la corespondance de GL du 29 avril 2007
Le ridicule, heureusement, ne tue plus. Sinon Monsieur BAYROU ne serait plus de ce monde.
Voyons, les élections au premier tour de la présidentielle, ont été, incontestablement, gagnées par notre candidat Nicolas SARKOZY arrivé en tête avec 31,11% des suffrages. Distançant de six points, Ségolène ROYAL, qui en a recueilli 25,83 %, la plaçant ainsi en deuxième position. Et loin, très loin derrière, François BAYROU avec moins d’un cinquième des suffrages exprimés. Autrement dit, passé à la trappe par la volonté des électeurs et des électrices, lui qui affirmait sans rire, la veille même du scrutin, que les français se précipiteraient en masse pour lui confier les clefs de la maison France. .
Ce monsieur aurait dû normalement dès dimanche soir, « avoir profil bas », et rentrer dans l’ombre dont il ne sortira jamais, du moins pour diriger les affaires du pays. Il aurait dû indiquer clairement qu’ayant toujours été un homme de droite, il ne pouvait décemment souhaiter la victoire de la gauche, incarnée par la socialiste ROYAL. Ainsi pour ce catholique, la messe aurait été dite dans l’humilité que sa défaite lui imposait. Au lieu de cela il a eu un comportement « pitoyable » comme l’a déclaré Gille de ROBIEN, c’est à dire qu’il a, sans attendre, ameuté tous les médias de France et de Navarre, pour les assurer qu’il avait gagné son pari et formuler au passage quelques réflexions bassement méchantes et nettement déplacées à l’égard du vrai vainqueur, qui l’insupporte.
La meilleure est d’ailleurs venue moins de trois jours après sa défaite où au cours d’une conférence de presse réunissant le ban et l’arrière ban des journalistes, toujours à l’affût d’un scoop sensationnel, il a claironné que pour sauver la République, il créait le P.D. (lire Parti démocrate). C’est à dire un parti de plus, car il a bien compris que l’UDF dont il fut à l’origine, l’avait définitivement abandonné. L’accueil enthousiaste, réservé lundi soir à Nicolas SARKOZY, par le Maire UDF de ROUEN, successeur du MRP-centriste Jean LECANUET, premier patron de François BAYROU, en fut la meilleure preuve. Tout autant que le ralliement à Nicolas SARKOZY, du député Maurice LEROY qui était le directeur de campagne du candidat BAYROU et de 18 de ses collègues inscrits au Groupe UDF sur 29. .
Alors, je pense qu’il est temps d’en finir avec toutes les petites combines politiciennes montées depuis dimanche par Monsieur BAYROU, qui digère vraiment très mal son échec. Il faut qu’il comprenne enfin que s’il a peut être des « choses » à négocier avec Madame ROYAL, il n’y a pas de négociation possible avec Nicolas SARKOZY qui a très clairement affirmé qu’il respecterait avant tout l’ESPRIT DE NOS INSTITUTIONS. A savoir que le deuxième tour de l’élection présidentielle, se joue sportivement et sans marchandage aucun avec qui que ce soit, entre les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Lesquels, dans le cadre d’une nouvelle campagne électorale, ont deux semaines pour essayer de convaincre les français et les françaises de leurs points de vue respectifs. Et ce sont ces électeurs et électrices qui décideront. Ils DECIDERONT sans avoir à se soumettre au jeu des questions qu’un candidat battu voudrait leur poser pour donner l’impression qu’il joue toujours un rôle essentiel et partisan entre les deux tours.
Nicolas SARKOZY, n’est pas le candidat de l’UMP, mais le candidat soutenu par l’UMP – ce qui est tout à fait différent – c’est à dire un « homme libre face à un peuple libre » dont il sollicite les suffrages pour accéder à la magistrature suprême. Le peuple de France l’a d’ailleurs bien compris puisqu’il est allé voter massivement au premier tour et je le pense, fera de même le 6 mai, pour « en conscience » mais en dehors de toute influence extérieure, désigner celui ou celle qu’il jugera le ou la meilleur.
Gageons qu’il choisira « le » meilleur, c’est à dire Nicolas SARKOZY, candidat du « rassemblement » que les sondages donnent gagnant avec un écart de 3 à 4 point par rapport à sa rivale. Je m’en tiens à ce fait comme je m’en tenais aux chiffres cités dans mon BLOG spécial d’avant le premier tour qui se sont révélés tout à fait conformes à la réalité.
En attendant, le « grand soir », sera sûrement celui du 2 mai dont notre ami sortira gagnant, car tout le monde sait qu’il est un excellent débatteur et un homme porteur de foi. Et puis jeudi soir, face à PPDA et à son confrère BACHY, sur la une, Madame ROYAL accusait trente ans de retard, car on avait le sentiment qu’elle passait à nouveau le « grand oral » de l’ENA, ayant réponse à tout même si c’était parfois incohérent. Ce n’est pas ce que lui demandaient ces deux excellents journalistes au demeurant fort gentils à son égard, mais de convaincre qu’elle serait, demain, en mesure de présider aux destinées de la France. Soyons en conscient , ELLE N’A PAS CONVAINCU.
LE DEBAT ROYAL / BAYROU
Il a eu lieu hier dans un palace parisien, durant près de deux heures, retransmis à l’écran par la chaîne BFM, dite « la télé du bizness ». D’emblée, ROYAL a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un débat mais d’un « dialogue ». Elle a eu raison, car en moins d’une heure on a eu une parfaite idée de ce que serait une majorité PS-GAUCHE et UDF, c’est à dire une gouvernance bordélique, qui n’arrivera jamais à se mettre d’accord sur quelque projet que ce soit. Autrement dit, ce qui se passait il y a près d’un demi siècle sous la IVème République où la longévité des Gouvernements ne dépassait guère sept à huit mois. Parce qu’ils n’avaient pas de vraie majorité parlementaire sur laquelle s’appuyer.
En tout cas, fidèle à lui même, Monsieur BAYROU a dit qu’il n’avait encore fait aucun choix, attendant le débat du 2 mai entre les deux finalistes, pour se prononcer. Quant à Madame ROYALE, elle a affirmé sans rire qu’elle n’avait pas voulu ce « débat » (revenant ainsi au mot initial) pour essayer de convaincre les électeurs centristes de voter pour elle.
Pour moi la conclusion à tirer de cette prestation télévisée (et radiodiffusée sur BFM et TMC) est que Monsieur BAYROU a réussi « son » coup, à savoir obtenir une médiatisation maximum de sa personne alors qu’il n’est plus qu’un candidat éliminé du scrutin final. Madame ROYAL et son équipe du boulevard saint germain, ont du s’en rendre compte, mais trop tard.
UN PRECEDENT : le débat ROYAL – SARKOZY en 1993 ?
Ce n’était pas du même type de débat que celui qui opposera les deux finalistes mercredi prochain sur TF1 et FR2. à 21 heures.
Il s’agissait alors de deux jeunes responsable politiques, conviés à un échange télévisé au soir du premier tour des législatives qui vit la vague bleue tout emporter et les socialistes (déjà) apparaissant à bout de souffle
Nicolas, 38 ans, Député maire de NEUILLY, à la veille d’être ministre du Budget, face à Ségolène,(qui s’était déjà exprimée à l’antenne ce soir là), alors ministre de l’Environnement, l’apostrophe en ce termes : Madame vous venez de prononcer un discours de haine concernant les votes favorables à l’opposition de droite. Après une plus longue dissertation sur les alliances politiques, il conclut avec véhémence : « Si nous avons besoin Madame, d’être convaincus qu’il ne faut pas de main mise d’un parti politique sur l’Etat, il nous suffirait de regarder votre bilan ». OUI, « vous venez de prononcer un discours de haine, que je peux pas accepter parce qu’il nous insulte, nous les éles et insulte nos électeurs ».
Ségolène, lève alors brusquement le ton, excédée par les propos de sont interlocuteur. Et de prononcer devant les caméras, ces mots inoubliables, qui façonnent l’image de la représentante des socialistes : Oh, écoutez, arrêtez, pfouit c’est fatiguant, c’est fatiguant, mais arrêtez vous donc. Tous les téléspectateurs sont là pour voir que ce que vous dites est complètement à coté des clous (sic) ». Puis son agacement monte encore d’un cran et s’exprime en ces mots à l’égard de Sarko : Vous parlez avec haine .En agresseur. Laissez nous respirer un peu quand même. Mais qu’est ce que ça va être dans l’Assemblée Nationale de demain, c’est quand même terrible que ce discours excessif. Laissant son interlocuteur coï, abasourdi, elle enchaîne : ça y est, ça y est, c’est le rouleau compresseur qui commence. Ca suffit à la fin. Ne me parlez pas sur ce ton. Figurez vous que je ne considère pas l’alternance comme un drame car nous serons demain dans l’alternance, et nous reconstruirons.
Le journaliste Paul AMAR, plutôt à gauche, essaie de la calmer mais en vain. Et SEGO de recommencer un « numéro » complémentaire que SARKOZY subit mi-figue, mi-raisin.
Puis elle conclut : « Monsieur SARKOZY a déjà parlé. Et elle se lève et s’en va ».
Patrick POIVRE D’ARVOR et Arlette CHABOT sont ainsi prévenus pour ce qui s’est passé il y a quatorze ans ne se renouvelle pas le 2 mai. Il est vrai que depuis la candidate des socialistes et de la gauche extrême a pris de la bouteille.
COMMENT ONT VOTE LES FRANÇAIS DE L’ETRANGER
Les « expats » comme on les appelle, étaient 822.944 à être inscrits sur les listes électorales. (48 par exemple au TURKMENISTAN et 6001 en TUNISIE). Beaucoup se sont abstenus, à savoir 491.263 soit 59,70% du corps électoral. Les 331.283 qui se sont exprimés, ont donné 38,49 % de leur voix à Nicolas SARKOZY contre 29,82 % à Ségolène ROYAL. Et 21,54 % à François BAYROU. Le reste de réparti entre 0,12 % à Gérard SCIVARDI et 3,27 % à LE PEN.
Le fort taux d’abstention s’explique par le fait que les « expats » dans la majorité des cas doivent aller au Consulat de France pour accomplir leur devoir électoral. Mais souvent le Consulat est à 100 voir 200 kilomètres de chez eux. Alors on les comprend, mais ce n’est pas pour autant qu’on les approuve.
POURQUOI Monsieur BAYROU à créé le P.D. ?
Pour pouvoir présenter des candidats dans toutes les circonscriptions de France (577) sous une autre étiquette que celle de l’UDF. Certes pas pour gagner des sièges mais pour « ramasser » des voix. Ce qui lui rapportera beaucoup d’argent au titre du « financement public ». Ainsi le PD touchera – même sans élu – 1,66 euros et cela pendant cinq ans – par voix émise lors du scrutin de juin prochain.
Il l’avait d’ailleurs dit un jour, alors qu’il était à la tête de l’UDF, sous une forme assez brutale, « si aucun candidat ne s’inscrit sous l’étiquette UDF, le financement public disparaît. Si les candidats UDF se déclarent sous le sigle UMP, l’UDF cesse instantanément d’exister puisque c’est l’UMP qui recueillera alors les fond publics et non l’UDF ».Monsieur BAYROU est un homme prévoyant…
LA VOIX D’OUTRE TOMBE : celle de François MITTERAND
L’ancien Président disparu, s’exprime en effet sur « son » BLOG en fin commentateur et toujours aussi en verve. Le 14 avril, en UNE de ce BLOG, il écrivait : « Je ne vous ai pas quitté ». Et il en donne la preuve, chaque jour depuis le 22 mars, en postant un « billet » sur son site. (à vous de le découvrir). Fin stratège comme il l’a toujours été, il commente à grand renfort de verbes forts comme il en avait l’habitude, l’actualité de la campagne dans un style pur et efficace, comme de son vivant. Au détour des évènements récents, il nous renseigne sur le passé hippie de François BAYROU, l’entrée en politique de Julien DRAY ou encore les « ruses » de celui qui fut son conseiller en communication. Celui là même qui le prépara pour le débat qui l’a opposé à VGE en 1974. PRECISION : c’est MARIANNE de J.F.K. qui rapporte cette nouvelle sur son site.
Le « SCORE » des centristes – Remettons les choses au point.
Monsieur BAYROU a réalisé le 22 avril un score de 18,6% des voix. Mais qu’y a-t-il d’exceptionnel à cela ? C’est en effet depuis toujours, le score moyen des centristes. Ainsi, Jean LECANUET en 1965, contre le Général de Gaulle, avait fait 15,50% des voix.
En 1969, Alain POHER avait recueilli 23,3 % des suffrages. Raymond BARRE en 1988,
16,50 %. Edouard BALLADUR contre Jacques CHIRAC avait obtenu 18,50 % des suffrages en 1995 et Monsieur BAYROU, en 2002,… 6,8 %.
Ces chiffres méritent un instant d’attention. Si l’on tient comme acquis que dimanche dernier le candidat centriste a récolté un nombre important de voix de gauche, en particulier des socialistes cathos tendance DELORS, les centristes habituels se sont dès le premier tour, partagés entre François BAYROU et Nicolas SARKOZY. Et ils reviendront vers notre candidat le 6 mai car on ne peut penses que « gens de droite », ils votent le 6 mai pour une candidate socialiste marxiste, puisque toute l’extrême gauche s’est ralliée à elle. Il y a d’ailleurs lieu de rappeler à cette occasion la déclaration d’Olivier BESANCENOT, à l’AFP le 22 avril : « Je lance un appel à battre la droite dans la rue comme dans les urnes ».
Les 18,60 % de François BAYROU ne peuvent donc en rien être considérés comme un score triomphaliste alors qu’il a le culot monstre de prétendre le contraire et de faire porter son message par la quasi totalité des médias français voir étrangers. Monsieur BAYROU est, pour lui-même, un excellent communicant. Mais rien d’autre.
Dans un courrier adressé dès le 23 avril, lendemain du premier tour, à tous les adhérents, militants et sympathisants de l’UMP, Nicolas SARKOZY écrit :
« Tout au long de la campagne, j’ai voulu mettre au cœur de la politique, des valeurs comme l’identité nationale, l’autorité, le travail et le mérite.
« Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n’y renoncerai pas. Je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l’avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des français.
« Nous voici dans la dernière ligne droite, celle où l’on doit accélérer, celle où la victoire finale se construit, où chaque mot est compté, où chaque soutien est capital.
« Je veux dire aux français les plus fragiles… je vous protégerai.
LE RESULTAT DU DEUXIEME TOUR N’EST PAS ACQUIS.
« C’est pourquoi dans ces derniers moments de campagne, j’ai besoin d’un effort supplémentaire de votre part. J’ai conscience de vous avoir demandé beaucoup. De vous devoir beaucoup.
« Croyez le bien, je ne souhaite qu’une chose : rassembler notre peuple autour d’un nouveau rêve français, celui d’une République fraternelle où chacune trouvera sa place, où personne n’aura plus peur de l’autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.
« Notre avenir comme celui de nos enfants, se joue sur ce choix du 6 mai.
« Aidez moi à faire de cette ultime étape le chemin de notre victoire commune, pour qu’ ENSEMBLE TOUT DEVIENNE POSSIBLE. – N.S.
Le MEILLEUR SCORE du Var pour Nicolas SARKOZY a été réalisé à SAINT TROPEZ avec 54,79% des suffrages exprimés.
Notons aussi celui de HYERES dont le député est Jean Pierre GIRAN, soit 43,14%
Et bien sûr CAVALAIRE avec 51,29% .
Bravo pour les maires UMP de SAINT-TROPEZ, JM.COUVE et de CAVALAIRE, Louis FOUCHER, qui ont œuvré pleinement pour le succès de Nicolas SARKOZY, ces excellents résultats.
La troisième liste est bouclée. Il y a même de la « réserve » en cas de défections toujours possibles avant 2008. L’équipe réunie autour de Philippe LEONELLI, prépare activement, le PROGRAMME qu’elle présentera aux électeurs et électrices des municipales qui auront lieu l’an prochain. Ce sera le fruit d’un travail de réflexion en profondeur destiné à répondre aux attentes des cavalairois.
Quant à la composition de la liste de Madame NAPOLEON, elle m’est inconnue mais peut-être au cours de la grande réunion qu’elle organisera après le 2 mai, date initialement prévue mais reportée, donnera-t-elle quelques indications sur le sujet et peut-être dévoilera-t-elle les grandes lignes de son PROGRAMME, sur la base du questionnaire adressé à tous les habitants de la commune. Nous verrons bien.
Reste la première liste, c’est à dire celle de l’UMP. Elle semble relever du « secret défense », mais sans doute on en apprendra plus après les prochaines législatives.
LA PHRASE :
De Dominique de VILLEPIN : Nicolas SARKOZY porte haut les couleurs de notre famille politique
F I N