il serait inconcevable que le Ministre responsable accepte les suggestions qui lui sont faites. Attendons pour voir.
Après près d’une année de gouvernance, le Président va parler. Il s’adressera aux français face à cinq journalistes, et non plus à deux complices, le jeudi 24 avril prochain. Il occupera donc le terrain avant le 6 mai, date anniversaire de son élection.
Cette émission de télévision arrive néanmoins trop tôt pour un « bilan » qui serait d’ailleurs malvenu en cette période de couacs gouvernementaux et peu crédible en cas d’annonces fracassantes. L’intervention du chef de l’Etat devra donc explorer d’autres champs.
Dans ce contexte, Nicolas SARKOZY aurait fort à gagner à parler d’EUROPE. Et de reprendre les accents de sa campagne de 2007 où il déclarait : l’Europe ne doit pas être le cheval de Troie d’une modernisation réduite à la circulation des capitaux et des marchandises, mais doit au contraire protéger ses peuples dans la mondialisation ». Ce serait une façon adroite de répondre aux inquiétudes des français tout en prenant de la hauteur par rapport au problème que pose toujours l’Europe. Mais, le Président devrait choisir pour cette soirée, l’évocation des autres priorités qui sont dans l’esprit de nos compatriotes : le pacte européen sur l’immigration, la question de la sécurité de nos approvisionnements, le développement durable, l’innovation et surtout la volonté de la France de profiter des six mois de sa présidence, pour engager à son avantage la réforme de la PAC sans attendre 2013. Sur le thème « L’Europe nous regarde, serrons les coudes », Nicolas SARKOZY partirait ainsi en campagne pour séduire les européens mais surtout pour regagner le cœur des français.
Les dirigeants de l’UMP fraîchement nommés font le tour de la maison et recueillent les avis au sein d’un parti traumatisé depuis le départ de Nicolas SARKOZY. « Les cadres comme les militants veulent du débat, ils ont besoin de s’exprimer explique Xavier BERTRAND, Secrétaire Général adjoint. En clair l’UMP est à la recherche de repères et d’une boussole. BERTRAND s’apprête à se lancer dans une tournée des Fédérations UMP. Au grand dam de ses détracteurs, notamment à MATIGON – il faut bien l’admettre – qui subissent la montée en puissance du Ministre du travail.
LE POINT sur la protection sociale : un « 5ème risque » risqué.
Il est question de créer une nouvelle branche de la Sécurité sociale. Les négociations sont en cours.
C’est l’un des grands chantiers sociaux de l’année : la Sécurité sociale pourrait compter à partir de 2009 ou 2010, une cinquième branche consacrée à la dépendance. Début avril, Xavier BERTRAND et Valérie LETARD ont entamé des consultations avec les partenaires sociaux. Pour le Gouvernement, il s’agit d’abord de définir précisément ce qui relève de la collectivité et de l’individu confronté à une perte d’autonomie. Autre question délicate à trancher : le financement. Faudra-t-il faire appel à la solidarité nationale ou bien promouvoir la prévoyance individuelle ?
L’enjeu financier est de taille et le temps presse. Selon les prévisions, d’ici 2015, la France comptera 2 millions de personnes âgées de plus de 85 ans contre 1,3 aujourd’hui. La perte d’autonomie concerne environ un million de personnes handicapées et presqu’autant de personnes âgées, mais à terme une personne âgée sur 4 est menacée. Aujourd’hui déjà la dépendance au sens large (grand âge ou handicap) mobilise près de 20 milliards d’euros par an, qui recouvrent les prestations santé (assurance maladie) et les prestations de « compensation de la perte d’autonomie » que devra couvrir le « 5ème risque ».
Le premier tour d’horizon entre le Gouvernement et les partenaires sociaux a permis de mesurer l’ampleur de la tâche. Les premières divergences sont apparues. Le MEDEF ne veut pas entendre parler de cotisations supplémentaires pour les entreprises, tandis que la CFDT et la CGT ne sont pas hostiles à une hausse de la CSG. En attendant le Gouvernement peut toujours s’appuyer sur la CAISSE NATIONALE DE SOLIDARITE POUR L’AUTONOMIE, qui perçoit notamment le prélèvement de la journée de solidarité. La CNSA qui affiche un excédent de près de 500 millions d’euros, se montre prudente vis à vis du « 5ème risque » et plaide pour une réforme non précipitée.
Affaire à suivre.
Le coût de la nouvelle carte judiciaire
La commission des Finances du Sénat a passé au crible la gestion immobilière du Ministère de la Justice. Elle a évalué à 545 millions d’euros, sur au moins cinq ans, le coût de la restructuration immobilière induite par la réforme de la carte judiciaire. Soit plus de 200 opérations immobilières à conduire dans ce cadre.
Députés UMP en colère
Contre le Président de la commission des Finances, socialiste, de l’A.N. qui s’est permis sans en référer à ses collègues de la Commission de publier dans LE MONDE une soidisante évaluation des mesures fiscales du Gouvernement. Que Monsieur MIGAUD combat évidemment. Un socialiste est rarement fair-play.
POUR MES LECTEURS DU GOLFE DE SAINT-TROPEZ
C’est le changement.
Annick NAPOLEON avait pris l’engagement que, si elle était élue, elle gouvernerait la commune « autrement ». Elle est en train de le prouver depuis les quelques semaines où elle et son équipe sont aux commandes.
Ce sont désormais les élus qui décident et font appliquer selon leur volonté et non celle de l’exécutif administratif, les mesures prises. Cela se ressent à quelques détails, mais qui comptent.
Au niveau des fonctionnaires communaux, il y a désormais « concertation », ce qui est
vraiment nouveau en mairie de cavalaire. Et la rencontre avec TOUT le personnel pour parler de l’avenir a marqué les esprits qui avaient besoin de savoir que rien ne serait plus désormais comme avant. Entre temps elle a eu à connaître de tous les dossiers puisque son prédécesseur lui a fort obligeamment laissé le soin de noter le personnel et de procéder à des mesures de titularisation et de promotion. Manière d’être immédiatement « dans le bain » au niveau des agents municipaux désormais placés sous ses ordres à travers un « encadrement » qui se trouvé être globalement de haute qualité. Le DGS a gardé sa fonction où il apportera au nouveau maire et à l’équipe d’adjoints, les conseils et services dont ce haut fonctionnaire à la parfaite maîtrise. Geste de bienvenue à l’égard de tout le personnel communal à qui le Maire a accordé une journée de congé à l’occasion des prochains « ponts » dus aux jours fériées.
Changement ne veut pas dire bouleversement et l’on s’en rend bien compte, maintenant que l’équipe tient les rênes de la grande Maison « Mairie ».
Annick NAPOLEON a voulu que les adjoints soient au plus près des Services dont ils assument la responsabilité. Elle a donc décidé que chaque adjoint aurait un bureau au sein même du Service qu’il a sous sa responsabilité, permettant une liaison plus étroite et un contact permanent avec ses « agents ». Ainsi pour prendre un exemple, l’ajointe chargée des écoles a désormais une installation matérielle à l’Ecole primaire où elle se trouvera en permanence installée dans l’Etablissement. De même Monsieur VANDEVELDE a un bureau à la capitainerie puisqu’il est chargé du port.
Notre nouveau maire a décidé qu’en cette année 2008, Cavalaire bénéficierait d’animations beaucoup plus fréquentes et gratuites pour la plus grande satisfaction des petits tout autant que des aînés.
A l’Office du tourisme titrait VAR MATIN le 16 avril, c’est L’HEURE DU CHANGEMENT et sous l’habile et compétente direction de l’adjointe Martine CAPELLI, le tourisme sera tiré vers le haut, « en privilégiant » la qualité. Par une réorganisation interne qui devenait urgente, et sans augmentation de la dépense, il a été possible de créer un nouveau poste à l’année.
Le BUDGET communal et les budgets annexes qui avaient été préparés sous l’ancien maire et modifiés par Annick NAPOLEON et ses adjoints, afin que soient tenus leurs engagements électoraux, ont reçu un consensus général puisque même l’Opposition les a accepté.
Maîtrisant les chiffres comme elle l’avait toujours fait lorsqu’elle était elle même dans l’opposition, Annick NAPOLEON a rappelé en Conseil, les lignes forces du débat budgétaire qui est toujours celui pouvant donner lieu à des affrontements pénibles. Or, il n’y en a pas eu le moindre, l’Opposition s’étant ralliée aux propositions du Maire. Et le montant des taxes locales ne sera pas augmenté contrairement aux (fausses) informations qui avaient pu circuler il y a encore quelques jours. Quant à l’attribution des plages concédées, elle s’est faite dans le respect des textes, sans la moindre difficulté.
Bien d’autres promesses déjà tenues en un laps de temps aussi court pourraient être citées dans ces lignes. Je m’en garderai bien mais je constate avec joie que nous n’avons pas commis d’erreur. Nous avions fait le « bon choix » et l’avenir prouvera que nous n’aurons pas à le regretter.
Bon courage Annick. La population est avec vous et vos équipiers. Vous avez entrepris une œuvre commune et la communauté vous soutient.
Il n’y avait jusqu’à présent qu’une seule collaboratrice au Cabinet du Maire, la sympathique Martine FAVREAU dont tout le monde connaît le dévouement et la compétence dans le cadre des missions qui lui sont confiées. Mais une équipe qui ne comprend qu’une seule personne, c’est tout à fait insuffisant pour une commune touristique comme la nôtre. Aussi Annick NAPOLEON va se constituer un vrai cabinet de Maire qui comprendra trois personnes : Un directeur de Cabinet de haut niveau administratif en voie de nomination, Monsieur CAPELLI jr qui pour le moment est chargé de la communication et des liaisons maire-interservices ainsi que du secteur « jeunesse », enfin Madame FAVREAU qui demeure dans ses fonctions.
LES REMUNERATIONS DU MAIRE ET DES ADJOINTS
Il n’y a pas de sujets tabous en mairie et celui-là encore moins que d’autres. D’autant que le deuxième Conseil municipal a eu à se prononcer sur ces rémunérations. Car ainsi le veut la Loi.
Mais parlons chiffres. Ce sera plus clair.
Le Maire a droit à une rémunération fixée par les textes et à une indemnité de représentation. Le tout représentant 3.460 euros par mois. Ce qui à mes yeux, pour une commune assimilée par l’Etat à une ville de plus de 25.000 habitants, ce qui est le cas de CAVALAIRE, paraît ridicule ou en tout cas très insuffisant. Il faut en effet être conscient qu’une commune de cette importance est une ENTREPRISE au même titre qu’une entreprise privée. Et là, je pose la question : Vous en connaissez, vous, des chefs d’une entreprise de cette catégorie qui se contenteraient d’une rémunération mensuelle de 3.500 euros soit 23.000 francs. Sûrement pas. Et dans la fonction publique, c’est là le revenu (salaire et indemnités de tous ordres confondus) d’un fonctionnaire « cadre » de catégorie A supérieure en milieu de carrière, ayant de lourdes responsabilités, qui œuvre, souvent bien au delà de 35 heures, aux impôts ou aux douanes par exemple. Quant aux « avantages » liées à la fonction de maire, n’en parlons pas. Un véhicule, point barre. C’est à dire en estimant le tout pour un maire, bien inférieur au revenu du DGS. Qui mérite bien évidemment sa rémunération dans quelque mairie ou Conseil Général que ce soit.
Quant aux autres rémunérations, les petits, les sans grade, je pose là aussi une question. Y a-t-il en mairie, un salaire à temps plein qui soit inférieur à 1250 euros. Je ne le pense pas et note que par rapport au « privé », c’est quand même mieux.
Quant aux adjoints, le premier reçoit 1.500 euros par mois – 1000 francs ! – et les autres 800 euros. Sans commentaire.
La vérité, dans ce pays, c’est qu’il y a un vrai problème de la rémunération des « élus » , qu’il s’agisse d’élus communaux, départementaux, députés, etc , rémunération à la limite du raisonnable. Et qui ne bénéficient pas eux de « parachutes dorés ». Mais il y a aussi une autre vérité : La France a-t-elle besoin de 36.000 maires, c’est à dire de 36.000 communes. Poser la question, c’est déjà y répondre. Mais quel Parlement aura un jour le courage de créer des entités géographiques nouvelles qui répondront aux vrais besoins de ce pays dans le domaine « local ». Je crois qu’à cette question, il n’y a, à ce jour, pas de réponse. Mais cela viendra car des études sur le sujet sont en cours.
La NEWSLETTER WEB
d’Annick NAPOLEON, poursuit sa parution.
Nous nous en réjouissons et vous invitons à la consulter sur son site
contact@a-napoleon.com
Le dernier numéro est sorti hier 18 avril. Il est entièrement consacré aux modifications apportées au plan de circulation de CAVALAIRE.
Beaucoup d’innovations attendues telles que la création de zones bleues et d’un nouveau système de stationnement de véhicules en centre ville avec une première demi heure gratuite. Si vous voulez en savoir plus, consultez le site de la newsletter et vous apprendrez aussi que l’ancien stade est de nouveau habilité « parking ».
R U M E U R à Cavalaire
Selon une information provenant d’une source généralement fiable, une ASSOCIATION des AMIS DU MAIRE, Annick NAPOLEON, serait en voie de constitution. Quelle excellent idée que ce projet dont nous souhaitons qu’il voie rapidement le jour.
F I N