la correspondance economique de GL du 12 MARS 2008
A droite, nous avons tendance à ne pas savoir exploiter nos victoires. D’où cette sinistrose qui accable souvent nos amis. Et cependant le 9 mars, des victoires il y en eu :
Dans le VAR à SAINT RAPHAEL, nos amis GINESTA et BRUN ont été réélus avec plus de 60% des voix. Et aux cantonales dans le Var, 9 candidats de la majorité présidentielle de droite ont été élus contre 2 à la gauche. Et l y a tout lieu de penser que dimanche prochain la droite à SAINT TROPEZ élira la liste de Michel MEDE – pour laquelle s’est désistée l’ UMP - qui fera un excellent maire de la cité du Bailli.
NON, la France n’est pas tombée à gauche et cela sera prouvé dimanche prochain où la mobilisation doit être totale, comme l’a rappelé hier Nicolas SARKOZY. Ce qui veut dire que, si le choix aux municipales se fait prioritairement en fonction d’un homme ou d’une femme compétent pour gérer une commune, il ne peut pas pour autant ignorer l’enjeu national d’un tel scrutin, qui est primordial. Je crois que nous en avons tous conscience et que les électeurs et électrices qui ont pu le 9 mars oublier de se rendre aux urnes sauront dimanche prochain rectifier le tir. Dans le bon sens.
POUR MES LECTEURS et LECTRICES DU GOLFE DE SAINT TROPEZ
A Michel MEDE pour l’excellent score qu’il a réalisé à SAINT TROPEZ où sa liste divers droite a battu celle adoubée par le député et Maire sortant, Jean Michel COUVE. A l’issue du scrutin et dès la proclamation des résultats, très courtoisement, Madame BARTOLOTTI qui conduisait la liste UMP a annoncé qu’elle se retirait en faveur de Michel MEDE.
Restent donc en lice, la liste de notre ami et celle de J.P. TUVERI, l’éternel opposant dont le score est à deux points de la majorité des suffrages. Si le report de voix de Madame BARTOLOTTI se fait correctement et si les abstentionnistes comprennent qu’il est préférable de confier les clefs de la mairie à un tropézien, chirurgien dentiste, plutôt qu’à un très haut fonctionnaire international en retraite, tout laisse espérer que Jean Michel MEDE l’emportera. Tous nos vœux l’accompagnent.
Avec 48,23% des suffrages, vous avez gagné et de loin au premier tour.
Vous êtes à 126 voix de la majorité absolue tandis que vous devancez la liste HERNANDEZ (dite UMP) de 1351 voix et celle de LEONELLI de 437 voix.
Le courage que vous manifestez depuis quatorze ans dans un combat qui fut difficile car les coups qui vous furent portés ont été souvent très durs, l’appui sans réserve que vous ont apporté vos amis, le travail fourni par votre équipe dont le dévouement a été sans limite, ont porté leur fruits.
Il fallait voir les mines allongées de certains, dimanche soir, à la salle des fêtes, pour comprendre que cette victoire du premier tour leur était insupportable, mais faisait aussi réfléchir beaucoup d’autres qui ont compris que la vraie candidate de la majorité à qui on avait refusé l’investiture, c’était quand même vous.
« Mon investiture c’est vous », aviez vous d’ailleurs proclamé dès votre première rencontre de campagne avec le peuple cavalairois et celui-ci vous a donné raison en n’accordant qu’un faible score – un petit 14,45 % - à la liste étiquetée UMP conduite par Jacques HERNANDEZ. D’ailleurs jamais la question n’a été posée à celui-ci de savoir depuis quand il est adhérent de l’UNION. Dommage, car je ne crois pas me tromper – et dans ce cas je m’en excuse - en répondant : depuis moins de six mois, c’est à dire juste pour les « municipales ». Un ticket d’entrée en quelque sorte.
Moi qui ait près de trente huit d’ancienneté dans la mouvance gaulliste, mon cœur est gros de savoir depuis lundi soir, qu’un ancien ministre UMP battu au premier tour face à une candidate également ancienne ministre UMP, mais surtout militante comme Annick NAPOLEON à CAVALAIRE, se retirait pour le deuxième tour, sans appeler à voter pour celle que l’électorat de REIMS a déjà choisi comme maire de la cité du champagne. En raison de cette mesquinerie de Monsieur Renaud DUTREIL, cette fonction risque de revenir à un socialiste. Alors que REIMS est gouvernée à droite depuis plus d’un demi siècle. Je suis tout aussi choqué et attristé quand je lis dans la presse, qu’un maire UMP d’une grande ville voisine, Président de la Fédération départementale UMP, déclare qu’il aurait fait le même score s’il avait été socialiste. Alors pourquoi est-il à l’UMP ?
Mais, ce qui me peine le plus, c’est de voir, chez nous à Cavalaire, que la tête de liste UMP, jette l’éponge et prétend que la plupart de ses colistiers – qu’en sait-il ? – apporteront leur soutien à la liste LEONELL, c’est à dire à une liste dont le Président du comité de soutien – il faut le rappeler – est un ancien ministre d’Etat du socialiste François MITTERAND. Je qualifie cette liste de « radicale-socialiste », qui fleure bon les temps anciens, (relire mon BLOG précédent n°54). Un retour en arrière en vérité. Monsieur HERNANDEZ abandonne ainsi ses colistiers en rase campagne, ce qui ne s’était jamais vu à Cavalaire, Cette ville qui a voté à 73 % pour Nicolas SARKOZY, ne peut pas élire dimanche un maire recevant le renfort d’un candidat prétendument UMP qui a réuni un petit score de 14% de votants. Ce sont donc ceux-ci qui doivent se réveiller et apporter leurs voix à Annick NAPOLEON. D’autant que Monsieur HERNANDEZ s’est bien gardé de dire qu’un autre grand nombre de ses colistiers ne sont nullement d’accord pour voter LEONELLI. Et de sa part, ce silence est intellectuellement malhonnête. Je connais au moins trois adjoints de Louis FOUCHER qui voteront NAPOLEON. Ils me l’on dit.
N’avais-je pas en tout cas raison d’écrire dans mes BLOGS de la campagne, qu’il fallait faire très attention aux magouilles de l’entre deux tours. Et j’aurai du écrire, mais aussi d’avant le premier tour. Car je suis convaincu que c’est bien avant dimanche dernier que Jacques HERNANDEZ sentant venir le boulet de la défaite a dû conclure un « arrangement » pour que ses voix, dont il n’est quand même pas maître , ne soient pas perdues au deuxième tour et profitent à la liste que nous savons. Heureusement, toutes ces manœuvres, ne sont pas allées aussi loin que je le craignais car « l’appel » du 17 mars de Monsieur HERNANDEZ, ne portera guère au delà du nombre de ses « fans », qui, pourraient tenir dans une cabine téléphonique.
Je conçois que son électorat – 578 personnes , en gros 10% de la population cavalairoise - se trouve en plein désarroi et s’interroge.
Comment pourrait-il apporter son suffrage à la liste LEONELLI qui promet de « mieux vivre à Cavalaire » - sous sa férule – alors que son « programme » est sans intérêt, sauf qu’il coûterait horriblement cher aux contribuables de notre commune. Laquelle liste de surcroît, compte en son sein un défecteur de l’UMP sans que Monsieur CORNA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ait jamais dit au cours de la campagne, pourquoi il avait quitté la majorité sortante bien que se prétendant toujours investi localement de fonctions politiques au titre de l’UMP. Dont je me demande bien, quand elles lui ont été confiées par l’UMP qui a Cavalaire ne se réunit pratiquement jamais. De l’auto proclamation sans doute. La rumeur dit qu’en cas d’échec de la Liste LEONELLI qui n’obtiendrait alors que six sièges sur 29, Monsieur CORNA, bénéficiaire de l’un de ces six sièges, ne participerait pas aux séances du Conseil Municipal. Vite, vite, qu’il démente. Ou qu’il s’explique. Et puis, ici comme ailleurs, les gens n’aiment pas les traîtres. BOCKEL, ministre socialiste de l’ouverture en a fait l’amère expérience dimanche dernier. La sympathique Rama YADE aussi.
Mais tout cela paraît bien compliqué alors que les choses sont si simples.
Revenons donc aux réalités, à l’intention précisément de cet électorat et des abstentionnistes (25,59 %), qui ont devant eux un choix et un seul. Ou élire un maire
qui malgré sa bonne volonté que je ne mets pas en doute, ne connaît rien aux affaires communales et devra donc se reposer quasi totalement sur « l’administration » municipale pour mener à bien sa mission de premier magistrat de la ville, c’est à dire se laisser « gouverner » par de hauts fonctionnaires, technocrates locaux, ce qui n’est jamais bon malgré les qualités qu’ils peuvent avoir. Ou élire un maire qui depuis quatorze ans, en sa qualité de conseillère élue, suit les dossiers de la commune au jour le jour, a participé à de nombreux stages de formation aux fonctions communales pour renforcer ses compétences en matière de collectivité territoriale, qui a su s’entourer d’une équipe décidée à « aller au charbon » et d’œuvrer pour que l’avenir de Cavalaire soit conforme aux souhaits de la population, de maintenir enfin son engagement d’être « au service de tous, pour le bien commun ».
Je ne voudrai pas taire pour autant ce qui me paraît aussi être d’une grande importance. A savoir : Annick NAPOLEON a été de nombreuses années durant opposée au Maire Louis FOUCHER dont elle contestait à la fois le mode de gouvernance et certaines de ses décisions. Jamais elle ne fut entendue, parce que par principe, on ne voulait pas l’entendre. La concertation n’était pas le maître mot de la majorité sortante. Mais son combat qu’elle est sur le point de gagner, ne signifie pas pour autant qu’elle a l’intention de détruire tout ce qui a été construit par Louis FOUCHER, comme certains en font courir le bruit. Je suis au contraire convaincu qu’elle continuera son œuvre, mieux que quiconque, mais sur des données différentes, notamment en consultant la population comme elle l’a promis et nul n’ignore qu’elle tient toujours ses promesses. Louis FOUCHER a fait pour Cavalaire, en trente ans de règne, des choses magnifiques et donné à notre ville une renommée internationale, ce que je ne cesserai jamais de rappeler. Cette œuvre, j’en suis convaincu, sera poursuivie par Annick NAPOLEON, mais dans des conditions et une optique différentes.
C’est pourquoi le meilleur vote, dimanche prochain, émis par l’électorat de Cavalaire, sera celui qui se portera sur la liste conduite par Annick NAPOLEON, totalement identique à celle qu’elle a mené dimanche dernier. Ce sera un vote de bon sens et d’utilité publique. GL
De Nicolas SARKOZY, le 6 mars dans le FIGARO : “Je sais que ce scrutin (des 9 et 16 mars) aura aussi une signification politique que j’entendrai et dont je tiendrai compte”.
De François FILLON, chef du Gouvernement le 14 janvier dans le FIGARO : Il y a des sujets municipaux qui ont une résonance nationale ».
Vendredi prochain 14 mars,
A 18 heures
Salle des Fêtes de CAVALAIRE
Pour la dernière réunion publique de la campagne,
CAVALAIRE A VENIR - ENSEMBLE MAINTENANT.
F I N