la corespondance de GL du 04 mai 2007
LES LIBRES PROPOS de Gabriel LETELLIER
Les téléspectateurs ont au moins appris hier soir, au cours du « Grand débat » entre les deux finalistes de la présidentielle, ce que deviendrait la France si par malheur Madame ROYAL était élue..
On sait maintenant avec certitude, qu’elle ne gouvernera (sic), avec des ministres fantoches, qu’après avoir longuement discuté avec les siens, dont ces fameux « partenaires sociaux » qui reviennent constamment dans ses propos mais dont elle ne nous dit jamais de qui il s’agit exactement. On a vite compris cependant qu’il s’agissait des « syndicats » dont nul n’ignore – et elle même l’a reconnu - qu’ils ne représentent que 8% des travailleuses et travailleurs. Ce pourquoi d’ailleurs elle a fait comprendre implicitement qu’elle voulait rendre obligatoire, l’adhésion à une organisation syndicale. Et celle qui sans aucun doute finirait par être imposée aux travailleurs, serait la CGT. Celle-ci pour la première fois de son histoire, est sortie de la neutralité dont elle s’est toujours targuée, en faisant campagne pour Madame ROYAL. Les propos tenus par Bernard THIBAULT, lors du défilé du 1er mai en témoignent . Et LE MONDE du 3 mai lui-même, rendant compte du défilé de la Fête du travail à Marseille, n’hésite pas à titrer : « Le Tout sauf SARKOZY, fil rouge du 1er mai marseillais ». Quel aveu.
Donc, les textes que proposera « le » Gouvernement de la candidate socialo-troskyste seront d’abord soumis à ces représentants prétendument qualifiés mais qui ne représentent pas grand chose, lesquels en discuteront – à perte de vue –, les amenderont ensuite, puis les soumettront sous forme de « projets de Loi », en application d’une interprétation assez fantaisiste de la Constitution, au Parlement afin qu’il les traduise en textes législatifs.
Madame ROYAL, ainsi, semblant de rien, instaure une nouvelle structure législative qui s’intercalera entre le Gouvernement et le Parlement, celui-ci devenant en quelque sorte, la chambre d’enregistrement des décisions prises par des « partenaires » de toute nature qui se substitueront aux élus du peuple.
Superbe tour de passe-passe dont je suis surpris que ni Nicolas SARKOZY ni les journalistes et chroniqueurs politiques qui ont depuis ce matin commenté le « débat » n’aient relevé et dénoncé cette gravissime entorse à nos Institutions républicaines et démocratiques. Le régime que propose Madame Royal n’est rien d’autre que celui de feu l’Union soviétique où la DOUMA (équivalent de notre Parlement) transformait en Lois toutes les propositions des soviets initiées par le Politburo. L’Histoire certes est un perpétuel recommencement. Mais quand même un quart de siècle après la disparition du système communiste en Russie et dans les pays satellites, l’établir chez nous en l’an de grâce 2007, sous le prétexte d’un renouveau de nos Institutions type 6ème République chère à MONTEBOURG, porte parole de ROYAL, me paraît être scandaleusement outrageant pour le peuple de France.
Pour le reste Madame ROYAL a bien été égale à elle même. . Elle a essayé de « pousser à bout » son interlocuteur. Sans y parvenir. Alors sur l’un des sujets évoqués, en l’occurrence les « handicapés », elle s’est mise en colère. Et bien, à vrai dire quand elle est en colère, ce n’est pas beau à voir. On l’a vu. Ce qui m’a fait penser à ses collaborateurs de tous les jours qui doivent si souvent affronter son courroux. D’ailleurs une jeune femme qui a appartenu à son staff et qui dans l’impossibilité de faire valoir ses « droits » l’a traîné devant les Tribunaux, l’a écrit dans un livre dont j’ai déjà recommandé la lecture. Et on lit dans cet ouvrage (Ségolène ROYAL OMBRE ET LUMIERE – chez MICHALON – février 2007), sous sa plume : « Un haut fonctionnaire européen (venu en mission à Poitiers) me demanda s’il était facile de travailler avec elle (Ségolène). .. Il m’ a (alors) raconté qu’il comptait au nombre de ses amies une énarque qui avait fait partie du Cabinet de Ségolène à l’Environnement. Tous les soirs me confia-t-il, elle rentrait chez elle en pleurant. Son mari a fini pas exiger qu’elle démissionne. Ce qu’elle a fait … ». Cette anecdote, bien triste, se passe de commentaires. Mais on comprend aussi pourquoi Madame ROYAL n’aime pas les Tribunaux. Elle risque fort de s’y faire condamner pour n’avoir pas respecté le code du travail a l’égard de son attachée parlementaire. De cela elle ne parle jamais et les médias se gardent bien de l’en parler.
Madame ROYAL a beaucoup d’idées – elle les a aligné les unes après les autres - qui nécessiteront pour être appliquées, si elle devenait Chef de l’Etat, la création de nombreux organismes, à gestion et financement publics, entraînant le recrutement de milliers de nouveaux fonctionnaires payés avec l’argent des contribuables. Sur ce point, même Nicolas SARKOZY, qui n’a pas voulu envenimer un débat où elle cherchait visiblement le « clash », ne s’est pas permis de lui poser la question qui cependant s’imposait, à savoir : comment allez vous rémunérer tous ces gens là ? Elle n’eut pu que répondre : avec de nouvelles taxes.
Au cours de ce débat, elle a voulu coincer son vis à vis sur le dossier du nucléaire qu’il connaissait mieux qu’elle, ayant été l’un des signataires du traité quand il était Ministre des Finances. Elle a essayé de s’en tirer avec des pseudos explications, fort embrouillés, qui n’ont convaincu personne. Elle n’a d’ailleurs jamais été très claire dans l’exposé de ses « propositions », qui comme l’ont relevé la plupart des organes de presse de ce jour, ont toujours été « floues ».
Que penser donc de cette longue prestation télévisée, sans doute fort coûteuse pour les chaînes organisatrices ? (Car, il ne fallait surtout pas contrarier Madame ROYAL sur des détails d’organisation ). Je laisserai à chacun et chacune le soin de répondre à cette question. Mais je relève, selon un sondage effectué ce matin, que 53% des téléspectateurs ont estimé que Nicolas SARKOZY fut le meilleur, sous entendu le plus convainquant. Ce que je prévoyais d’ailleurs dans mon précédent BLOG.
Et je persiste à prévoir aussi que c’est NOTRE candidat qui l’emportera dimanche parce qu’il représente un choix de société à l’opposé de celui de Madame ROYAL. La candidate du PS – et elle l’a réaffirmé encore hier - veut faire de la France une nation étatique, bureaucratique, où l’assistanat public remplacerait toutes les autres valeurs fondamentales, où une toute puissante administration placerait chacun et chacune de nous sous son joug implacable, où toute notion de liberté individuelle serait bannie au profit de la pensée unique hors de laquelle il n’y aurait point de salut. Nous, nous voulons une société de liberté, d’initiatives, où le travail, le mérite, la sécurité des personnes et des biens, la famille, la patrie, seraient nos valeurs de référence, garanties par l’Etat Républicain. Et cette société là est incarnée par Nicolas SARKOZY. C’est pourquoi NOTRE choix se porte sur lui qui doit, dans trois jours, devenir le Président de la République française. Dans l’intérêt supérieur de la France.
Chers amis et amies français, de France, des DOM/TOM et de nos ex colonies, je m’adresse à vous comme vient de le faire ce jeudi soir à MONTPELLIER avec d’autres mots et sous une autre formes, Nicolas SARKOZY.
Il nous reste deux petits jours pour liquider l’héritage de mai 68 et mettre fin à tous les bouleversements que ce sinistre mois a entraîné dans le fonctionnement de l’entreprise France. Deux petits jours pour rétablir dans ce pays, le nôtre, que nous aimons, pour lequel beaucoup de nos pères et grands pères se sont fait tuer sur les champs de bataille de 14/18 et 39/45 et dans les maquis de la résistance comme celui des Glières où se rend aujourd’hui vendredi, Nicolas SARKOZY, l’autorité, l’ordre, le courage, et faire de ce pays dont nous sommes fiers, une nouvelle grande nation ouverte sur le monde par un vrai changement et une réelle modernisation. Afin de la substituer à la France actuelle, symbolisée par un état croupion mais totalitaire que les socialistes, au prix de mille bassesses, nous ont imposé. Car, ils ont eu le Pouvoir (1981 à 1995), ils ont torpillé sans cesse celui exercé par la droite, de la Libération à 1981, puis à partir de 1995 où la cohabitation d’une part et le noyautage par la gauche des services de l’Etat d’autre part, ont amené une situation d’insurrection permanente opposée aux valeurs traditionnelles de la république. La France blésée, la France meurtrie, la France traînée dans la boue, enfin la France du désespoir, NOUS N’EN VOULOS PLUS. Nous voulons que celle qui sortira des urnes le 6 mai, soit la France de la grandeur, de l’espérance, du renouveau, en rupture avec le passé pour mieux être tournée vers l’avenir. Cet avenir de reconquête et de fierté, que nous appelons de tous nos vœux, parce qu’il sera celui de la « délivrance ». Une telle possibilité ne passera pas deux fois sur la route de notre Histoire. C’est pourquoi nous demandons à ceux et celles du Front National et du CENTRE de ne pas succomber aux appels de chefs qui n’ont plus guère de troupes en ordre de bataille, mais qui sont déçus, amers et prêts à tout, pour ou faire battre la droite, par rancune, tel JM LE PEN, ou se vendre à la gauche, comme François BAYROU, en lui apportant la caution d’un parti (sic) qui s’effondre depuis que la quasi totalité des députés et des cadres de l’UDF a rejoint ces derniers jours Nicolas SARKOZY. Que l’on dise sans rien cacher même si c’est avec peine, que ce Monsieur BAYROU a reçu de Madame ROYAL, la promesse d’un « job », voir celui de 1er ministre de son Gouvernement, s’il se ralliait à elle. Ce qui est déjà fait à demi. Mais Monsieur François devrait se rappeler qu’en politique ce genre de promesse n’engage que celui qui les reçoit. Il faut une sacrée dose de naïveté pour en douter. François BAYROU, ce chrétien, cet enseignant qui sait bien sur quelles valeurs Jules FERRY a bâti l’école républicaine qui ne sont plus celles de ROYAL et de LANG, fossoyeurs de cette école, le vaincu du 22 avril, est donc disposé depuis hier soir, à vendre son âme au diable et aux socialo-marxistes – qui ne font qu’un – pour garder un pouvoir qu’il a perdu. Quelle horreur !
Chers amis, mettons à profit ces deux petites vingt quatre heures qui nous restent, pour « convaincre » sur le choix de société qui est le nôtre, basé sur la foi en l’avenir et l’espérance de « lendemains qui chantent » dans la paix et la dignité retrouvée. OUI, « convaincre », convaincre encore, convaincre toujours, autour de nous, que l’avenir de la France, de la République , passe désormais par la victoire de Nicolas SARKOZY. Après nous irons mieux, beaucoup mieux et nous pourrons alors jeter dans la fosse commune des nos déshonneurs nationaux, comme disait Maurice SCHUMMAN au micro de la France Libre, les instruments aveugles et sanglants d’une gouvernance socialo-verts- troskystes – marxistes de la France, qui en un demi siècle nous a fait tant de mal. Mettons donc toutes nos ressources, toutes nos énergies pour battre ces bêtes immondes que SEUL désormais peut vaincre, Nicolas SARKOZY, afin de sauver l’honneur de la France. Il y a eu dans notre longue histoire, pour redresser la situation quand tout semblait perdu, Jeanne d’Arc, certains Rois de France, Napoléon, Charles de Gaulle. Il y a maintenant Nicolas SARKOZY. Souvenons en nous dimanche prochain.
DE L’ETRANGER
Je viens de lire dans GUYSEN Israël NEWS, un article de Guy SENBEL totalement consacré à la présidentielle française. Il met cet « événement » en parallèle avec le Rapport sur la guerre du Liban qui accable le premier Ministre israélien dont plusieurs dirigeants de ce pays et parmi eux Binayamin Natanyaou et bien d’autres responsables demandent la démission.
Et, l’auteur de l’article d’être admiratif pour « la France qui débat, la France qui s’exprime, la France qui honore la démocratie ». Il précise que le site de son journal a retransmis intégralement le débat du 2 mai et note que ce sont bien deux conceptions de la France qui se sont affrontées le 2 mai. Mettant en avant la France (celle de Nicolas SARKOZY) qui est celle de l’action, celle de l’idéal. Et de conclure, « A Paris comme à Jérusalem, la démocratie est en action, la démocratie est en marche, la démocratie est en œuvre ».
Nos amis israéliens, comme nous même, savent que la démocratie, qui a un prix, ne peut être du jour au lendemain, livrée à ceux qui sont plus enclin au totalitarisme étatique qu’à la défense des vraies valeurs républicaines.
TOUT DERNIER SONDAGE
C’est celui sorti ce matin 4 mai par TNS-SOFRES (vague 24)
Il apparaît d’abord que 86% des français s’intéressent très fortement au second tour de la présidentielle.
A la date du 3 mai – hier – les sondés seront :
54, 50 % à porter leurs suffrages sur Nicolas SARKOZY (soit 2,5 de plus que le 26 avril)
45,5 0 % a voter Ségolène ROYAL (soit 2,5 % de moins)
L’ECART est donc de 9 points au profit de N.S.
18% s’interrogent encore sur leur vote de dimanche.
Tout porte à penser selon le même sondage, que malgré :
- la déclaration de BAYROU, 94% de son électorat se reportera sur SARKOZY et
- la consigne de vote de LE PEN, 58% de ses électeurs voteront pour SARKOZY
LES GRACQUES
Ce sont ces hauts fonctionnaires issus de cabinets ministériels socialistes, qui, il y a quelques semaines avaient cosigné dans LE POINT un appel pour une alliance entre PS et UDF afin de recomposer selon leurs vues, la vie politique. Ils sont maintenant ulcérés.
Ils estiment en effet avoir rendu un grand service à ROYAL en levant un tabou et sont déçus de n’avoir eu, à aucun moment, un vrai échange avec elle. Elle les a « snobé ». Et fait preuve d’indifférence à l’égard de ROCARD et KOUCHNER, qui s’étaient ralliés à leur proposition.
En fait ROYAL a préféré s’appuyer sur DELORS – on l’a vu jeudi à LILLE – plutôt que sur l’ancien Premier Ministre, qui s’était « mouillé » le premier. Sur le fond ils s’inquiètent qu’elle n’ait pas voulu retravailler le volet économique de SON « pacte présidentiel » et redoutent une fausse ouverture, purement tactique. DU COUP la plupart des GRACQUES, puisqu’ils se sont ainsi dénommés, ENVISAGENT DE SE REFUGIER DANS L’ABSTENTION, eux et leurs amis, au lieu de voter pour ROYAL.
Ainsi, certains comme Denis OLIVENNES et Jean Pierre JOUYET, choqués par la diabolisation de Nicolas SARKOZY, reconnaissent à NOTRE candidat soutenu par l’UMP, le volonté de faire bouger les lignes en s’adressant directement aux français. JOUYET, Inspecteur Général des Finances, ami de François HOLLANDE, a donc écrit dans le DEMOCRATE VERNONNAIS : « Il y a dans le programme de Nicolas SARKOZY, en termes de réformes économiques, d’organisation du marché du travail, de dynamisation de l’esprit d’entreprise, des valeurs vraiment très importantes auxquelles j’adhère ». Eric BESSON, ancien secrétaire PS à l’économie qui a rallié Nicolas SARKOZY, ne dit pas autre chose.
POUR MES LECTEURS DU GOLFE DE SAINT TROPEZ
A CAVALAIRE
Il y a du rififi à la section UMP de Cavalaire, devenue la mienne. J’en parlerai dans mon prochain BLOG car il serait inadmissible qu’un vingtaine de nouveaux adhérents tentent de s’emparer de cette très ancienne section, héritée de l’UDR et du RPR, en mettant à l’écart sa famille fondatrice, gaulliste de toujours et pour toujours, afin de réaliser une basse manœuvre politicienne en vue des prochaines municipales. Cela ne serait pas concevable et nous sommes plusieurs à « avoir l’œil » pour empêcher une telle OPA qui serait scandaleuse. Nous en reparlerons après la présidentielle. / F I N