La correspondance politique de GL N°18 de Mai 2006

Publié le par gabriel letellier

 

 

MES LIBRES PROPOS

 

 

Qui aurait pu croire un seul instant que Nicolas SARKOZY quitterait le Gouvernement ? Ceux qui en avaient  envie – à gauche mais aussi à droite – prenaient ainsi leurs désirs pour des réalités. Il suffisait d’y croire ! Hélas pour eux, la déclaration cinglante à leur endroit, faite par le Président de l’UMP à la réunion des 1500 cadres de l’UNION samedi dernier, a mis un terme à la « machination » qui devait l’emporter ». Nous en faisons la démonstration dans la rubrique, ci-après, consacrée à cette lamentable « affaire » dans laquelle il a été faussement accusé de posséder des comptes financiers « occultes » à l’étranger.  ».

 

Nicolas SARKOZY au grand dam de ceux qui ont entretenu ces derniers mois la chienlit contre l’ordre, n’a pas voulu ajouter une crise à la crise en s’en allant. Il demeure ainsi  comme nous le souhaitions tous, le Ministre de l’Intérieur de notre pays, le numéro 2 du Gouvernement , mais aussi pour nous qui sommes de sa famille,l’UMP,  «  celui qui aura un jour l’honneur d’incarner la rupture pour construire une nouvelle espérance pour la France  ». Il fallait entendre le tonnerre d’applaudissements que recueillit son discours de 62 minutes, ce samedi 13 mai au Louvre à Paris. Comme je ne crains pas que certains mots soient mal interprétés, mais qu’importe s’ils l’étaient,  j’ose écrire : Ce n’était pas une ovation mais un plébiscite.

 

L’homme « n’est pas n’importe qui : Il est puissant, c’est un combattant redoutable. Il est compétent et il sait débattre ». Ce n’est pas l’un des admirateurs de Nicolas SARKOZY qui a dit cela. C’est un socialiste et un « chef » socialiste,  puisqu’il s’agit de Dominique STRAUSS-KAHN qui a tenu ces propos ce même samedi devant 300 cadres PS de « son courant », ajoutant « Ne croyez pas que nous gagnerons parce que n’importe quel socialiste, n’importe quel homme ou femme de gauche sera candidat face à lui ». Cette seconde partie de sa déclaration doit cependant être décryptée. DSK voulait en effet dire à ses amis et faire savoir aux médias, que c’était lui – qui n’est pas n’importe qui, du moins il le pense – le meilleur face à … Ségolène ROYAL. Il a donc déjà enterré tous les autres ce qui n’est pas gentil pour eux.

 

Mais les socialistes et leurs alliés colorés ne doivent plus nous intéresser. Laissons les à leurs chicaneries. Laissons la madone (SR) et le culbuto (FH) régler leurs comptes. Tournons nos regards ailleurs. Car ce qui compte maintenant, à un an de l’élection présidentielle, c’est ce que NOTRE candidat va proposer au pays, sur fond de « RUPTURE AVEC LE PASSE ».  François FILLON, conseiller politique  de Nicolas a été on ne peut plus clair à ce sujet en s’exprimant lui aussi devant les cadres de l’UMP : La France a besoin d’un immense coup d’oxygène politique. Concluant par ces mots : L’UMP A UN PROJET POUR LA France QUI NE SERA PAS FONDE SUR LA CONTINUITE.  C’est bien ce que nous espérons, nous les 450.000 adhérents, militants et sympathisants de l’UNION,  engagés sans réserve derrière Nicolas SARKOZY.

 

                                                                                              Gabriel Letellier

 

 

LA MACHINATION

 

C’est bien entendu de « l’affaire » dont nous allons parler, celle qui a fait les choux gras des médias,

 

Mais dont déjà l’on parle moins. Je ne suis pas certain que nos compatriotes ont très bien compris de quoi il s’agissait, sinon que des hommes politiques de gauche comme de droite, avaient des comptes financiers clandestins,  alimentés par des « rétro-commissions » provenant de marchés d’Etat passés avec des pays étrangers. Et cela aurait été connu grâce à un « corbeau » qui ayant pu se procurer des fichiers informatiques de ces comptes bancaires provenant d’un Etablissement luxembourgeois, les a communiqué anonymement à un Juge du pôle financier parisien. Le Président de la République informé, (quand ? les avis diffèrent à ce sujet) aurait demandé à son Ministre des affaires Etrangères de l’époque, Dominique de VILLEPIN, ancien Secrétaire Général de l’Elysée et donc son homme de confiance, de charger un as de nos Services secrets d’enquêter sur la réalité de ces comptes. Et ce « number one » des « Services », général de son état, donc appartenant à la « grande muette », mais qui depuis qu’il est retraité parle beaucoup, beaucoup trop d’ailleurs, a eu tôt fait de dénoncer une « manip » dont le but évident était de nuire aux personnes citées dans les fichiers du « corbeau », « infiltrés » de noms qui n’avaient rien à y faire. Car, dans la réalité, tout cela était bidon et l’honneur de ces hommes était intact. Encore aurait-il fallu qu’on le sache et que chacune des personnes concernées, à tort, soit informée que le Général avait, très vite d’ailleurs, démonté la machination. Mais surtout que l’on sache aussi qui en était à l’origine, ce que d’ailleurs l’on ne sait toujours pas.

 

            Au lieu d’avoir du Premier Ministre une information claire et précise et une déclaration publique mettant hors de cause les personnes politiques injustement accusées (car ce n’est peut être pas le cas de certains hauts cadres d’entreprises et de hauts fonctionnaires figurant aussi dans les fichiers), on a assisté  par médias  interposés, à un incroyable déballage de rumeurs de toute nature,  devant accabler le PM et le conduire à démissionner.  Et selon l’adage bien connu, « salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose », une telle démission, si elle était intervenue lorsque la gauche, surtout la gauche et accessoirement son supplétif, Monsieur BAYROU, l’ont demandé, le Gouvernement dans son entier aurait été victime de « l’affaire », alors qu’il n’y a pas d’affaire.  

 

            Je voudrais faire à ce sujet un « point d’histoire » récente. La France a connu depuis novembre dernier, des évènement graves, qui vont des émeutes dans les banlieues en passant par des actes de vandalisme encore plus graves, jusqu’à la grande grève des étudiants et des lycéens, qui ont, il faut le reconnaître, déstabilisé le Gouvernement. Dont, déjà, la gauche à l’origine de ce désordre pour ne pas dire de cette pseudo révolution, avait demandé la démission, en des termes auxquels nous sommes habitués. Mais le Gouvernement est resté en place, et il a bien fallu à Messieurs HOLLANDE, STRAUSS KAHN, FABIUS, LANG, etc, en prendre acte. Alors qu’ils espéraient avec la démission du Gouvernement obtenir dans la foulée, la dissolution de l’Assemblée. Et donc leur retour possible aux affaires. Ce n’était pas mal calculé, mais ces gens là n’ont pas le sens de l’Histoire. Ainsi, un certain 24 mai 1968, dans la tourmente que l’on connaissait alors, le chef de la « gauche » de l’époque – on l’appelait FGDS – s’écriait dans un « meeting » tenu en la circonstance à Paris -, « le gouvernement n’a plus ni réalité, ni autorité, ni crédit. Le Premier Ministre doit montrer l’exemple. Il faut qu’il démissionne. Alors s’engagera le nouveau processus au terme duquel pleine réponse sera donnée  (…)  Que le Général (de Gaulle) comprenne que c’est fini ». Et l’auteur de ce male discours s’appelait … François MITTERAND. Lui au moins avait annoncé la couleur. Le Général de Gaulle n’a pas demandé à son Premier Ministre de s’en aller. Mais, il a fait beaucoup mieux. Il a fait appel au peuple après avoir dissous l’Assemblée Nationale. Et aux élections législatives de 1968, la gauche a subi une véritable déroute. La FGDS comptait 118 élus, elle n’en retrouva que 57. Les communistes de 73 passèrent à 33.  Voila sans doute ce qui se serait passé si le Président de la République avait donné suite aux injonctions de Monsieur HOLLANDE. Et ce qui se passera sans aucun doute aux législatives de 2007. La gauche ne reviendra pas au pouvoir et elle le sait. Grâce à Nicolas SARKOZY elle sera battue.   

 

            Pour en revenir à « l’affaire », nos « Services » n’ayant – pas encore – trouvé le véritable responsable de la MACHINATION qui devait surtout nuire à Nicolas SARKOZY, celui-ci s’est – comme quelques autres d’ailleurs – porté partie civile, pour avoir accès au dossier – cette Instruction étant en cours depuis près de  trois ans – et demandé à être entendu par les juges. (ils sont deux). Et voici, en substance, ce qu’il leur a dit : « Ma présence sur ces listes bancaires ne peut que résulter que d’un montage grossier et de surcroît maladroit puisque je n’ai jamais eu à traiter du dossier des frégates … Je souhaite que les pièces d’exécution des commissions rogatoires internationales établies par le Juge VAN RUYMBEQUE  (aujourd’hui accusé de faute professionnelle), soient versées au dossier car j’ai appris par LE FIGARO du 20 janvier 2006 qu’elles lui avaient été retournées en décembre 2005, avec un résultat négatif m’innocentant. Je m’étonne qu’il ait fallu quinze mois pour obtenir un tel résultat. ».

 

            En définitive ce que Nicolas SARKOZY a demandé aux juges, c’est « de connaître la vérité et savoir quel était l’auteur ou les auteurs de cette machination ». Car il entend bien que plus jamais puissent se renouveler des comportements d’apprentis comploteurs, aussi contraires aux principes de la République.

 

            L’UNION a pris le relais de son Président, par la voix de François FILLON, qui a affirmé samedi dernier que «  l’UMP attendait avec sang froid, mais aussi avec impatience que l’honneur de la politique soit assuré ».

 

            Bien sûr le roman « CLEARSTREAM » est loin d’être achevé. Maintenant que le Général a selon ses dires, été traité comme un voyou par les juges, lui refusant la qualité de « témoin assisté », il entend bien ne pas répondre à leur convocation adressée à simple « témoin » alors que ses domiciles ont déjà été trois fois perquisitionnés. Il est curieux d’ailleurs que l’ARMEE, s’agissant de l’un de ses plus brillants éléments, n’ait pas encore réagi aux mauvaises manières dont il a fait l’objet.  Mais cela est une autre histoire.

 

            Il y a bien en tout cas, quelque part, quelqu’un qui un jour a voulu salir l’honneur de quelques hommes politiques, et quelqu’un qui a décidé de ne pas faire au moment où cela s’imposait, toute la transparence sur le résultat des enquêtes ordonnées. Pour vraisemblablement laisser planer le doute. Ce sont ces noms là que le pays veut connaître.

 

                                                                                                          GL

 

 

 

B A Y R O U

 

         Le célèbre humoriste Mark TWAIN disait des sociaux-démocrates  « … Comme l’empereur de l’Ile de Pitcain s’apprêtait à s’installer dans la brouette qui l’attendait à la porte de l’église, le social démocrate de l’Ile lui porta quinze coups de harpon, mais heureusement en visant avec une imprécision si typiquement sociale démocrate qu’il ne lui causa aucun dommage ».

 

            Le « centriste » BAYROU qui appartient à la sociale démocratie … chrétienne a été parfaitement ciblé par l’humoriste que je viens de citer. Et de fait, il n’a guère réussi qu’à entraîner 10 des 30 députés de son parti, ce qui est déjà un échec patent, sans pour autant entamer le bloc majoritaire des élus UMP. Même  Nicolas DUPONT AIGNAN, qui a dû oublier la fidélité qu’il devait à son ex patron dont il fut le chef de Cabinet, quand BAYROU était ministre de l’Education sous le Gouvernement BALLADUR en 1993, n’a certes pas assisté à la séance mais n’a pas non plus voté la censure. Il est vrai que sans l’investiture UMP, NDA ne serait pas nécessairement réélu en 2007. On notera d’ailleurs que curieusement, cette fonction qu’a exercé il y a 13 ans, le Président de Debout la République ne figure plus dans sa BIO actuelle. Un oubli sans doute.

 

            Donc, coup d’épée dans l’eau, mais récupération d’un élu de droite, Président d’un groupe parlementaire en état d’éparpillement, par la gauche, ce qui ne fait que servir les intérêts politiques de Monsieur HOLLANDE et de ses amis.

 

            Le mot de la fin, dans cette (minable) histoire politicienne, appartient à Jean Louis DEBRE, qui a qualifié comme il convenait l’attitude du Président de l’UDF : « si pour exister politiquement, il faut aujourd’hui trahir ses amis politiques, alors vraiment la politique est tombée bien bas ». Comme cela est vrai.

 

                                                                                  Dja.CH.

 

 

IMMIGRATION

 

         Quand donc les médias cesseront-ils de nous montrer les immigrés autrement qu’à travers les images d’émeutiers destructeurs, de marginaux vivant de rapines et de combines, de casseurs et de voleurs, qui depuis novembre dernier ont envahi les petits écrans et la « une » des journaux.

 

            Il semble que la « 3 » en ait pris conscience en présentant aux téléspectateurs, lundi soir, une émission qui m’a bouleversé, intitulée « C’est cela la France  ». La success story d’un gamin de la cité Franc Moisin de Saint Denis (93), devenu patron d’une entreprise de sport à la marque de la panthère, ou le chemin parcouru par un kabyle qui en quelques années est devenu le plus gros importateur de viande française en algérie, mais aussi une sorte de « diplomate » du commerce et des règlementations entre nos deux pays, la France et l’ALGERIE, avaient quelque chose à la fois de pathétique et de merveilleux, pour ceux qui comme moi, ont toujours pensé que l’IMMIGRATION devait être une chance pour notre pays. Tel était bien ce qu’avait d’ailleurs démontré en son temps Bernard STASI, dans un livre plus que jamais d’actualité. Mais comme l’ont rappelé les deux entrepreneurs précités plus une femme, originaire du VIETNAM, fille d’immigré née en Corse, ( son père, laotien, colonel de l’armée française, commandeur de la Légion d’Honneur, avait en son temps combattu les communistes envahisseurs de son pays) qui  nous a montré comment, partie de rien, elle avait monté l’une des entreprises les plus importantes d’ostréiculture de France et bientôt d’Islande, :  ON NE REUSSIT DANS LA VIE QUE PAR LE TRAVAIL. Le Kabyle ajoutant que les beaux discours ne font pas l’intégration, car celle-ci n’est que le résultat de l’effort, du courage et du talent. Et Malamine KONE, malien d’origine, devenu le nouveau couturier des jeunes et des sportifs , a rappelé à l’intention des immigrés de nos banlieues, dont il fut, que pour TOUS, TOUS CEUX QUI VEULENT TRAVAILLER et non vivre d’assistanat, il y a TOUJOURS DE L’ESPOIR.    

 

            Quelques heures plus tôt, j’avais lu dans LE MONDE de ce lundi, racontant un voyage effectué récemment en Algérie par des pieds noirs qui en avaient gardé la nostalgie, le propos tenu par l’un de ces voyageurs, appelons le STEPHANE, fils d’un juif de Bab el Oued, stupéfait de l’accueil chaleureux qu’il avait reçu des algériens du pays durant son périple,  «  les arabes d’ici c’est pas comme la racaille que l’on a en France ».

 

            Par ces mots  douloureux,  en fait tout était dit. Mais il ne faut pas non plus globaliser. Cette racaille ne représente qu’un pourcentage très faible de la population immigrée et il est normal et souhaitable que l’on veuille s’en débarrasser. Or, je crains fort que la LOI SUR L’IMMIGRATION qui vient d’être discutée et votée au Parlement n’apporte pas de vraie solution à cette situation. La presse a largement exposé les mesures prises pour tenter de remédier à celle-ci, résultant de l’IMMIGRATION SUBIE et nous n’y reviendrons pas. Mais la LOI , ce sont des textes et s’il n’y a pas de VOLONTE POLITIQUE pour les appliquer sévèrement mais intelligemment, je crains fort que les problèmes d’aujourd’hui soient encore ceux de demain.

 

            Par contre, la LOI SARKOZY qui institue pour l’avenir une IMMIGRATION CHOISIE mérite que l’on s’y attarde un instant. Bien que les médias, là aussi, se soient montrés prolixes sur le sujet mais pas toujours intellectuellement honnêtes,  je doute que nos concitoyens aient une exacte conscience des dispositions légales qui vont désormais être appliquées. Que l’on me pardonne de les rappeler en quelques lignes, ci-après, mais elles doivent l’être car elles commandent désormais  L’AVENIR DE L’IMMIGRATION en  France. Même les américains sont loin d’avoir fait mieux et je parie fort qu’ils vont très vite nous imiter.

 

            Le principe de base, c’est que l’ETAT désormais choisira les candidats à l’immigration en fonction de leur aptitude à occuper les emplois aujourd’hui vacants dans notre pays. Le respect d’un « contrat d’intégration » comprenant une formation civique et un apprentissage du français, conditionnera l’octroi de la carte de résident de dix ans. La « cérémonie d’accueil » dans la citoyenneté française deviendra systématique. Un étranger ne pourra obtenir un regroupement familial que s’il subvient aux besoins des siens par son travail.  

 

            La Loi sur l’immigration constitue une avancée considérable en ce domaine. Les  français ne s’y sont pas trompés qui l’ont plébiscité ainsi que le révèle un sondage BVA pour LCI du 10 mai dernier, repris par LE FIGARO du même jour. 80% ont manifesté leur accord.  Maintenant ce que le Gouvernement doit éviter, c’est le sabotage de la Loi votée,  par tous ceux qui ont intérêt à voir les choses restées en l’état. Parce que ceux là refusent, sans oser le dire, l’égalité des chances qui doit permettre à des milliers d’immigrés dont nous avons besoin de s’insérer dans la société française et réussir un parcours professionnel qui sera en même temps la garantie d’une vie heureuse pour eux et leurs familles, chez nous. Et comme je l’écrivais dans mon précédent BLOG, l’exemple polonais de 1923 est là pour nous rappeler que le succès de cette IMMIGRATION CHOISIE  est tout à fait possible.

 

   

 

            J’ajouterai une remarque à propos de ce nouveau texte législatif. Il parait que nos seigneurs les évêques de France n’en sont pas satisfaits. Au nom d’une politique humanitaire qui tourne le dos au réalisme politique. Je les renvoie au CATECHISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE qui dit ceci : Les autorités politiques d’un pays peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption». Qu’e nos évêques tiennent compte du catéchisme, on ne leur en demande pas plus. Et qu’ils condamnent aussi avec vigueur – comme le Vatican vient de le faire – le film DA VINCI CODE qui n’a rencontré aucun succès au Festival de Cannes. D’ailleurs la critique fut glaciale.  

 

                                                                                                          G.L.    

 

LE PARTI SOCIALISTE en pleine tourmente

 

            La presse, en vérité si disposée à se montrer critique à l’égard de la majorité, est assez discrète sur ce qui se passe au parti socialiste.  Elle se garde bien de nous dire que celui-ci traverse une énorme crise interne, inimaginable pour ceux qui ne sont pas du « sérail ».  Ses dirigeants qui se détestent sont très affectés par les résultats des sondages concernant la belle Ségolène, qui bien que n’étant pas officiellement candidate à la magistrature suprême réunit sur son nom,  plus de suffrages que ceux, additionnés, des trois autres candidats déclarés, c'est-à-dire Dominique STRAUSS KAHN, D’jack LANG et Laurent FABIUS, ce dernier arrivant bon dernier.

 

            Mais voilà, un certain REBSAMEN, élu de la Côte d’or mais surtout porte coton de François HOLLANDE dont il dirige le Cabinet, a confié au NOUVEL OBS que « la candidature à la présidentielle n’est ni un tableau d’honneur, ni une loterie ». Ajoutant « qu’il fallait distinguer au PS, les présidentiables autoproclamés et les leaders évidents ». Terminant enfin pas ces paroles de chef : « les candidats à l’automne devront se retirer si Madame ROYAL fait toujours la course en tête, auquel cas le vote de désignation ne sera plus que simple formalité ». Il a de surcroît jugé bon d’ironiser sur ceux qui vaquaient à leurs petites occupations après 2002 tandis que François HOLLANDE et ses proches (dont il fait partie) reconstruisaient le PS. Il n’en fallait pas plus pour que Djack LANG, candidat autoproclamé,  se montre en colère, très en colère même, et prenne sa plus belle plume pour écrire une lettre au vitriol au Premier secrétaire, compagnon de la dame, dans laquelle il  dit que les propos du dénommé REBSAMEN sont « frappés du sceau d’un triple mépris, à savoir : mépris des personnalités du parti (dont il est), mépris des militants du mouvement, mépris du pacte moral passé par la majorité du PS ». Il conclut en appelant à l’éthique et au respect. Pas moins. Venant de D’jack LANG, un tel appel, tout le monde en conviendra, ne peut que faire rire. Pour le moment en tout cas, le député du pays des crevettes, attend une réponse qui ne viendra sans doute jamais.

 

            Il n’empêche que cette réaction a dû troubler Monsieur REBSAMEN, puisque celui-ci a déclaré le même jour, à propos d’un prétendu afflux d’adhésions au PS, que « nous sommes sur la pente ». Oubliant de préciser « ascendante », si  bien que l’on peut imaginer le contraire, ce qui doit être en vérité plus proche de la réalité. Pardonnons lui cette omission, d’autant que le cacique chargé des nouvelles adhésions  n’est autre que  …Djack LANG !

 

Pendant ce temps, dans le Nord, la « dame des trente cinq heures » ainsi que l’appelle l’excellent journaliste Philippe ALEXANDRE, Maire de LILLE, traverse une crise politico-personnelle grave. Elle voulait que le Parti lui donne  une circonscription électorale en or pour les législatives de l’an prochain. Mais comme celles qui existent sont déjà occupées, l’heureux élu de la circonscription qu’elle convoitait mais dont il est lle député socialiste depuis plus d’un quart de siècle, a tout simplement dit NON à sa « camarade », qui voulait lui appliquer le principe bien connu : tire toi de là que je m’y mette. Et le Parti n’a pu conseiller à la dame qui commence à les agacer sérieusement par toutes ses exigences, de se présenter courageusement dans la circonscription où la dernière fois elle a été battue par un jeune candidat de droite. Elle a donc renoncé mais a fait savoir par ses proches « qu’il n’était pas nécessaire d’être député pour jouer un rôle national ». L’espoir fait vivre.

 

Il n’y aura pas cette fois dans ce BLOG une rubrique spéciale consacrée à Madame ROYALE qui a dit que son programme serait SOCIALISTE. Ce qui n’a rien de surprenant. Mais elle n’a pas dit qu’il serait celui du Parti socialiste. Alors QUESTION : Et si le moment venu la madone rejetant le système des partis qui caractérise sa formation décidait de se présenter sur son seul programme, aidée des mille et un relais dont elle dispose dans le monde socialiste. Je crois qu’en ce domaine le dernier mot n’est pas dit. 

 

 

Bien qu’il soit ainsi empêtré dans  les problèmes internes que lui pose le PS mais aussi sa compagne et de plus maintenant, son fils aîné devenu le conseiller de sa mère au sein de l’équipe de campagne de celle-ci,  François HOLLANDE a quand même trouvé le temps d’écrire un livre d’entretiens menés par l’ex journaliste du MONDE, Edwy PLENEL, intitulé : DEVOIRS DE VERITE  (Stock). Livre difficile à lire et en fait sans grand intérêt, sauf ce passage que la droite devrait méditer : Notre ambition est de régler les problèmes de la France de 2007… Dans les premiers jours de la prochaine législature (sous réserve que la gauche l’emporte), Nous supprimerons purement et simplement des textes existant qui seront repris dans une loi-balai, à savoir : le CNE s’il existe encore, les mesures d’injustice fiscale, notamment la réforme de l’impôt sur le revenu votée dans le budget 2006, les mesures qui ont atteint profondément les libertés et qui figurent dans les Lois PERBEN 1 et PERBEN 2, en particulier le plaider-coupable… Sur l’immigration nous reviendrons sur toutes les dispositions qui touchent aux droits des personnes tel le regroupement familial, le mariage, même s’il faut prévenir le détournement parfois commercial de cette procédure, qui doit permettre l’accès à la nationalité. Enfin nous ferons un « droit » de la régularisation au bout de dix ans.

 

Nous voila prévenus. Si le PS revenait au pouvoir, il appliquerait son PROJET POLITIQUE, tout à fait contraire au nôtre. Combattons le sans attendre.

 

B R E V E S

 

 

DIDIER JULIA, député UMP qui a un temps défrayé la chronique au moment des prises d’otages en Irak, a demandé le 5 mai une « nouvelle organisation des Services de renseignement français ». Précisant : « Ces Services ne  doivent plus être à la disposition de tel ou tel ministre pour servir ses projets ou ses ambitions personnelle et manipuler l’information ». Il demande au Président de la République« de mettre en œuvre d’urgence la délégation parlementaire d’enquête sur les services de renseignements que les députés appellent de leurs vœux depuis des mois et qui existe dans toutes les démocraties ».  

 

 

Quel parti politique ose publier ses comptes ? Réponse : l’UMP. Les adhérents automatiquement abonnés au magazine de l’UNION, ont pu lire dans le numéro 27 du 28 avril, que le budget de notre Mouvement s’élève à 47.7 millions d’euros dont 32,2 millions  proviennent de la contribution de l’Etat (comme pour les autres partis) calculée sur la base du nombre de ses électeurs. Adhérez à l’UMP et vous saurez tout sur ses finances.

 

 

UN BEAU DUEL dans le 93 pour la présidence de la Fédération UMP. Le sortant, Erice RAOULT, député maire du RAINCY, Président fédéral depuis la création de l’UMP (et du RPR depuis 1976) va avoir en face de lui, Christian DEMUYNCK, sénateur maire de NEUILLY PLAISANCE. Celui-ci ambitionne de réveiller le 93. Les deux hommes se connaissent bien et il n’y a pas dans cette dualité la moindre guéguerre. Ils sont tous les deux « sarkozystes » et il appartiendra aux militants de les départager.

 

 

  LA DETTE SOCIALE atteint des sommets. 9% de la dette publique. Quelques 91 milliards d’euros qui grimperaient à 109 milliards en 2009 selon les travaux du Sénat qui viennent d’être publiés. La mission sénatoriale s’inquiète de cette dérive financière et réclame d’urgence « des mesures pour résorber à terme, l’endettement social de notre pays ». Espérons qu’il ne s’agit pas là d’un vœu pieux d’autant que des mesures analogues doivent être prises dès maintenant pour empêcher l’aggravation de la dette actuelle. 

 

 

UN VOYAGE DE CHEF D’ETAT

 

         Ne nous y trompons pas. Nicolas SARKOZY n’est pas actuellement en Afrique – parti immédiatement après le vote de la Loi sur l’immigration – pour seulement expliquer aux africains en quoi consiste cette Loi, qui n’est pas faite « pour pomper l’élite africaine au profit de la France  », bien que ce serait un juste retour des choses, mais aussi et surtout pour stopper l’immigration clandestine, c'est-à-dire la venue chez nous de tous ceux qui n’ont rien à y faire.  NON, il est au MALI et au BENIN pour exposer aux chefs d’Etat de ces pays, ce que sera demain, après la présidentielle, la politique de la France à l’égard de l’Afrique. Finie l’assistanat mais mise en place d’un véritable partenariat.  Nous en reparlerons.

 

 

LIVRE A LIRE

 

            A MOI LE MINISTERE DE LA PAROLEaux Editions de l’Archipel. (17,95 euros).

 

            Il s’agit d’entretiens entre Emmanuel KESSLER et Patrick DEVEDJIAN, ancien Ministre, Conseiller politique à l’UMP.

 

            Un livre sans faux semblants dans lequel Patrick DEVEDJIAN explique que s’il n’est plus au  Gouvernement, c’est par volonté de conduire la bataille du sarkozysme présidentiel. Un ouvrage à lire. L’auteur n’y pratique pas la langue de bois.

 

                                                                                               F I N

 

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