la corespondance de GL du 06 JUILLET 2007

Publié le par gabriel letellier

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LES  LIBRES  PROPOS  de  Gabriel  LETELLIER  

 

 

 

            Ce furent d’excellents discours que ceux prononcés à l’Assemblée Nationale,  ce mardi après midi,  par le Premier Ministre François FILLON, le Président du Groupe UMP, Jean François COPE et dans une moindre mesure par François HOLLANDE.

 

            Avec LCI, c’est comme si l’on était dans l’hémicycle et je me souviens d’une séance de même type, à laquelle j’assistais en qualité de conseiller parlementaire il y a plus de trente cinq ans, le 16 mars 1969, lors du discours de politique générale de Jacques CHABAN DELMAS, qui présentait alors son projet de « nouvelle société ». A la différence que lui n’avait pas demandé le visa du Président de la République – Georges POMPIDOU – et ne lui avait même pas présenté son texte avant de le lire. Ce qui avait entraîné une grande colère du Chef de l’Etat à l’égard de son Premier Ministre, car il ne partageait nullement les «idées » qu’il estimait trop à gauche, de  celui-ci. Au point qu’il mit tout  en œuvre pour faire capoter ce projet. Qui rappelons le, était l’œuvre conjointe d’un grand économiste mendésiste Simon NORA et d’un certain Jacques DELORS, qui devait devenir douze ans plus tard , Ministre socialiste des Finances du Premier Gouvernement MITTERAND. C’était déjà de la part de CHABAN, une sorte d’ouverture qui ne lui a pas porté chance.

 

            Mardi, c’était différent. Cette fois le Premier Ministre n’a pas présenté « son » projet mais celui de Nicolas SARKOZY que les politologues avisés et ceux qui lisent les journaux, connaissent par cœur, puisque notre candidat à la Présidence de la République l’a maintes fois exposé durant sa campagne électorale.

 

Le discours de François FILLON qui reprenait toutes les promesses de Nicolas SARKOZY permet  au moins d’affirmer que le Président, ayant pendant des semaines, dit ce qu’il ferait, s’il était élu, fera maintenant ce qu’il a dit.  Nicolas SARKOZY depuis que je le connais, 35 ans, a toujours tenu ses engagements.

 

Mais le pourra-t-il cette fois,  avec toutes les « menaces » proférées par François HOLLANDE qui en conclusion des ses propos – fort longs – a clairement fait savoir que le Parti socialiste n’accordait pas sa confiance au Gouvernement. Qui aurait pu  en douter ? L’Opposition, malgré les « cadeaux » qui lui ont été faits dans le cadre de « l’ouverture » et dont elle n’a que faire, ne manquera pas d’harceler le Gouvernement, chaque fois que cela lui sera possible, mais surtout va s’appuyer sur ses « relais », c’est à dire les syndicalistes enflammés de la CGT et de SUD, les étudiants enragés, notamment ceux de l’UNEF et tout ce qui sait se mobiliser dans ce pays,  pour torpiller les propositions  sensées d’un gouvernement, soit-il de droite ou de gauche, dès l’instant où l’on bouleverse des situations acquises. Le socialiste Claude ALLEGRE  en a fait l’expérience.  On ne prête peut être pas assez d’attention aux déclarations de tous les porte paroles de ces gens  qui entendent bien  aller jusqu’à l’épreuve de force pour faire échouer le programme du Gouvernement FILLON.  Il y sont déjà préparés. D’ailleurs, François HOLLANDE n’a pas manqué de dire que « le contrat unique » ressemblait fort au CPE de Dominique de VILLEPIN, dont on sait qu’il conduisit le Gouvernement de l’époque, à mettre genou  à terre à la suite des désordres orchestrés par la CGT et l’UNEF. Monsieur JULLIARD, Président de cette dernière, n’a-t-il pas annoncé au début de cette semaine, que les étudiants et ajoutons sans qu’il l’ai dit, les « casseurs », descendraient, à la rentrée, dans la rue pour s’opposer à la réforme de l’Université prévoyant leur autonomie.  Et que feront les excités des syndicats de cheminots, notamment les « troupes » de Monsieur THIBAULT, quand la Loi rendra obligatoire le « service minimum » que ces gens là n’accepteront jamais dans le cadre d’une réelle et honnête concertation. N’a-t-il pas dit le 2 juillet,  ce que toute la presse a relevé, que « de l’évolution du texte sur le service minimum dépendra le climat social dans les entreprises de transport ». Autrement dit menaces de grèves et de tumultes dans la rue, pour empêcher l’application de la Loi. 

 

Le peuple, à une très grande majorité, nous a donné le « pouvoir », c’est à dire celui de réaliser les réformes promises, mais aussi – alors que personne n’ose le dire – d’empêcher  les malfaisants, par tous les moyens,  de s’opposer à la volonté populaire.

 

C’est pourquoi, en ce qui me concerne, « l’ouverture » et celle que l’on nous promet encore, passent mal. Les socialistes sont nos adversaires, ils sont marxistes et nous sommes libéraux. TOUT nous oppose. Ils ont infiltré pendant  des années, bien avant 1981, l’administration de ce pays, en en faisant une énorme machine à leur service. Ce  que nos compatriotes ne supportent plus. Beaucoup trop de paperasses et de réglementations,

 

Beaucoup d’obligations qui contraignent chacun de nous à s’aplatir devant une administration devenue insupportable. Des « Services » à tous les niveaux – Etat, régions, communes – devenus au fil du temps tentaculaires, mais en réalité inutiles et quasi toujours contre productifs. Et des dizaines de milliers de fonctionnaires dont on se demande à quoi ils servent. Nicolas SARKOZY a promis qu’un fonctionnaire sur deux partant en retraite ne serait pas remplacé. J’ai des doutes,  car ces gens là savent comment faire pour tourner la Loi. Je les ai vu à l’œuvre pendant un demi siècle. Comme je doute d’une vraie remise en ordre de l’Education nationale. Claude ALLEGRE, déjà cité ci-dessus,  s’était attelé  courageusement à la  tâche de « dégraisser le mammouth » sans y parvenir. Pour son action, il fut même licencié par son ami (sic) JOSPIN.  Les 35 heures, cause essentielle des maux dont sont victimes nos entreprises et leurs salariés,  sont maintenues, mais je ne vois pas comment l’autorisation et la défiscalisation des heures supplémentaire pourront faire obstacle aux effets nocifs de la Loi AUBRY.

 

            Oui me diront mes amis, je suis pessimiste. Et je l’admets volontiers. Mais ma confiance en Nicolas SARKOZY demeure cependant  intacte. Je crois en ses promesses mais je ne vois pas comment il pourra les tenir face à ceux et celles qui feront tout – et le pire – pour les rendre inapplicables.  Je m’interroge et je ne trouve pas de réponse. Parce que, sans doute, j’ai trop connu et vu à l’œuvre les socialistes et tous leurs relais révolutionnaires – alors qu’ils sont globalement des nantis – pour imaginer un seul instant qu’ils rangeront leurs couteaux au vestiaire.  Ce sont des gens qui ne renoncent jamais sauf si on peut leur prouver que l’on est  plus fort qu’eux. Or, je ne pense pas qu’on y parviendra en les câlinant et en offrant a des socialistes – quand même laissés pour compte par leur parti - des postes où ils  ne pourront que nuire. Je ne crois pas en leur honnêteté intellectuelle et je le dis.  Voyez le cas de Madame ROYALE. J’ai toujours écrit dès le début de sa campagne, qu’elle était et demeurerait la candidate du PS. Elle vient de le prouver en déclarant  le 21 juin,  que « la généralisation des 35 heures  et le SMIC à 1.500 euros n’étaient pas crédibles », alors qu’elle avait dit le contraire pendant sa campagne. Avouant que le  Parti  lui avait imposé ces deux fondamentaux auxquels elle ne croyait pas mais qu’elle n’avait pu se soustraire à ce qui lui avait  été ordonné par son ex-compagnon.  Comment Monsieur JOUYET devenu Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères chargé des affaires européennes, pourra demain à BRUXELLES défendre des positions gouvernementales qu’il n’a cessé de combattre quand il était haut fonctionnaire socialiste à BERCY.  Comment la Présidente de NI PUTES NI SOUMISES devenue sous-ministre pourra maintenant faire sienne la politique de la ville chère à Jean Louis BORLOO, quand pendant des années elle s’est opposée aux propositions constructives, en ce domaine, des gouvernements RAFFARIN et de VILLEPIN. Dieu veuille que je trompe. Et attendons pour voir.

 

Au plan de l’EUROPE, Nicolas SARKOZY a  remporté une première victoire à Bruxelles, en obtenant l’accord général des 29 pour un «  traité simplifié  » qui remplacera avantageusement une Constitution rejetée par la France et les Pays Bas. Mais cela ne suffit pas. Il faut contraindre les eurocrates à traiter la France comme partenaire à part entière de la Communauté . Et non leur permettre de faire le contraire. On a un exemple en ce moment de ce que justement, il ne faut pas faire. A savoir par une réglementation absurde et malhonnête, conduire les thoniers français à la faillite.  Que Bruxelles se mêle de ses affaires et non pas des nôtres. Qu’elle ne se préoccupe pas de réformer la filière vin française comme  on lui en prête l’intention, car il s’agit d’une une affaire qui nous regarde et au premier chef nos viticulteurs.  Cela, le Président de la république l’a bien compris et on peut compter sur Michel BARNIER , Ministre de l’agriculture et de la pêche, pour s’opposer à ceux qui veulent toujours et au mépris de l’intérêt général, mettre en pièces les intérêts légitimes de la France.

 

François FILLON et son équipe, veulent gagner la « bataille de l’intelligence ». Tel est le sens de son discours programme du 4 juillet où il apparaît en exécutant parfait de la politique voulue par le Président de la République et par une immense majorité de nos compatriotes. Je suis de ceux qui forme des vœux pour que le Gouvernement sorte victorieux de ce combat qui vient de commencer. Il en a les moyens et le soutien sans faille du Parlement.                                                                                                              

 

 

 

LES  PROCHAINES  MUNICIPALES

        Les  français sont saturés d’élections et il eut été maladroit de convoquer les électeurs à l’automne pour qu’ils élisent leurs représentants locaux. D’ailleurs Nicolas SARKOZY avait bien annoncé durant sa campagne que ces élections auraient lieu au printemps de l’année prochaine malgré toutes les rumeurs contraires qui on couru à ce sujet.

 

Donc, les élections municipales auront bien lieu en mars  2008. Compte tenu des vacances estivales et de Noël, il ne restera guère qu’un petit semestre  de campagne.

 

Dans une déclaration dont LE MONDE a fait état, Alain MARLEIX devenu Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, mais qui reste Secrétaire national aux élections de l’UMP, autrement dit l’homme incontournable pour obtenir  l’investiture de l’UNION, a souligné, après les résultats connus des législatives, que nous n’avons pas été capable de fixer l’électorat démocrate chrétien, de même que notre discours ne tient pas assez compte du renouvellement de la population des centres urbains ». Il devient donc urgentissime pour l’UMP de repenser sa stratégie électorale pour les municipales. Prenons l’exemple du 12ème arrondissement de Paris qui est l’arrondissement clef, comme je l’ai déjà écrit, pour reconquérir la capitale et en chasser le roi Bertrand. Hélas, l’échec du jeune avocat Arno KLARSFELD qui briguait la succession de jean DE GAULLE, remplacé par une député socialiste, prouve que la droite cependant majoritaire dans cette circonscription qui recouvre l’arrondissement, n’a pas su ou voulu réaliser l’union, pour garder ce siège. Tout simplement parce que les électeurs du MODEM de Monsieur BAYROU ont préféré voter pour la gauche plutôt que pour le candidat UMP. Sur 21 députés pour Paris, la droite n’en a  plus maintenant que 8. De quoi inquiéter sérieusement Françoise de PANAFIEU.

 

Mais, il n’y a pas que PARIS qui compte, il y a aussi BORDEAUX, LYON, LILLE,  TOULOUSE  où les résultats aux législatives préfigurent une défaite des maires sortant ou candidats  UMP. Sauf, si notre mouvement se décide enfin à combattre la gauche et les socialistes, sans état d’âme et j’ajouterai même avec férocité.

 

Les français en élisant Nicolas SARKOZY on prouvé qu’ils voulaient la rupture avec le passé mais aussi,  le changement. Diriger les municipalités DIFFEREMMENT, avec plus de rigueur et de transparence, voilà ce que souhaitent nos compatriotes. Il est plus que temps d’en prendre acte. Sinon ce sera la berezina.

            En tout cas au siège du parti, rue La Boetie,  on est fermement décidé à boucler les investitures pour le 31 octobre au plus tard. Après, la campagne démarrera.

 

 

 

DEUX  TETES  pour diriger l’UMP

 

 

         « Nous ne voulons pas créer une potentialité de conflit (avec celui qui est irremplaçable) en désignant un Président qui pourrait, on ne sait jamais, se sentir pousser des ailes ». Cette déclaration faite le mardi 26 juin par Patrick DEVEDJIAN, a le mérite de la clarté. La place du chef n’est pas à prendre. Le Bureau politique a donc approuvé la semaine dernière, la création pour la direction de l’UNION, d’une architecture complexe, imaginée pour donner à Jean Pierre RAFFARIN et à Patrick DEVEDJIAN, la possibilité d’ incarner la double tête de notre Mouvement.

 

L’UMP sera donc dirigée par deux équipes de trois personnes,  dans la collégialité. Deux trios, l’un composé des trois vice-Présidents pour le Conseil national (le parlement du parti), l’autre d’un secrétaire général délégué, assisté de deux adjoints. A Jean Pierre RAFFARIN, l’animation des « instances » statutaires de l’UNION, à Patrick DEVEDJIAN la responsabilité de l’organisation et du fonctionnement de l’UMP.

 

Le directeur général de l’UMP demeurera Jérôme PEYRAT qui est en même temps conseiller du Président de la République en charge des relations avec les parlementaires. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

 

Des nouveaux statuts sont en préparation qui seront soumis au vote des militants en septembre prochain.

 

 

 

 

 

DERAPAGE  INCONTROLE

            Le 29 juin, notre ami Patrick DEVEDJIAN a prononcé en privé – même si une camera traînait par là – des propos, disons  regrettables. Il a traité une candidate battue aux législatives, de zozonna comme disent les italiens, terme plus familièrement utilisé et au sens plus amoindri que sa traduction française.  Il a eu tort, l’a reconnu et s’est excusé publiquement auprès de la dame. Pour n’importe qui l’incident était clos. Hélas les médias, les « journaleux »  et  l’opposition dont ils sont souvent  les relais, ne l’entendaient pas de cette oreille.  Ils en rajoutèrent mais deux jours après on n’en parlait déjà plus. L’actualité va vite. Que voulaient-ils en fait ? Un acte de repentance comme c’est à la mode actuellement, mais qu’ils attendent toujours et qu’ils n’auront jamais.

 

            En marge de cet « incident » n’oublions pas quand même de rappeler que la dame en question (qui n’a pas manqué de saisir l’aubaine), appartient à la famille centriste démocrate (et si peu chrétienne), type MRP d’il y a un demi siècle, qu’elle hait les gaullistes et qu’elle est plutôt politiquement centre très à gauche. Elle a donc été battue par un jeune candidat UMP et c’est tant mieux. N’en parlons plus.   

 

            Mais ajoutons, s’agissant de Patrick DEVEDJIAN, secrétaire général délégué de l’UMP, député des hauts de seine, que quelques jours plus tard, il obtenait le prix Press-club, humour et politique, pour avoir lancé un certain 14 mai, après l’élection de Nicolas SARKOZY, « je suis pour un gouvernement d’ouverture, y compris aux sarkozystes ». Il a eu ce prix face à quatorze concurrents dont François BAYROU et Arno KLARSFELD.  BA       YROU dont la dame en question porte les couleurs dans le lyonnais, avait fait moins fort mais plus vrai en déclarant : « j’ai été longtemps un jeune  conformiste. Et sans doute formiste était-il de trop ».

 

 

 

LA  FEUILLE DE ROUTE  de  Brice  HORTEFEUX

            Notre ami, ministre de l’immigration, de  l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement, a fixé un objectif qui ne peut passer inaperçu. Il y aura cette année 2.500 bénéficiaires de l’aide au retour volontaire, soit une hausse de 25% par rapport à l’an dernier.

            Brice HORTEFEUX, quelques semaines après sa prise de fonctions,  a réuni les responsables des forces de sécurité intérieure sur lesquels il a autorité conjointe avec son homologue de l’Intérieur, Michelle ALLIOT MARIE.

            Le Ministre a insisté sur la « nécessité de développer plus encore l’aide au retour volontaire afin d’augmenter sensiblement les « retours au pays » corollaire d’un soutien français au développement dans nos ex possessions d’Afrique noire. Il a également donné ses « instructions » aux directeurs généraux des forces de l’ordre – police et gendarmerie – ainsi qu’au Préfet de police de Paris et au plus haut responsable des douanes en ce qui concerne les « sans papiers » qui doivent être impérativement renvoyés du territoire français.

            Il est ensuite revenu sur ses « trois objectifs » afin de « lutter plus activement et plus efficacement contre l’immigration irrégulière ». Ce qui va entraîner une augmentation du nombre d’interpellations d’étrangers vivant chez nous en clandestins, bien que connus de tous, et le « renforcement » de la lutte contre « le travail illégal des étrangers » et contre « les fraudes à l’identité ». Le problème posé par les étrangers en situation de détresse sera examiné au cas par cas.

 

 

            Brice HORTEFEUX a présenté au dernier Conseil des Ministres, un projet de Loi sur la maîtrise de l’immigration qui vise a rééquilibrer les flux migratoires en faveur de l’immigration économique, cette fameuse immigration choisie dont Nicolas SARKOZY avait fait l’un des thèmes de sa campagne.  

            Dans un entretien au MONDE daté du 5 juillet, le ministre de l’immigration souligne que ce texte qui précise les deux Lois votées en 2003 et 2006 sur le regroupement familial serait présenté en septembre au Parlement.

            « La réalité est aujourd’hui connue : 185.000 titres de séjour ont été délivrés en 2005, dont 94.500 au titre du regroupement familial , 49.000 aux étudiants et 13.000 soit 7% seulement, au titre de l’immigration économique » a précisé Brice HORTEFEUX.. Ajoutant : le déséquilibre est flagrant ; il faut donc engager un mouvement volontariste de rééquilibrage ».

 

            Il s’agit aussi  pour le Gouvernement d’instaurer un test linguistique « parce que la connaissance de la langue française est la première condition de l’intégration des étrangers en France ». Nous allons également demander aux parents rejoignant la France dans ce cadre, de signer avec l’Etat, un contrat pour recevoir une formation sur leurs droits et devoirs, a précisé Brice HORTEFEUX qui a confirmé par ailleurs son espoir de « construire un pacte européen qui pourrait porter sur le refus des régularisations massives, sur des règles communes d’asile et sur un dialogue permanent avec les pays d’émigration.

            Le Ministre a conclu par ces mots : « J’entends porter ce message dans la perspective de la présidence de l’Union européenne en 2008. A cette occasion, nous organiserons une conférence euro-africaine sur les immigrations et le développement ».

 

           

            LE DILEMME

 

             D’jack  LANG qui n’est pas sorti dans les premiers pour bénéficier de « l’ouverture », vient de se voir offrir un poste par le Président de la République. Membre d’une commission qui va se pencher sur un énième projet de réforme de nos Institutions. Avec deux autres parlementaires dont  Edouard BALLADUR. Celui-ci aurait  reçu l’assurance d’être Président de cette commission, fonction que brigue également Monsieur LANG.  Mais en attendant c’est François HOLLANDE qui est venu  troubler le jeu. En prévenant son ami D’jack que s’il acceptait un tel poste, lui permettant de rester député,  il serait d’office rayé du Groupe parlementaire PS de l’Assemblée Nationale. Et deviendrait député non inscrit.  

 

.               Cruel dilemme pour cet éternel bateleur de foire. .

 

 

 

                MESQUINERIE

 

         Le 19 juin dernier, le Premier Ministre est allé visiter en compagnie de sa ministre des Finances, une usine textile de TOURCOING (Nord). . Bien entendu le député de la circonscription où est implantée cette usine était présent et tout le Groupe des officiels a été « pris en photo », comme la tradition le veut. Puis ce cliché a été publié sur le site de Matignon.

 

Oui mais voilà, le député en question n’est pas n’importe qui.  Il s’agit de Christian VANNESTE, qui n’a pas obtenu l’investiture de l’UMP lors des dernières législatives, sans que l’UMP d’ailleurs donne cette investiture à un autre candidat. Il aurait de toute manière été élu, mais il l’a été brillamment avec 57,56 % des voix, battant la candidate socialiste. Christian VANNESTE, Professeur agrégé du « public » (que LE  MONDE  dans son numéro du 24 juin, situe comme député apparenté UMP) est  cet homme par qui le scandale est arrivé durant la précédente législature. Il est « homophobe » et ne s’en cache pas, ce qui est maintenant défendu et l’a conduit devant les Tribunaux qui l’ont condamné. (L’affaire est en appel). Il est de surcroît ce député qui a fait voté en son temps un amendement à une Loi, « reconnaissant l’œuvre positive de la présence française dans ses ex colonies, notamment l’Algérie ». Crime impardonnable qui a conduit le Conseil constitutionnel a annulé cet amendement, que les socialistes avaient cependant voté « sans s’en rendre compte ».   

 

         Ainsi, Christian VANNESTE bien que redevenu  un élu du peuple,  demeure sulfureux. Il n’est donc pas recommandé de se faire photographier avec lui surtout en compagnie d’une Ministre et du Premier d’entre les ministres et de publier cette photo sur le net. . L’UMP ( ?) ROMERO en aurait tremblé de rage et les journalistes de LIBERATION  en auraient avalé leurs stylos. LE MONDE lui a raconté l’histoire avec son humour habituel mais a eu l’honnêteté de publier les deux photos, la bonne et la retouchée. Car  les « Services » pour remédier à une telle situation « politiquement incorrecte », ont tout simplement « coupé »  l’image du député Christian VANNESTE qui avait la malchance de se trouver à l’extrême (droite, évidemment) de la photo  et publié un nouveau cliché où il n’apparaissait plus. C’est ainsi que la censure opérait jadis en Union soviétique quand un « puissant » du régime passait soudainement à la trappe. Cela s’appelle la CENSURE et c’est indigne d’un grand pays libre et démocratique.

 

Mais cela s’appelle aussi de la MESQUINERIE. Et c’est regrettable, très regrettable,  de la part d’un gouvernement dit « de droite ». 

 

 

 

B R E V E S

 

Il n’ y a pas que les  « politiques » à se rallier à Nicolas SARKOZY. Il y a aussi les hauts fonctionnaires. Ainsi Jean Maurice RIPERT, diplomate, ancien conseiller de JOSPIN, camarade de HOLLANDE à l’ENA, compagnon de chambrée du premier secrétaire du PS à COETQUIDAN, qui vient d’être nommé ambassadeur de France auprès de l’ONU, l’un des postes les plus prestigieux de la « carrière »

 

 

 

Le 21 juin, le NOUVEL OBSERVATEUR a publié sous l’une de ses bonnes signatures, les lignes suivantes : « Oui, la gauche doit réaffirmer ses valeurs. Où est donc passé son bel esprit internationaliste. … La gauche est une philosophie politique libératrice et émancipatrice. Retrouvons les ». La signataire de ces lignes avait également été à l’origine d’une campagne en faveur d’une amnistie pour les « casseurs » des émeutes d’octobre -novembre 2005. Le lendemain de la parution de l’article précité,  l’auteure devenait Ministre du Gouvernement FILLON II. Il s’agit de Fedela AMARA ex-Présidente de NI PUTES NI SOUMISES. Qu’écrirait-elle aujourd’hui si le NOUVEL OBS lui ouvrait encore ses colonnes ?

 

 

 

Première déconvenue pour Eric BESSON, premier transfuge du PS. Il est passé entre le gouvernement FILLON I et II, du statut de ministre plein à celui de ministre délégué. La paie est la même, mais il  ne pourra plus assister au Conseil des ministres, sauf quand sa présence sera considérée comme indispensable.

 

FAITS et DOCUMENTS rapporte dans son numéro du 1er juillet, que l’écrivain Jean Christophe RUFFIN qui n’a aucune expérience diplomatique va être nommé ambassadeur à DAKAR.  C’est beau l’amitié.

 

 

 

La famille du grand romancier Pierre BOULLE (Le pont de la rivière KWAI, La planète des singes, etc) vient de faire don de ses manuscrits à la TGBF.

 

 

 

Danielle MITTERAND va raconter sa vie dans une vraie histoire de famille à paraître à la rentrée chez Jean Claude GAWSEWITCH. Elle y évoquera notamment les relations de son mari avec René BOUSQUET et les siennes avec Mazarine PINGEOT.

 

 

 

On nous serine avec la dette de la sécurité sociale évaluée à 12 milliards., ce qui ne fait jamais que 230

 

 euros par français, mais on se garde bien de nous dire que l’AME (Aide médicale de l’Etat) qui permet un accès gratuit aux soins pour 200.000 immigrés clandestins et de nombreux autres étrangers sans travail, dépassera les 500 millions d’euros cette année. C’est ce qui ressort  d’un rapport récent des Inspections générales des finances et des affaires sociales. N’est ce pas en ce domaine qu’il faudrait commencer par remettre de l’ordre. (juste aurait ajouté la dame du Poitou).

 

 

 

POUR  MES LECTEURS DU GOLFE DE SAINT TROPEZ

 

 

Notre député sortant UMP de la 4ème circonscription a été réélu, mais au second tour, comme tout le monde le sait. Et comme tout le monde la sait aussi, il n’a pas obtenu une charge ministérielle que selon la rumeur, il devait avoir. Il a trouvé sur sa route son éternel rival, l’ancien maire de SAINT TROPEZ, Alain SPADA. Qui a réalisé un score de I5,28 % des voix, à peu de chose près, autant que le socialiste. On a demandé à Alain ce qu’il ferait pour les municipales de 2008. Et il a répondu à VAR MATIN (édition du 12 juin) : »Je ferai tout pour que COUVE et son équipe ne dirigent plus la ville ». Sera-t-il candidat ? Pour le moment c’est ni OUI ni NON écrit VAR MATIN.

 

 

 

A  CAVALAIRE

 

 

A six mois des municipales – si l’on tient compte des vacances – la campagne devrait battre son plein. Mais non, c’est le silence complet, les trois chefs de file connus, ayant du mal à boucler leurs listes qui rappelons le, doivent respecter la parité. On ne trouve pas facilement 58 femmes disponibles pour assumer une aussi lourde mission qu’adjointe au maire ou conseillère municipale. Car il y aura bien une quatrième liste en voie de constitution. Et qui réservera des surprises. Chez ceux là, il y aura de véritables techniciens des affaires municipales.

Selon la rumeur, toujours, la troisième liste aurait enfin trouvé son slogan : CAVALAIRE EN MOUVEMENT. C’est un titre plein d’avenir, autrement dit du sarkozysme  sans le dire. En tout cas la bataille sera rude pour savoir qui aura l’investiture de l’UMP.  Car il y aura des UMP déclarés et connus sur les quatre listes en comptant celle qui théoriquement devrait l’empoter, puisqu’elle s’inscrit dans la suite logique de la majorité sortante UMP. Conduite hier par Louis FOUCHER, aujourd’hui par Jacques HERNANDEZ .  Bel arbitrage à rendre par la rue de La Boetie. Car les trois listes laissées en rade par la Fédération et le tout puissant Daniel VETAULT, ne manqueront pas de « faire appel ». Mais au fait qui est  Monsieur VETAULT dont la rumeur, encore elle, dit que l’heure de gloire est bien passée. 

 

La question a été posée à Jean Michel COUVE, patron UMP de la circonscription de savoir ce que la section de Cavalaire  devenait. Et qui en était le ou la responsable. Question restée sans réponse.  Pas étonnant.

 

 

 

FELICITATION au CCAS de Cavalaire dirigée par Arielle MAURIES (mais au fait sur quelle liste figurera-t-elle de définitive), pour son action en faveur des personnes âgées susceptibles d’être les premières victimes d’une nouvelle canicule. C’est du bon travail fait avec sérieux et méthode qui permet d’affirme qu’aucun « vieux ou vieille » ne sera oublié.  Ces gens là ne l’oublieront pas non plus lors des élections de mars 2008.

 

                                                                                                F I N

 

 

 

LES  PHRASES : 

 

De  François FILLON, le 26 juin 2007, aux députés : « Je suis l’un des vôtres parce que j’ai l’onction du suffrage universel.

 

De Malek BOUTIH, dans LE MONDE du 26 juin : Il n’y a jamais eu de débat politique sur la diversité auPS.

 

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