LA CORRESPONDANCE POLITIQUE DE G.L. N°19 du 30 mai 2006
LES LIBRES PROPOS de Gabriel LETELLIER
Seront aujourd’hui très ciblés. Il y a en effet un moment où en politique, il ne faut pas craindre d’aborder certains sujets sensibles et de savoir se positionner à leur égard. Surtout quand des hommes politiques et les médias qui les relaient s’en servent pour démolir un peu plus ceux et celles qui sont aux commandes de la France.
Le dernier en date est la grâce amnistiante dont vient de bénéficier Guy DRUT..
A plusieurs reprises le Parlement a voté des Lois, s’ajoutant les unes aux autres, permettant au Président de la République d’amnistier des condamnés, au motif qu’ils s’étaient distingués d’une manière exceptionnelle dans les domaines humanitaire, culturel, scientifique, économique et depuis 2002, sportif.
Il n’est donc nullement choquant de voir Jacques CHIRAC user de cette Loi en faveur de Guy DRUT qui avait sollicité cette grâce. A l’époque où ce texte a été voté, sous forme d’amendement, les socialistes avaient cru qu’il pouvait concerner un autre célèbre sportif, David DOUILLET. Ils s’étaient trompés, comme lors du vote du fameux article 4 sur les bienfaits de la colonisation, car David DOUILLET alors mis en examen dans la faillite d’une agence de voyages dont il détenait 21% des parts, n’aurait pu en bénéficier du fait des dispositions mêmes de la Loi. Celle-ci en effet exclue de l’amnistie les délits politico financiers, dont par exemple l’abus de confiance qui aurait pu être reproché à notre célèbre judoka. Mais elle s’applique par contre au « recel d’abus de confiance ». C’est assez incohérent mais c’est ainsi. Et dans l’affaire des emplois fictifs des lycées d’IdeF , Guy DRUT a été condamné pour recel d’abus de confiance. Il était donc juridiquement amnistiable et il l’a été. Mais aussi au nom de l’intérêt national puisque notre champion olympique pourra à nouveau représenter la France au CIO.
Pourquoi ne suis-je pas choqué ? Tout simplement parce qu’une Loi est faite pour être appliquée et qu’au cas particulier elle l’a été. Maintenant que certains estiment qu’elle mérite réprobation, c’est leur droit mais sans plus. Ils ne peuvent défaire ce que la majorité des élus du peuple a décidé dans son entière souveraineté ;
Par contre ce qui me choque, c’est le coté sélectif de cette amnistie, même dans son application. Mais voila, les professeurs de droit eux-mêmes qualifient la Loi de mesure hybride, source de confusion des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. D’autant que le pouvoir discrétionnaire et régalien ainsi donné au Président de la République n’est susceptible d’aucun recours.
Et bien, moi, amis lecteurs je ne vais pas à ce sujet pratiquer la langue de bois. Ce que je regrette c’est la condamnation – non amnistiable – et souvent sévère, d’hommes qui ont été fidèles serviteurs de la République, qui ont rendu de grands services au pays, qui n’ont pas piqué d’argent dans le Trésor public pour le mettre dans leurs poches, qui ne se sont donc pas enrichis personnellement, mais qui ont été traînés en justice au mépris de leur honneur. Je pense à Alain JUPPE, Michel ROUSSIN, Michel GIRAUD, Henri EMMANUELLI, Patrick BALKANY, Alain CARIGNON et combien d’autres dont certains sont de mes amis. Ils ont TOUS au nom de l’intérêt supérieur de l’Etat accepté avec courage des condamnations que le peuple ne réclamait pas. La preuve en est que certains ont aussitôt après l’accomplissement de leurs peines, retrouvé la confiance de leurs électeurs qui les ont réélu à des charges publiques. Alors, que MM.HOLLANDE et BAYROU cessent de jouer aux pères vertueux et d’en profiter comme l’a fait le Premier secrétaire du PS dans LE MONDE du 27 mai, pour « amalgamer » tout ce qui va plutôt mal dans notre système politique et réclamer des mesures que la gauche s’est bien gardée de prendre quand elle était au pouvoir. Quelle trace inoubliable le Président de l’UDF a-t-il laissé dans le milieu de l’enseignement quand il était ministre de l’Education. Quelle consigne a-t-il donné aux enseignants pour que nos enfants ne deviennent pas des « sauvageons » mais soient bien élevés ?
Mais, je vais maintenant, demander une grâce amnistiante à Monsieur le Président de la République au nom des intérêts économiques de la France. En faveur d’un homme qui a beaucoup fait pour le prestige culinaire de notre pays en favorisant par ses écrits le développement de milliers d’entreprises petites et moyennes qui donnent de notre nation l’image merveilleuse d’une terre où il fait bon vivre et où l’on mange bien. Cet homme qui après toute une vie passée à découvrir et à promouvoir les meilleurs hôtels et tables de France, a été condamné il y a trois ans, pour avoir à SAINT TROPEZ où il a pris sa retraite, construit sans permis étatique quelques dizaines de mètres carrés supplémentaires. A 77 ans, il a été contraint par la Justice de démolir ce qu’il avait bâti et à payer 150.000 Euros d’amende. Mais il vient de connaître le pire. En application du jugement intervenu, Christian MILLAU, puisqu’il s’agit de lui, dont le guide était un monument national, vient, il y a quelques jours, de se voir retirer sa légion d’honneur et l’ordre national du Mérite qu’il avait obtenu « pour services rendus à la France ».
De grâce Monsieur CHIRAC, vous qui êtes venu en 1973 m’apporter le réconfort de votre présence quand je me battais contre les communistes dans le Pas de Calais – ce que je n’oublierai jamais – ne pourriez vous, au nom de la Loi qui vous a permis d’amnistier Guy DRUT, accorder à Christian MILLAU, la grâce amnistiante qui lui permettrait à 80 ans – mon âge – de pouvoir porter à nouveau ces deux hautes distinctions françaises, qui sont la récompense méritée d’une vie de labeur. Pour la France. Merci Monsieur le Président.
LA ROYAL, LE P.S et la suite
Est-il encore nécessaire de parler de la belle Ségolène qui, selon les sondages, crève tous les plafonds de popularité. Sans doute, hélas, car Il s’agit là d’une opération de marketing fort bien menée qui me rappelle celle de 1995, faisant d’ Edouard BALLADUR, le Président quasi certain de la République alors même que l’électorat n’avait pas encore, dans les urnes, fait son choix. On sait ce qu’il en advint. A force de vouloir trop prévoir l’avenir, on ne prévoit plus rien.
Mais par contre, il est des déclarations de Madame ROYAL – écrasant pour le moment tous ses petits copains du PS devenant les laissés pour compte de la politique politicienne -, qui doivent être prises au sérieux. Elle a été élevée dans sa prime jeunesse chez les bonnes sœurs mais elle l’a été en politique dans le sérail socialiste et elle est d’abord et avant tout socialiste.
N’a-t-elle pas dit à AGEN le vendredi 26 mai qu’elle était « prête », si sa candidature « pouvait servir à la victoire de la gauche » et tout autant disposée, le cas échéant, à se ranger « derrière un autre candidat socialiste ». Et devant le milliers de militants socialistes qui l’écoutaient, elle a de nouveau martelé ces fortes paroles : « il y a un calendrier qui est fixé pour désigner le candidat du parti. Je vous le répète, si je peux servir à la victoire de la gauche, si peux servir à écrire une nouvelle page de l’histoire socialiste, je saurai être là. Mais si ce n’est pas moi qui suis la mieux placée, je soutiendrai celui ou celle qui sera le mieux placé. Je serai toute entière dans cette campagne ».
Les choses sont donc très claires. Madame ROYAL veut écrire une « nouvelle page » de l’histoire socialiste mais dans le droit fil des pages précédentes. C'est-à-dire celle que par exemple écrivait déjà le PS le 9 janvier 1935 où devant le comité directeur du parti de l’époque, ZYROMSKI , approuvé à l’unanimité, déclarait : « la crise dans laquelle se débat toute l’économie capitaliste ne pourra être vaincue que par une politique de socialisation s’étendant à toutes les branches concentrées de l’économie politique conditionnée elle-même par la conquête du pouvoir… et concluant par cette profession de foi : pour la destruction de l’armature de classe de l’Etat bourgeois et pour l’instauration d’une véritable démocratie, pour instituer la propriété collective des instruments capitalistes de production et d’échange et pour aller ainsi vers la société sans classe, la société libératrice de l’humanité, tout le pouvoir doit être donné aux socialistes ». (source : La France du Front populaire de Jacques KERGOAT aux éditions La Découverte)
Les mots ont certes vieillis, mais pas les objectifs. Car telle est bien la finalité du pouvoir que veulent les socialistes depuis des décennies et c’est bien ce programme là – certes actualisé, dépoussiéré, lessivé même - qu’entend proposer et appliquer Madame ROYAL, si elle était élue.
Ne nous y trompons pas. Cessons d’admirer la compagne de François HOLLANDE parce qu’elle est selon les médias à sa dévotion, « populaire », parce qu’elle met en avant des idées de bon sens et de moralité publique, parce qu’elle défend la « famille », parce qu’elle considère Tony BLAIR comme un travailliste (i.e.socialiste) de référence, parce qu’elle suggère des solutions de bon sens – apparemment – sur l’immigration, etc. Car cela, c’est « l’habillage » de ses propos, mais elle ne dit jamais rien qui soit contraire aux idées force du parti. Et je précise, parce que peu de gens le savent, qu’elle a ses cotés è temps plein, une conseillère dite spéciale, Madame BOUCHET-PETERSEN, qui à 18 ans adhérait à la Jeunesse communiste révolutionnaire (ancêtre de la LCR), « pour son ouverture au monde, son rapport à l’histoire et sa modernité ». Puis elle a continué sur cette lancée, devenant journaliste à ROUGE, en rébellion enfin avec sa famille bourgeoise du XVIème arrdt de Paris. Donc toujours plus à gauche que la gauche. Je me répète donc mais il le faut : Madame ROYAL est et demeure socialiste très bon teint.
Apparemment loin des remous internes, de plus en plus violents, qui secouent son parti, elle attend que cela éclate un jour, sans doute prochain, pour jouer un rôle essentiel dans la volonté du PS de « reprendre le pouvoir » et pour elle comme pour son CULBUTO d’y avoir les premières places. .
Et si les médias disent qu’elle « agace » son compagnon et combien d’autres caciques socialistes, cela ne l’émeut nullement. A se demander si au fond, le couple qu’elle forme avec François HOLLANDE n’est pas en train de faire main basse sur le parti. Ce que MARIANNE traduit par ce titre publié dans le numéro du 20 mai du périodique de Jean François KAHN, « Les Bonnie and Clyde du PS » ce qui fait dire à Nathalie SEGAUMES, journaliste politique très informée sur la maison PS, « que les leaders socialistes sont pris en tenaille par ce couple infernal dont ils ne peuvent plus se défaire de leur emprise ». Et LE PARISIEN va plus loin dans son édition de vendredi dernier en posant la seule question qui vaille : Pour qui roule vraiment Hollande ?
Dans mon dernier BLOG je vous disais que le PS à moins d’un an de la présidentielle nous réserve bien des surprises, le dernier mot n’étant pas dit. Je persiste à le penser.
S’il est évident qu’au fil des sondages à venir (sur les résultats desquels je marque toujours une grande réserve), Ségolène ROYAL demeure la meilleure candidate pour le PS, elle sera aussi celle - n’en déplaise au politologue qui ne se trompe jamais, Alain DUHAMEL – qui marginalisera les candidats naturels des socialistes à la candidature, les LANG , DSK, FABIUS, qui finiront par s’effacer, rempli de rage et de haine contre la petite qui a troublé le jeu, tout comme le patriarche, Lionel JOSPIN, parce qu’en réalité tous ces gens là ont fait leur temps et ne veulent pas l’admettre. Mais si son parcours subit quelques aléas, sans pour autant qu’elle s’effondre – ce qui parait impensable désormais – son compagnon François HOLLANDE sera là pour prendre la relève, assuré de récupérer la popularité de la « candidate » qui pour l’instant ne l’est officiellement toujours pas. Un beau numéro de duettiste en vérité. Car ce couple à travers sa PME politico-familiale a bien monté son coup. Désormais François qui fut peut-être au départ réticent, encourage l’aventure, prêt, si sa madone devait être effacée de la photo, à substituer « la légitimité partisane à la légitimité sondagière » pour au final rafler la mise.
Ayant donc en tête cette probabilité – le PS sait toujours rebondir – pensons, nous, à sauvegarder l’avenir. Ce ne peut être qu’en mettant tout en œuvre pour que triomphe le seul candidat qui vaille pour la France, le seul capable de battre la gauche, le seul capable de défendre des idéaux de liberté, de justice, de sécurité, Nicolas SARKOZY dont nous devons, avec lui, être déjà en campagne. C’est notre devoir.
G.L.
MAIS, qu’est-il allé faire dans cette galère ?
Pour aller sur le plateau de FOGIEL, un dimanche soir, quand l’on est de droite et pire UMP, doit-on être courageux, inconscient ou stupide. C’est à juste titre la question que l’on peut et que l’on doit se poser, s’agissant de Nicolas DUPONT AIGNAN qui le 21 mai est allé se faire crucifier à l’émission dite ONPP sur FR3, dont le public invité et souvent mal élevé est à 90% de gauche.
Le motif de cette présence était de répondre à la question de FOGIEL, « pourquoi, vous, député UMP, restez à l’UMP alors que vous ne cessez de prendre des positions contraires à celles de votre parti ? »
Certes NDA, par ailleurs Président du fantomatique courant de pensée DLR (Debout la République), nouveau gaulliste alors qu’à mon avis et je le lui ai souvent dit, il n’y pas de nouveaux gaullistes mais des « gaullistes », c'est-à-dire des français et des françaises qui ont une certaine idée de la France, qui était celle du Général – et c’est sûrement son cas – a fait preuve d’un évident courage ou d’une totale inconscience, en allant se faire piéger en public et en direct par cet animateur journaliste, dit « Marco » dont les jours sont désormais comptés à FR3, faute d’un audimat suffisant. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le très sérieux journal LE MONDE qui dans son édition datée du 27 mai, écrit dans un article consacré au tourbillon des embauches et débauches à la Télévision, « Marc-olivier FAUGIEL, sommé de quitter la tranche du dimanche soir sur France 3, où il ne réalisait plus ses objectifs d’audience, a dû trouver un refuge moins rémunérateur en deuxième partie de soirée sur M6 »
Il s’est certes courageusement défendu notre ami, bien qu’encore, l’on soit toujours en position délicate quand l’on combat sa propre famille, surtout en externe. Les querelles de l’espèce se règlent à l’intérieur de la famille et autant que possible sans publicité.
Mais NDA ne s’attendait certainement pas à la déferlante d’antipathie et d’aversion qu’il a dû supporter d’un individu au visage ravagé par la haine dont sûrement Marco ne lui avait pas annoncé la présence. En l’occurrence celle de Richard BOHRINGER qui a été odieux, éructant d’une colère dont les causes mériteraient d’être recherchées, insultant à l’égard d’un élu, oubliant que celui-ci est un représentant du « peuple » alors que lui, comme Guy CARLIER, et FOGIEL, ne représentent qu’eux-mêmes c'est-à-dire pas grand-chose.
J’ai personnellement était fort agressé par cette séquence d’ ONPP et je crois que NDA a le devoir d’expliquer devant ses pairs, les raisons pour lesquelles il s’est fourvoyé en ce mauvais lieu. Il n’est quand même pas sans savoir que dans cette émission, lorsqu’on n’appartient pas à la mouvance de gauche, on se fait d’abord moquer, puis insulter et surtout mis en condition de ne pouvoir se faire entendre. Il y a de nombreux mois, Brigitte BARDOT, fut ainsi maltraitée et nous sommes des milliers, surtout habitant le golfe de Saint Tropez, à en avoir gardé un fort regrettable souvenir. Ce fut aussi le cas quelques semaines plus tard de M’BALA M’BALA dit Dieudonné prétendument accusé de délits racistes commis en 2003 alors que la Justice l’a totalement blanchi. (Voir LE MONDE du 24 mai 2006, rubrique des publications judiciaires). Mais lui a osé faire ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, à savoir venir à une émission suivante, accompagné de copains blancs ou aussi noirs que lui et occuper les lieux pour obtenir des excuses de FOGIEL qui s’est dérobé en fuyant « son » plateau, et s’est réfugié dans les coulisses, afin d’y tenir un semblant d’émission. C’était un beau coup et une belle revanche à l’égard de ces « animateurs » qui disent tout et n’importe quoi pour démolir ceux qui ont l’heur de ne pas leur plaire.
Mais il est vrai que l’on n’imagine pas un commando DLR Yerrois (du nom de la ville d’YERRES dont ND A est maire), venir « chez » FOGIEL à FR3, lui rendre la monnaie de sa pièce. En tout cas, si par NDA interposé, BHORINGER a voulu régler son compte à Nicolas SARKOZY dont il a dénoncé la politique d’immigration choisie qui est aussi celle de TOUT le Gouvernement, on peut dire que le trio FOGIEL-CARLIER et BHORINGER ont eu tout faux et ont totalement raté leur coup. G.L.
MATIERE A REFLEXION que ce propos de François HOLLANDE : Je ne considère pas que François BAYROU soit dans l’opposition avec la gauche.
LES EMPLOIS PERDUS puis en partie RETROUVES d’EADS
En pleine affaire CLEASTREAM, tandis que le Premier Ministre était fortement malmené, EADS, puissant groupe français oeuvrant beaucoup pour l’Etat, annonce par la voix de son Président que 1.300 emplois vont être supprimés sur son site SOGERMA de MERIGNAC (Gironde) qui dans la foulée sera fermé. Stupeur, consternation et grosse agitation dans le landernau politique et syndical. Il fallait faire quelque chose ou c’était à BORDEAUX la révolte des ouvriers français de ce Groupe franco-allemand.
Mais, en 24 heures le Premier Ministre arrive, serre des mains, celles des ouvriers de préférence, devant les caméras de la télé et bouscule beaucoup de monde, du beau monde de l’Administration et de l’Industrie qui ne s’attendait pas au déplacement en personne du Chef du Gouvernement. Et, miracle, en une après midi la décision est prise de maintenir 300 emplois et de reclasser les titulaires des 1000 autres dans de bonnes conditions. Dominique de VILLEPIN rentre alors à PARIS en estimant que le « cadeau » d’EADS ne suffisait quand même pas et exige l’augmentation du nombre d’emplois sauvegardés et le maintien du site. Et à cette fin, convoque Monsieur LAGARDERE dont le Groupe est actionnaire d’EADS. En presque moins de temps qu’il faut pour le dire, il obtient de ce grand patron français, 1°) l’engagement de ne pas fermer le site, 2°) de garder 500 emplois (au lieu de 300), 3°) de ne procéder à aucun licenciement sec pour les 800 qui restent sur le carreau. Et de les reclasser, tous. Puis depuis lors, silence radio, les médias n’en parlent plus, l’affaire est réglée.
BRAVO donc, le maximum a été fait et cette pénible histoire a été heureusement solutionnée en un temps record, même si ce n’est que partiellement. Il n’empêche, pour être franc, qu’elle me laisse songeur.
A qui en effet fera-t-on croire qu’une entreprise aussi importante, fournisseur de l’Etat notamment, décide en un temps minimum et dans le secret le plus absolu, de fermer l’un de ses sites et de licencier tout le personnel, sans que le Gouvernement soit, bien avant, informé au niveau au moins des deux Ministres en charge de l’emploi, Jean Louis BORLOO et Gérard LARCHER. Qu’à peine l’annonce faite en une période aussi troublée, ce soit le Premier Ministre lui-même qui prenne le dossier en main et en quelques heures lui trouve la meilleure solution possible. Que la cause de la décision initiale d’EADS soit même dévoilée au grand public, à savoir que le site de MERIGNAC était privé de commandes parce que conformément aux règles communautaires, un appel d’offre international avait été lancé pour la maintenance des avions confiée désormais à une entreprise portugaise moins chère, beaucoup moins chère, que SOGERMA la française. Situation que Monsieur CHEREQUE semblait ignorer dans sa déclaration à la presse, ce qui est quand même étonnant de la part d’un grand chef syndical qui a aussi dit au nom de ses collègues que « la maintenance des avions est encore rentable en France ». Ce qui ne veut rien dire. Sinon que désormais il ne sera plus tenu compte des appels d’offres – attendons nous à une réaction brutale de BRUXELLES – et que l’on confiera de nouveau à EADS-SOGERMA le travail, payé par la défense nationale, dont l’entreprise portugaise se verra maintenant privée. Je ne vois personnellement pas quelle autre solution aurait pu être trouvée en si peu de temps. A moins que …. tout cela ne soit qu’un effet de manche, venu à point pour dans une période fort troublée, régler un « cas » douloureux mais apparemment insoluble. Monsieur VAN CREYNEST, Président de la CFE-CGC a parlé à cette occasion de « mélange des genres ». Il serait bon de savoir ce qu’il a au juste voulu dire.
Dja.CHE
REFLEXIONS SUR LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA France
telle que souhaitée par Nicolas SARKOZY
C’est en effet cette politique là qui doit aujourd’hui nous intéresser. Sur la Loi relative à l’immigration choisie , récemment votée, nous en avons relevé dans notre dernier BLOG les points positifs et les médias ont dit le reste, trop souvent hélas d’une manière caricaturale.
De même qu’à une Loi il faut toujours un travail parlementaire préparatoire, il faut qu’une fois adoptée par les élus du peuple, elle soit expliquée à ceux qu’elle va concerner. Et mieux encore, à tous ceux qu’elle peut intéresser notamment aux africains candidats à l’émigration.
C’est la raison du voyage de Nicolas SARKOZY au MALI et au BENIN où il s’est rendu le lendemain du vote de la Loi c/l’immigration.
A BAMAKO il a exposé sa vision de l’Afrique dont la France n’a pas besoin «économiquement, dénonçant la colonisation qui relève du passé et affirmant que l’on ne peut exonérer l’Afrique des responsabilités de son sous développement. C’était du parler vrai et à ce jeu il a frappé fort en soulignant que les africains sont nos amis et qu’avec ses amis il faut savoir dire les choses, les vraies. Et de réaffirmer qu’avec sa nouvelle Loi la France ne veut pas piller les ressources africaines et ne se sent pas coupable, alors qu’elle aide généreusement le continent, fustigeant au passage les « vieux démons » du paternalisme et de l’assistanat, ainsi qu’une complaisance malsaine à l’égard des Africains.
Nicolas SARKOZY a plaidé en faveur d’une discrimination positive au profit des produits africains. Adepte de la « culture du résultat » il a tenu à rappeler que « plus d’aide doit impliquer plus d’efficacité de part de d’autre ».
A COTONOU, il a multiplié les critiques vis-à-vis de la conception du Pouvoir français actuel des relations franco-africaines. Et rendant hommage à une démocratie béninoise née il y a seulement dix sept ans, il a déclaré : « Vous, les Béninois, comme les Maliens et les Ghanéens , vous avez asséné une solide leçon à tous ceux qui ne cessent de répéter que la démocratie n’est pas faite pour les africains. Il n’y a pas d’exception africaine, pas de prétendue spécificité culturelle qui justifierait je ne sais quelle incompatibilité entre l’Afrique et la démocratie ». En tenant de tels propos, Nicolas SARKOZY a nettement affirmé, pour l’avenir, prochain, sa VOLONTE DE RUPTURE avec le passé, celui des « officines » mises en place par Jacques FOCCART et maintenues par Christophe MITTERAND, qui subsistent tant bien que mal aujourd’hui encore.
Le voyage de notre Président en terre d’Afrique, a été un vrai succès car ses propos ont clairement affirmer sa volonté de vouloir , après 2007, débarrasser la relation franco-africaine de ses mythes et de ses fantasmes.
G.L.
UN AMI, UN GAULLISTE, UN COMPAGON DE LA LIBERATION, nous a quitté
C’est dans la nuit du 18 au 19 mai que Raymond TRIBOULET, premier sous préfet de la France libérée, nous a quitté, à l’âge de 99 ans. Gaulliste de la première heure, ayant pris une part active dans la résistance, il fut député puis ministre du Général de Gaulle et Président en 1973, du Groupe parlementaire UDR de l’Assemblée Nationale. Il était aussi Grand Officier de la Légion d’honneur et Commandeur de l’Empire britannique. Que sa famille trouve ici l’expression de nos amicales condoléances.
BONNES LECTURES
Il nous reste peu de place pour vous conseiller quelques bonnes lectures, à savoir :
(Pour nos lecteurs du Var) : L’affaire Yann PIAT, retour sur une manipulation de Jean-Michel VERNE, aux Editions PRIVE (18 euros). Ce journaliste fut le complice involontaire des manipulations de l’affaire Yann PIAT, ancienne député du Var. Il raconte et … c’est passionnant.
LA FETE DES FOUS, Qui a tué la Vème République de Marie France GARAUD aux Editions PLON. J’ai connu Marie France en 1974 quand elle est entrée à MATIGNON comme conseillère de Jacques CHIRAC (avec Pierre JUILLET). Elle y avait un bureau, voyait tout, savait tout, dirigeait tout car elle considérait alors et considère toujours que « la politique est une chose sérieuse ». Elle a préparé Jacques CHIRAC aux plus hautes fonctions et dit de lui dans cet ouvrage : « C’est vrai qu’il avait du charme. Le genre de charme qui exerce une tentation sur les autres… seulement il n’avait pas de ligne fixe…Il ne gouvernait pas, il voltigeait.. ». Le reste est du même tonneau. A lire pour se détendre mais aussi pour comprendre
LE ROI EST MORT, VIVE LE ROI de Nicolas CHARBONNEAU aux Editions MICHALON.
Enquête au cœur de NOTRE monarchie républicaine. Comme le dit l’auteur et le co-auteur Laurent GUIMIER tous deux journalistes à Europe 1, « dans cet ouvrage riche en anecdotes et imaginé en forme de parallèle corrosif mais humoristique entre notre époque et celle du Roi soleil, nous auscultons nos mœurs monarchiques. Fin de règne ou fin de régime ? ». C’est vous qui y répondrez.
LA DEMOCRATIE à l’UMP
N’est pas un vain mot. La preuve à un haut niveau : Roselyne BACHELOT, ancienne ministre, conseillère politique de Nicolas SARKOZY, numéro 5 de l’UMP, a trouvé en face d’elle, en Maine et Loire, Marc LAFFINEUR, militant de base, mais aussi vice Président UMP de l’Assemblée Nationale, qui s’est présenté comme candidat à la Présidence fédérale UMP. Contre toute attente, il a été élu à la place de la Présidente sortante, Roselyne BACHELOT. (164 voix contre 102). BRAVO pour ce militant que les adhérents ont élu en reconnaissance de ses mérites et de son dévouement au Mouvement, ce qui n’empêchera pas notre amie, qui est une battante, de récupérer SON siège de député, qu’occupe actuellement son suppléant, dans une circonscription située au cœur d’Angers.
LA PHRASE . Elle est d’Olivier DASSAULT, grand patron et député UMP :
Ces patrons qu’on nous présente comme des brutes qui ne rêvent que de « jeter » leurs salariés, ne demandent qu’une chose : qu’on les laisse choisir ceux avec qui ils veulent faire prospérer leur entreprise – petite et moyenne – moyennant quoi ils n’hésiteront plus à embaucher, à donner du travail à ceux qui en veulent, à les former et bien entendu à les garder aussi longtemps qu’ils le pourront. Qui, à part quelques pervers, aurait le cœur de licencier quelqu’un qui lui convient et avec qui il a noué des liens personnels si la survie de son entreprise n’est pas en jeu.
FIN
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