LA CORRESPONDANCE POLITIQUE DE G.L. N°6 - octobre 2005
LES LIBRES PROPOS DE Gabriel LETELLIER
Notre pays est-il encore dirigé ? A-t-il à sa tête un Gouvernement digne de ce nom. Ce qui s’est passé fin septembre m’autorise à en douter. Les voyous qui ont détourné un navire de ligne, les assassins qui ont envoyé une roquette sur un bâtiment administratif dans lequel se trouvait un Préfet, représentant de l’Etat, au risque de le tuer, arsouilles qui ont eu un comportement contraire aux Lois de la République, ne méritent qu’une condamnation exemplaire, à la fois pour les délits criminels qu’ils ont commis, mais aussi pour servir d’exemple à tous ceux qui seront tentés de les imiter. Au lieu de cela et paraît-il pour rétablir un prétendu climat dit
d’apaisement (sic) ils ont tous été libérés et renvoyés dans leurs foyers comme si rien ne s’était passé. La lâcheté des Autorités en la circonstance a été aussi un camouflet pour le Préfet en poste, le GIGN qui a rétabli l’ordre, le Procureur de la République qui a eu le courage de vouloir faire appliquer la Loi et enfin les forces de police dans leur ensemble, qui chaque jour doivent affronter une guérilla urbaine de plus en plus violente. Au péril de leur vie. BASTIA le 4 Octobre a été prise en otage et à AJACCIO le même jour des « manifestants » ont voulu empêcher l’accostage d’un navire de la société privée Corsica Ferries portant ainsi une atteinte grave à la fois à la liberté du travail et aux intérêts de la France. Enfin, au moment où j’écris ces lignes, le port autonome de Marseille est totalement bloqué depuis plus d’une semaine portant là aussi une atteinte inadmissible à l’économie locale et nationale.
Que ce soit la CGT ou le STC (syndicat corse des marins), l’une et l’autre organisation qui n’ont plus de syndicale que le nom, ont tout mis en œuvre, même le pire, pour garder des privilèges de carrière scandaleux, importe peu. Ils ne sont que les paravents des indépendantistes. Dans cette affaire CORSE de caractère insurrectionnel, la France a perdu la face, elle s’est décrédibilisée aux yeux du monde et montré sa totale impuissance à faire respecter la LEGALITE REPUBLICAINE, car jusqu’à preuve du contraire ce territoire est toujours partie intégrante de la France.
Justement abordons sans faux fuyant cet aspect des choses. Et d’abord, la CORSE c’est quoi ?. Une Ile qui a été vendue au Royaume de France en 1768 par la ville de GENES en Ligurie. Après – déjà – une première révolte, en 1793, matée par BUONAPARTE elle fut divisée en 1975 en deux départements. A défaut d’avoir une activité économique rentable la CORSE a surtout produit beaucoup de fonctionnaires et s’est installée petit à petit dans un système d’assistanat financé par la métropole auquel se sont ajoutés nombre d’avantages de toute nature, au titre de la « continuité territoriale ». Ce qui ne veut rien dire. Il n’empêche que cela ne suffisant pas à leur bonheur, les corses ont démarré une nouvelle révolte en 1975 à ALERIA (cf. mon BLOG N°5) révolte qui n’a cessé depuis lors d’empirer comme on peut le constater quotidiennement. Et cette révolte n’est pas anodine. Ceux qui la dirigent et l’animent ne craignent pas de commettre des attentas porteurs de mort ou de tuer froidement un haut représentant de l’Etat, comme ce fut le cas avec Claude ERIGNAC, Préfet de la République, lâchement assassiné il y a six ans alors qu’avec son épouse il se rendait au théâtre, comme un simple citoyen.
Que veulent donc exactement ces gens qui se comportent en criminels – même si cela bien évidemment n’est pas le cas de tous les corses – sinon l’indépendance de l’Ile pour des motifs fort peu avouables ainsi que l’écrit très bien le Préfet BONNET, successeur de Claude ERIGNAC, dans un livre dont je conseille la lecture, intitulé LE SANG ET LE PILORI, sorti le 7 septembre. Le moment est donc peut-être venu de donner la parole au peuple corse, comme l’a fait en son temps le Général de Gaulle avec l’ Algérie et donc de lui demander par voie référendaire s’il veut ou non rester français. Si la réponse est négative, la France en tirera immédiatement les conséquences et s’en ira avec dignité, convaincue d’avoir donné au peuple corse, par cette consultation démocratique, le droit de disposer de lui même. Mais si la réponse est positive – OUI, nous corses voulons rester français – alors le Gouvernement aura les mains libres pour mettre un terme à toutes les menées révolutionnaires de ceux et celles qui ne seront plus des indépendantistes mais des TERRORISTES criminels, et ce par quelque moyen que ce soit, afin de faire respecter la Loi française en territoire français.
Voilà mon sentiment sur ce sujet pour lequel aucune solution de compromis ou aucun « arrangement » n’est possible car on ne négocie pas avec ceux qui n’hésitent pas à tuer. Il devient donc URGENT de connaître la volonté du peuple corse, exprimée à travers un referendum populaire tel que le prévoit notre Constitution. Telle est « ma » solution. Nicolas SARKOZY a fait savoir le 1er octobre qu’il avait lui aussi « sa » solution mais que le Premier Ministre ne lui avait pas demandé de la faire connaître. Ce qui est bien dommage.
J’ajouterai une remarque avant de clore ce sujet et d’avoir votre avis chers lecteurs et lectrices. Lorsque les syndicalistes corses ont détourné un bateau de la SNCM le 28 septembre, ils n’ont pas choisi n’importe quel navire, mais le PASCAL PAOLI. Or, Pascal PAOLI fut le premier « rebelle » corse qui organisa méthodiquement la « résistance » à partir de 1755 et fut vaincu après plusieurs années de combats menés dans la clandestinité. .
Ainsi Nos modernes pirates ont très clairement donné un symbole à leur acte, ce dont curieusement les médias n’ont guère parlé. Mais s’en sont-ils seulement rendu compte ?
En dehors de cette chienlit nationale, que s’est-il donc passé au cours de ce mois de septembre. Rien qui vaille la peine d’être cité même la « remontée » de CHIRAC dans les sondages, car nul n’ignore que l’on fait dire aux sondages ce que l’on veut. Le vrai sondage est dans les urnes et on l’a bien vu avec les élections allemandes où Madame MERKEL, la « libérale » donnée largement gagnante a fini par se retrouver au coude à coude avec son rival SHRÖDER, le chancelier sortant. En effet, même après l’élection de DRESDE du 2 octobre – qui n’avait pu avoir lieu le 18 septembre – son parti ne l’emporte que de 4 sièges sur le SPD. Donc elle devrait devenir chancelière, mais la situation reste confuse car son rival ne veut pas décrocher de son poste qui doit quand même être bien juteux. Il est donc en situation de squatter qui attend pour voir ! Ce qui est quand même curieux. Je tiens a rapporter ici ce que m’écrivait le 20 septembre une amie française, chef d’entreprise en Allemagne où elle réside : « Ces élections ont été un désastre pour ce pays. La claque reçu par la CDU était méritée, ce parti ne comprenant en fait rien à l’opinion publique ». Ajoutant – et là je lui en laisse la totale responsabilité- « que la candidature de Mde MERKEL avait été un mauvais choix, car elle est loin d’être belle, elles est austère et sans aucun charisme ».
Je n’insisterai pas non plus sur ce thème « accrocheur » pour tous nos médias : la prétendue rivalité entre de VILLEPIN et Nicolas SARKOZY devenu le propos à la mode du moment. Mais pendant que les journalistes « amusent » la galerie avec cette histoire sans fin, ridicule d’ailleurs, tout autant que la « migraine » du Ministre de l’Intérieur le 5 octobre, (selon France INFO du 5-10), les vrais problèmes sont traités avec une certain légèreté et surtout un manque total de réalisme.
D’abord celui des licenciements massifs - secs ou non - que décident nombre d’entreprises multinationales ou françaises mais qui ne font pas l’objet au plus haut niveau et dans les médias du seul commentaire qui vaille. Parce qu’il est dérangeant. A savoir qu’aujourd’hui ce sont les actionnaires qui font la loi dans l’entreprise – notamment les fonds de pension – ce qui signifie en clair que pour ramasser un maximum de profits – toujours plus - il faut réduire sans pitié les coûts de production et en premier la masse salariale. Ce qui se traduit pas une diminution drastique des emplois et quantité de chômeurs en plus. Avec ou sans délocalisation. Là est la vérité et c’est à ce niveau là que le Gouvernement doit trouver LA solution. Et non en se couvrant de ridicule comme il l’a fait dans l’affaire HEWLYET-PACKARD, voulant faire rembourser à cette entreprise symbole de l’économie libérale, des aides publiques qu’elle n’a jamais perçu. Comment en tout cas un Premier Ministre a-t-il pu déraper à ce point sur un tel sujet. Et les socialistes tout autant. (En attendant cette société qui a massivement licencié en France a profité de l’amnistie fiscale aux USA pour y rapatrier 14 milliards ! ) Mais il y a quand même des députés, UMP en particulier, qui face à cette situation ont eu d’autres réactions et suggèrent des solutions qui vont dans le bon sens, celui de la protection des travailleurs. Ainsi Patrick OLLIER, élu des Hauts de seine, Président de la Commission des affaires économiques à l’AN, que j’ai bien connu quand il était le proche collaborateur de CHABAN DELMAS, qui a souhaité que le Gouvernement présente rapidement au Parlement des mesures en faveur de l’actionnariat salarié. Jacques CHIRAC a aussi demandé la même chose à l’équipe de VILLEPIN, le 13 septembre. Mais seront-ils entendus ? Je ne crois pas me tromper en répondant : certainement pas.
Ensuite, la prochaine élection présidentielle, dans deux ans. Les médias et les politologues s’obstinent à opposer dès maintenant SARKOZY à de VILLEPIN. En omettant de rappeler que l’un des deux voir d’autres qui se feront connaître d’ici là, devront pour avoir l’investiture de l’UMP, se soumettre au vote des adhérents de l’UNION, premier parti de France. Ce qui est logique même si cela ne plait pas à Monsieur Jean Louis DEBRE ou à Madame Michèle ALLIOT MARIE. Pour qui cette méthode de désignation « serait contraire à l’esprit de la Vème République ». Et quoi encore. Qu’ils nous indiquent donc le texte qui a défini cet « esprit ». Qui pour eux se résume en trois lettres : TSS. Tout sauf Sarkozy. Laissons les à leur rêve exprimé ainsi par la Ministre de la Défense : « Je participerai au débat présidentiel (…) J’y jouerai un rôle de premier plan ». On n’en doute pas et on devine lequel. Ce qui est vrai par contre, c’est qu’une fois l’investiture obtenue démocratiquement, le candidat ou la candidate présenté par l’UMP devra être capable de rassembler l’ensemble des françaises et des français pour gagner la magistrature suprême. Il est bien évident qu’il n’y en a qu’un qui aura cette capacité de rassembleur et vous avez tous compris à qui je pense. Aussi, laissons à Nicolas SARKOZY le soin de « faire ce qu’il a à faire » et de ne « céder sur rien, ainsi que le veut l’opinion publique » comme il l’a déclaré à LA REUNION. ( LE MONDE du 1er octobre) et comme on le constate dans la vie quotidienne de la rue de La Boétie. Au moins, ce qui est évident, c’est qu’a l’inverse de François HOLLANDE avec le PS, lui, n’a pas « à reprendre en mains » l’UNION qu’il dirige, car depuis son élection, il est le « chef » qui sait ce qu’il veut et mène démocratiquement le parti ainsi que l’a reconnu implicitement Nicolas DUPONT AIGNAN, député UMP, Président de DEBOUT LA REPUBLIQUE, poil à gratter du parti majoritaire, en s’exprimant récemment à DOURDAN où il réunissait ses amis, dans les termes suivant : « Maintenant (c’est à dire depuis que SARKOZY est président ), je peux m’exprimer dans toutes les réunions publiques de l’UMP » (LE FIGARO du 12 septembre.) - Voir à ce sujet et ci-dessous la rubrique CAVALAIRE -.
Pour ne pas que l’on m’accuse comme ce fut parfois le cas avec mes précédents BLOGS d’être un « gauchiste » et de tenir un langage de syndicaliste (que j’ai été d’ailleurs à un haut niveau de la CFTC puis de la CFDT de 1963 à 1968, ce dont je demeure fier ) je terminerai sur une note optimiste, au moins pour les actionnaires et les dirigeants des entreprises du CAC 40, mais certes pas pour leurs travailleurs.. . . Sachez qu’au premier trimestre de cette année les « grands groupes français » ont engrangé 40,5 milliards d’euros de bénéfices. Ainsi pour France TELECOM, 3400 millions d’euros, soit 226% de plus qu’au premier semestre 2004,
pour ACCOR (dont le directeur général vient cependant d’être éjecté de son siège), 156 millions d’euros soit 144% de plus, TOTAL, 6287 millions d’euros soit 44% de plus, VIVENDI U, 1260 millions d’euros soit 49% de
plus, ARCELOR, 1937 millions d’euros soit 124% de plus, etc. Que l’on me pardonne, mais je citerai au sujet de l’ insolente bonne santé de ces entreprises, mon quotidien préféré, c’est à dire LIBERATION qui écrit le 23 septembre, à ce sujet : « les résultats des groupes français ne sont plus liés à la santé de l’économie nationale, ni même européenne pour certains. La forte progression des six derniers mois est due à un très bon positionnement des groupes du CAC, par rapport à une demande mondiale tirée par la CHINE ». Et de citer TOTAL devenu avec la hausse des cours du brut, « recordman des bénéfices avec plus de 6 milliards d’euros de résultat net pour le premier semestre… Même constat heureux pour le secteur financier qui se porte comme un charme. Ainsi BNP-PARIBAS a dépassé les trois milliards d’euros de bénéfice et la Société Générale les 2 milliards.. ». N’en jetez plus, arrêtons nous là, car la coupe est pleine. Bravo messieurs. Mais n’oubliez pas que pour ceux dont le travail vous permet de gagner tant d’argent, leur passé est triste, leur présent est tragique et ils savent bien qu’ils n’ont guère d’avenir.
G.L.
Alors qu’il reste dehors, il y est bien. Il est le chouchou des médias – et pour cause – mais aucun n’a encore eu le culot de demander à Monsieur BAYROU de publier le bilan de sa propre gestion quand il était ministre de l’Education nationale. Je reprends sous une autre forme la formule utilisée ci-dessus : plus laxiste que moi, camarade du SNES, tu meurs. Car nul ne l’ignore le Ministre de par ses bonnes et proches relations avec la Secrétaire Générale de cette organisation laïque en était presque arrivé à « cogérer » le Ministère avec cette dernière.
. Dans le VAR, la presse dit que l’UDF est maintenant, en vérité depuis quelques jours, en « ordre de bataille » pour gérer les combats qui l’attendent. Tout cela parce qu’elle a enfin trouvé un nouveau patron en la personne de Ferdinand BERNHARD, 53 ans, maire de SANARY qui serait un « vieux routard de la politique » (dixit VAR MATIN du 1er octobre). Attendons de voir le maçon au pied du mur et on verra bien les résultats électoraux à venir. Au jeu des paris, il y aura sûrement des « placés » mais je crains fort que ce serait à coup sûr perdre sa mise que de les jouer gagnant.
2 adolescents sur trois voient des films pornographiques
C’est une étude du très sérieux INSERM qui le dit et met au jour une corrélation entre la consommation régulière de ce type d’images, les difficultés scolaires et les conduites à risques. D’une façon plus détaillée, cette étude révèle que 80% des garçons et 45% des filles de 14 à 18 ans regardent au moins un film X une fois dans l’année scolaire. Et que prétend encore cette étude ? Elle dit très clairement que le fait de regarder à cet age des films pornos peut être considéré comme le signe d’un malaise de l’adolescence. On s’en doute. Mais elle établit aussi un « lien », chez les garçons comme chez les filles, entre la consommation régulière de tabac ou d’alcool, la déprime, les tentatives de suicide et le fait d’avoir été victimes de violences à caractère sexuel, qui apparaissent comme des variations associées au visionnage de films X. Mais bien sûr, cette docte Institution, l’INSERM, se garde bien de proposer des remèdes. Car ce serait sans doute porter atteinte à la liberté individuelle si chère au cœur de ceux qui ont en charge la responsabilité de notre jeunesse. Mais il y aura bien à l’UMP des compagnons qui auront précisément le courage de suggérer ces « remèdes » et de demander au Ministre de l’Intérieur de les faire appliquer. Soyons patient, tout fini par arriver. Mais encore faut-il « poser le problème », ce que seul LE MONDE a fait, mais hélas avec sa pratique habituelle d’un jésuitisme de bon aloi.
GREVES
Aujourd’hui mardi 4 octobre, grande festivité sociale de rentrée. Tout le monde en est informé depuis le milieu de l’été, tout le monde s’y est préparé en bronzant sur les plages et la France – comme toujours en pareille circonstance – s’est divisée en deux camps. Celui de ceux qui vont malgré tout travailler et pour qui ce 4 octobre sera une « journée galère » et celui de ceux qui ont décidé de cesser le travail et accessoirement d’aller défiler. Comme au temps de Maurice THOREZ, le déserteur, sauf qu’il n’y a plus personne pour oser dire à sa place comme il le fit dès son retour d’URSS où il s’était planqué : « Camarades, il savoir cesser une grève ». Cela n’aurait d’ailleurs plus de sens maintenant puisque les grèves à répétition sont figées dans le temps : 24 heures et pas une de plus.
Donc demain le bon peuple va retourner au turbin, sans avoir coupé aucune tête comme au temps de la grande révolution car aujourd’hui cela ne se fait plus. Ce ne serait pas correct. Alors ? Alors à quoi sert la grève ? A rien sinon à enm…. tout le monde sans aucun résultat pratique. Ce qui étonne le monde entier car on ne voit guère cela ailleurs que chez nous. Un japonais, un chinois ou un américain ne peut comprendre que brusquement le métro et les bus s’arrêtent une journée, que les musées soient fermés, que des hordes dépenaillées s’époumonent sur la voie publique à hurler des slogans, que les postiers ne distribuent pas le courrier (mais cela par contre est courant), etc, etc. Ils se disent : ces français sont devenus fous et repartent chez eux en inscrivant sur leur carnet de voyage, cette journée insolite pas prévue au programme.
Après ce préambule, je veux en venir à la vraie question qui se pose mais qui est bien sûr fort dérangeante, à savoir comment mettre fin à ces « mouvements » pudiquement baptisés « sociaux » autrement dit de cessation répétée du travail qui porte, de surcroît, et à chaque fois, un sale coup à l’économie française ? J’ai une réponse et je vous la livre.
Mais d’abord je vous rappelle que jusqu’au I9ème siècle la grève était interdite et constituait en outre un délit pénalement sanctionné. Le 25 mai 1864 une Loi mit fin à cette pénalisation tout en spécifiant que la grève était autorisée mais constituait une rupture du contrat de travail.
Ce n’est qu’à la Libération que le droit de grève fut pleinement consacré. Et inscrit dans le préambule de la Constitution du 28 octobre 1946. Qui disait ceci : le droit de grève s’exerce dans le cadre des Lois qui le réglementent.
Sous la cinquième République instaurée par le Général de gaulle, le droit de grève est totalement reconnu. Mais, il fallut attendre 1963 pour que le législateur « encadre » - en vérité fort peu – ce droit.
Sont ainsi interdites les grèves « tournantes » qui visent à paralyser l’action d’une entreprise. De même dans la fonction publique, un syndicat souhaitant organiser une grève est contraint de déposer un préavis cinq jours au moins avant la cessation du travail. Par ailleurs un service minimum, minimorum, a été mis en place dans certains secteurs comme le contrôle aérien ou l’audio visuel public.
Depuis, PLUS RIEN.
Alors, je m’adresse au Gouvernement, pour lui suggérer de proposer une LOI, pour réellement réglementer le DROIT de GREVE, afin qu’il devienne enfin un droit sérieux et reconnu comme tel. Que tout arrêt de travail oblige légalement les employeurs privés ou publics à retenir sur les salaires au minimum une journée de travail même si la « grève » n’a duré qu’une heure. Enfin, que la Loi interdise les grèves d’une journée avec défilé, au motif qu’elle constituent un trouble à l’ordre public.
Voilà donc ce que je suggère qui ne porte aucune atteinte au DROIT de GREVE reconnu par la Constitution mais stoppe toute une série de dérives que le législateur a précisément le DEVOIR de proscrire dans l’intérêt de tous.
Et que l’on ne me dise pas qu’à deux ans des élections, un tel texte législatif serait suicidaire pour ceux qui l’auraient voté. La fonction parlementaire a des avantages – et combien – mais elle implique aussi du courage pour voter des Lois d’intérêt public. Le moment me paraît venu pour que nos députés et nos sénateurs fassent preuve de ce courage.
Mais, que l’on me comprenne bien. Il ne s’agit pas en interdisant certaines grèves de faire échec à des revendications justifiées ou d’empêcher les travailleurs de s’exprimer. Surtout en cette période ou ils est patent que les super profits sont pour quelques uns, tandis que la grande masse doit se contenter de maigres salaires quand elle n’est pas privée d’emploi pour les raisons que l’on sait.(cf L.L.P. de GL, in fine, ci-dessus) Ce combat là qui a été de tous les temps est juste et il ne peut être question de l’interdire d’une manière ou d’une autre. Pas plus qu’il ne faut cacher cette vérité qui n’est pas non plus nouvelle, à savoir que l’on ne peut pas gagner plus et travailler moins. Ce sont les socialistes qui disent cela et ils mentent, POUR GAGNER PLUS, IL FAUT TRAVAILLER PLUS et AVOIR DE BONS SALAIRES. C’est aussi ce que l’on appelle le partage immédiat des richesses auquel doivent prendre part tous ceux qui les produisent, n’en déplaise à la « patronne » du MEDEF, Madame PARISOT. Ce qui est le cas par exemple en Amérique. Le sens que j’ai voulu donner à ma suggestion sur les grèves est tout simple et ne prête à aucune ambiguïté : L’ordre républicain doit être partout et toujours respecté. Et des mesures légales doivent être prises pour qu’il en soit ainsi. La suite doit se régler dans la concertation sous l’arbitrage du Gouvernement.
Djabril CHECAB
BREVES, très BREVES
Vaincu par la haine, la méchanceté et la diffamation, le spécialiste des religions du monde, XAVIER TERNISIEN, a dû arrêter son BLOG. Outre de multiples messages d’injures, il avait notamment été « épinglé » dans le conflit du proche orient, par un journal de l’une des parties et accusé à tort bien sûr, d’être le valet et l’exécuteur de l’autre partie. Ce monde est sans pitié pour les journalistes indépendants qui font courageusement leur métier.
L’ancien Secrétaire d’Etat de George W BUSH, Colin POWEL a officiellement regretté sur la chaîne ABC, le 7 septembre, le discours qu’il avait prononcé à l’ONU en 2003 sur les prétendues armes de destruction massive en IRAK, admettant que celles-ci n’avaient jamais existé et qu’il avait été manipulé. Il a affirmé que cette découverte fut pour lui, « terrible, dévastatrice et douloureuse ». Il est dur d’être Ministre de Mr BUSH. On y perd à coup sûr son âme.
Pour remplacer le Vidame d’USSEL, (dixit Valeurs Actuelle) Madame ROYALE, la hollandaise, a déclaré à PARIS MATCH le 22 septembre : « S ‘il s’avère que je suis la mieux placée (…) je le ferai (sous entendu acte de candidature). A l’émission de Marc FOGIEL le 25 septembre sur la trois, Arnaud MONTEBOURG critiquant sévèrement le parti socialiste auquel il appartient, s’est étonné avec ironie qu’il puisse y avoir deux candidats au sein du même couple. Comme on le comprend même si ce soir là il en a trop dit.