la correspondance economique de GL du 24 fevrier 2008
Rien ne va plus pour notre Président. C’est du moins ce que disent et écrivent les médias au vu des sondages qui affirment que la côte de popularité de Nicolas SARKOZY s’effondre à 38% de satisfaits. Et d’en profiter pour essayer de déstabiliser le Chef de l’Etat à qui tout est reproché aujourd’hui alors qu’il était hier adulé par ces mêmes médias.
Toujours selon les sondages, le Premier Ministre, lui, voit sa côte remonter, (10 points de plus que le Chef de l’Etat) ce qui compliquerait les relations entre les deux hommes au point d’imaginer qu’après les élections de mars, le Président changera de Premier Ministre. C’est LA LETTRE DE L’EXPANSION qui le dit, arguant qu’ensuite le nouveau ou le même qui rempilerait après avoir démissionné, mettrait en place une organisation plus cohérente de l’exécutif et de la majorité. Cette majorité parlementaire qui est en pleine tempête. « La profusion de listes dissidentes aux municipales en témoigne. « le Président ne tient plus sa majorité, lâche un baron de l’UMP effaré du climat fin de règne » et de l’obstination du Chef de l’Etat à « faire la une » sur des sujets qui divisent l’opinion.
Ce baron oublie que lui et les députés de la majorité sont précisément là pour expliquer les propositions voir les décisions du Président de la République à qui ils doivent pour la plupart d’être élus. Car c’est bien évidemment leur rôle de soutenir la mise en place des réformes promises quand il était candidat à la magistrature suprême.
Toute cette agitation n’a pas de sens. Et ne sert à rien. Sinon à troubler les « braves gens » de ce pays.
Les français en vérité, sont restés fidèles à leur Président. Ils se moquent de sa vie personnelle comme des initiatives parfois curieuses qu’il prend en rupture avec le passé.
Mais ce qu’ils veulent et vite, c’est une augmentation de leur pouvoir d’achat et de meilleures conditions d’existence. Font-ils ce qu’il faut pour cela ? Je ne le crois pas car dans leur vie les loisirs priment sur le travail et le patronat – globalement – ne fait rien pour répondre à leurs attentes. Les revenus de la classe dirigeante sont en déphasage complet avec ceux des travailleurs de la base.. Comment demander aux fonctionnaires de travailler plus quand on leur accorde une augmentation de salaire de 0,8%. C’est se moquer du monde. Comment admettre notre régime de santé quand une très très grande majorité de médecins s’octroient des dépassements d’honoraires incontrôlés et souvent scandaleux. Les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter parce qu’ils ne sont pas encadrés. 4,2% de hausse comme l’a confirmé l’hebdomadaire ISA. Les marges ne cessent d’enfler mais on préfère cibler les producteurs. Qui se préoccupe de ces dérapages ? Et l’on pourrait allonger la liste de ces ratages qui ne sont pas le fait du chef de l’Etat mais de structures économiques ultralibérales et inadaptées qui faussent le jeu d’une véritable économie de marché. A se demander donc si elle a encore une raison d’exister. Il est certain que cette situation ne pourra durer. L’affaiblissement de l’économie française est une réalité et c’est au Gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent pour y remédier. Qu’il fasse preuve d’autoritarisme puisque c’est nécessaire. Mais on constate au contraire un « laisser faire – laisser aller » qui n’est plus de notre époque mais conduit à une inflation qui est au plus haut depuis seize ans.
Le rapport ATTALI est constructif mais touche à des intérêts très particuliers qu’il remet en cause. Devant la grogne de quelques professions récalcitrantes, il a été remisé aux oubliettes. Ce qui est fort regrettable. Et au plan politique, il en est de même avec le Rapport de la Commission BALLADUR. Quand se décidera-t-on a en appliquer les recommandations ? Que fait en ce sens Monsieur D’jack LANG membre de cette commission et aujourd’hui fort silencieux.
Le Président, quand il s’agit d’un dossier qu’il suit personnellement, n’hésite pas à affronter le Conseil constitutionnel et on vient de le voir avec la Loi, inédite en droit français, dite de la « rétention de sureté » qui permets de prolonger la prison pour les personnes qualifiées de dangereuses. (les auteurs de crimes sexuels notamment ). Il s’est adressé pour cela à la Cour de cassation. Nos bonnes âmes de gauche et du centre en sont presque à verser des larmes pour une simple mesure de bon sens votée par le Parlement. Quand remettra-t-on enfin les choses en place en appelant à la raison ceux qui s’opposent à la Loi. Si l’un de ces pleureurs républicains, Monsieur BADINTER, par exemple, avait l’un de ses petits enfants victime d’un criminel pervers sexuel, aurait-il la même attitude ? Accepterait-il que ce criminel, peine accomplie et souvent abrégée, soit remis en liberté ? Nicolas SARKOZY, dans sa haute fonction présidentielle, vient de faire preuve d’une remarquable autorité. Qu’il continue. Qu’il traduise aussi dans les faits, c’est à dire par la Loi, les promesses qu’il a faites lors de sa visite à Noyelles-Godault fustigeant le « capitalisme sans foi ni loi ».
Continuons à faire confiance à Nicolas SARKOZY. Durant la campagne électorale qui s’ouvre, il ne faut jamais oublier ce qu’il ferait s’il était élu, et il le fait.
Alors que près de 15% des élèves qui entrent aujourd’hui au collège ont de très graves lacunes dans les domaines de l’écriture, de la lecture et du calcul, le Gouvernement a mis en place des mesures innovantes pour remédier à cette situation. Elles ont été présentées au public le 20 février par Xavier DARCOS, le Ministre de l’Education nationale. Elles seront applicables dès la prochaine rentrée.
Il s’agit notamment de :
· Donner la priorité à l’enseignement de l’écriture, de la lecture et du calcul
· Réenseigner l’HISTOIRE par l’étude de certaines grandes dates ou de grands personnages
· Donner toute sa place à l’Instruction civique et morale et en particulier le respect du drapeau et l’enseignement des leçons de politesse
· Former à la pratique des langues étrangères : 1h30 en semaine en primaire/ élèves regroupés/ niveau
· La connaissance de l’histoire des arts dès le primaire
· Id° pour la connaissance de l’informatique
· 4 heures de sport au lieu de 3
Le cycle 1 sera composé de trois sections maternelles + la grande section. Pour le cycle 2 il comprendra le CP et le CE1, enfin le cycle 3 sera formé du CE2, CM1 et CM2.
Les autres mesures innovantes sont :
· d’alléger la semaine à 24 au lieu de 26 heures de travail
· de supprimer les cours du samedi
· d’organiser des stages de rattrapage
· d’organiser des semaines supplémentaires de travail pour les élèves en difficultés
D’autres mesures plus administratives ont été prises en même temps.
Mais bien sûr la presse n’a guère donné grand écho à cette « refonte » de notre système éducatif dès les premières années de scolarité. On le comprend. Pour la majorité des médias, ce qui est bon est à cacher.
Sur le site de l’UMP vous pourrez vous procurer le discours de Périgueux de Nicolas SARKOZY du 15 février 2008 et celui de Xavier DARCOS sur les nouveaux programmes du primaire, du 20 février 2008
MUNICIPALES - La dernière ligne droite
Depuis jeudi dernier, il n’est plus possible de déposer sa candidature pour le premier tour des élections municipales dans les communes de + de 3.500 habitants. La campagne des élections municipales s’étendra de demain, lundi 25, au samedi 8 mars veille du premier tour. Pendant cette période seront mis en place les panneaux pour la campagne officielle.
Les qualifiés du second tour auront ensuite deux jours, les 10 et 11 mars jusqu’à 18 heures, pour confirmer leurs candidatures, les listes définitives étant déposées le dans les mairies le 12 mars. La campagne officielle aura lieu du 10 au 15 mars à minuit. Passé le deuxième tour, les personnes éligibles et les électeurs auront jusqu’au 21 mars 18 heures, pour formuler des réclamations. Enfin, les comptes de campagne – recettes et dépenses sont comptabilisées depuis le 1er mars 2007 – devront être déposés auprès de la CNCCFP avant le 9 mai ou le 16 mai selon que l’élection ait été acquise au premier ou au second tour.
A C A V A L A I R E .
Dans son appel en faveur de Philippe LEONELLI, candidat aux élections des 9 et 16 mars, le président de son comité de soutien, Monsieur DURAFOUR, ancien Ministre d’état d’un Gouvernement nommé par François MITTERAND, écrit à propos de son candidat : « il sera le digne successeur de son père, dont le souvenir est dans toutes les mémoires ».
Je n’en suis pas si sûr.
Alors pour pallier aux mémoires défaillantes, je vais ci-après rétablir une grande part de vérité sur la mandature de Monsieur Paulin LEONELLI, qui fut maire de 1977 à 1982. C’est à dire exclu du pouvoir local un an avant la date fixée pour le renouvellement des conseils municipaux.
Et je vais me servir pour cela de la « Profession de foi » (c’est ainsi que l’on disait alors) datant de 1982, d’une liste intitulée POUR LE RETABLISSEMENT DE LA DEMOCRATIE A CAVALAIRE, ce qui est tout dire. Cette liste était conduite par un candidat plein d’allant, sérieux et motivé, qui s’appelait Louis FOUCHER.
Dans ce texte, il était écrit :
(Dans notre commune) tout, absolument tout dépend de Monsieur LEONELLI. Il a mainmise sur tout. Selon sa bonne ou mauvaise volonté. Selon son bon vouloir….. La mairie s’est obscurcie, les comités de quartiers sont devenues voies de garage. Les commissions extra-municipales ont disparu…. Cette situation est indigne du peuple cavalairois. Elle fait rire les communes avoisinantes.. » Il s’agit de la part du maire « d’une dictature à peine déguisée. (Et de plus) démontre ,son égoisme, sa mégalomanie, et le peu de considération qu’il a pour la vox populi et l’irrespect qu’il porte au Conseil municipal.»
Dans les lignes qui précèdent tout est dit. Et condamne sans appel, la gouvernance de Monsieur Paulin LEONELLI pendant des années.
C’est ainsi que la publication VAR informations de la même période résume une situation devenue insupportable pour tous après cinq ans de règne:
« Latente depuis longtemps, déclarée depuis quelques semaines, la crise qui s’est développée au sein du Conseil municipal de Cavalaire, a inévitablement éclaté le vendredi 6 novembre 1981, et s’est concrétisée finalement par la démission de dix-sept conseillers municipaux sur les 21 que comprend le Conseil. (maire inclus). Ce jour là, la majorité du Conseil met le maire en demeure de donner sa démission, ce qu’Il refuse. Les conseillers eux démissionnent. Il ne s’agit pas d’une manœuvre politique puisque les démissionnaires sont de toutes tendances. Le motif de leur démission est simple. Ils reprochent au Maire : des abus de fonctions, son caporalisme, le mépris qu’il manifeste envers ses collaborateurs, sa gestion léonine, etc. »
Mais, comme l’écrit toujours VAR MATIN, dans son numéro du 6 décembre, il y eut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Et de titrer son article : « Incroyable. A quatre le conseil municipal adopte le budget supplémentaire et le POS ». Et de préciser que ce mini conseil, composé du maire, d’un adjoint notoirement socialiste et de deux élus pour une fois présents, fut rondement mené. Pas de discussion, pas de question posée, pas d’explication. Les chiffres jonglaient devant une salle médusée qui comprit seulement que faute pour le Conseil d’avoir délibéré avant le 15 novembre, la ville perdait une subvention d’état de 750.000 francs pour l’achat de cars municipaux. Somme qui fut donc votée avec les dépenses habituelles à charge de la commune, c’est à dire des contribuables. En trente minutes tout fut réglé par un maire partant. Car, il faut savoir que deux jours auparavant, le Préfet avait décidé de dissoudre le conseil municipal et de fixer les élections municipales au 10 et 17 janvier 1982.
Monsieur LEONELLI et ses amis, furent battus au premier tour et Louis FOUCHER l’emporta avec 75,28 % des voix. Sa liste eut 17 élus, parmi lesquels un certain Docteur ROCHETON, qui devint adjoint. On ne comprend guère qu’aujourd’hui il appelle à voter pour le fils du père, dont il avait condamné la gestion. On dira que le fils n’est pas le père, ce qui est vrai, mais alors pourquoi se référer à celui-ci ?
Ancien conseiller d’Alain PEYREFFITTE, j’étais à l’époque « mis au placard » par les socialistes. Et j’ai donc personnellement vécu à Cavalaire en spectateur, tous ces « troubles » que je viens de narrer qui faisaient le bonheur des médias mais dont les cavalairois n’ont certes pas gardé un « merveilleux » souvenir. Monsieur le Président du Comité de soutien à Philippe LEONELLI doit bien regretter aujourd’hui la phrase qu’il a écrite.
Mais en définitive, ce n’est pas cette période qui m’interpelle. Le passé est le passé et les méthodes de gouvernance d’une commune ne sont plus aujourd’hui celles de la fin des années 80. Non, ce qui m’inquiète ce sont toujours les possibles magouilles d’entre les deux tours. Et je me répète. Si des trois listes en présence aucune ne l’emportait au premier tour, deux de ces listes fusionneraient à coup sûr pour faire battre la troisième. Et je pense que Monsieur LEONELLI restant en lice proposerait cette fusion à la liste dite UMP. (Ce qui ne signifie pas grand chose ici à Cavalaire ou l’UMP ne se réunit jamais). Et le risque serait alors grand, très grand, de voir entrer au Conseil municipal dans la majorité, un courant fidèle à une idéologie de gauche, alors que la commune a apporté une très grande majorité de suffrages à Nicolas SARKOZY, il y a huit mois.
Pour ma part, en tant qu’électeur cavalairois, j’attends de Philippe LEONELLI, qu’il dise à la population lors de sa soirée de demain lundi (cf in fine), dissipant toute équivoque, que sa liste est réellement APOLITIQUE. Et qu’il promette s’il était élu, de désavouer très officiellement François HOLLANDE au cas où celui-ci, comme il ne manquera pas de le faire, classerait CAVALAIRE parmi les villes gagnées par la gauche.
Voilà pourquoi afin d’éviter ces complications, je m’obstine à souhaiter que la liste d’Annick NAPOLEON l’emporte au premier tour. Elle a autant que le sympathique Jacques HERNANDEZ, les qualités et la compétence requises pour diriger notre ville.
G.L.
(Me trouvant en clinique demain, je ne pourrai assister à la réunion LEONELLI. Je le regrette vivement.)
ADIEU RITON
Léopold RITONDALE, (Riton pour ses amis) s’est éteint mercredi dernier dans la nuit à l’Hôpital de LA TIMONE à MARSEILLE où il avait été transporté deux semaines plus tôt. Il sera enterré demain dans « sa » ville , la cité des Palmiers, à laquelle il a consacré toute sa vie. C’était un homme atypique mais admirable. Un grand serviteur de l’Etat aux différents postes qu’il avait occupé en mairie. Jusqu’à celui de Premier magistrat de la ville, fonction qu’il occupât pendant vingt cinq ans.. C’est pour moi encore un fidèle ami qui disparaît.
Je ne veux résister ici à la satisfaction que j’ai de reproduire la déclaration d’Hubert FALCO et celle de Robert ALFONSI, vice-Président du Conseil Régional (soc) aussitôt que fut connu son décès. Le premier a dit :
« Homme de caractère, de forte personnalité, Léopold s’était totalement identifié à cette ville à laquelle il a consacré sa vie et toute son énergie. Homme de cœur, élu de grande expérience, il savait allier autorité et bonne humeur »
Et du second ces mots que l’on n’oubliera pas :
« Une longévité politique aussi exceptionnelle que la sienne est toujours un signe évident de reconnaissance populaire : même si l’on ne partage pas ses idées, il faut respecter un homme qui est à ce point reconnu par le peuple »
LES PHRASES
.
De RAMA YADE (le 17 février) s’adressant aux socialistes de COLOMBES : « Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés (…) qui s’en prend à moi parce que je suis noire. »
D’YVES JEGO, député UMP : C’est la première fois que l’on veut abattre avec tant de force un président de la République alors qu’il n’y a pas de crise politique et sociale graves ni même de grèves massives ».
F I N