LA CORRESPONDANCE POLITIQUE DE G.L. N°25 du 1er novembre 2006
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VIVEMENT DIMANCHE PROCHAIN. C’est le titre d’une émission TV fort appréciée des téléspectateurs. Veuille Michel DRUCKER me pardonner de la reprendre à mon compte en écrivant : VIVEMENT LE DIMANCHE 16 Janvier 2007. Ce jour là, adhérents et militants UMP réunis en Congrès, éliront celui qui portera nos couleurs à la présidentielle du 22 avril 2007 dont nul ne peut douter que ce sera Nicolas SARKOZY.
Et cette journée à laquelle mon état de santé, hélas , ne me permettra pas d’assister, devrait mettre fin aux querelles de toute nature qui agitent notre famille politique depuis quelques semaines. Déjà j’en faisais état dans mon précédent BLOG et depuis, loin de s’apaiser, elles sont reparties de plus belle alimentées par quelques personnalités gouvernementales en mal de pouvoir au point de remettre en marche la « machine à perdre » qui en 1981, par exemple, a permis l’élection de François MITTERAND.
Donc, le 16 janvier le Parti ayant choisi « son » candidat parmi quelques autres, dans la plus totale transparence, lui apportera le soutien de l’UMP, ce qui ne veut pas dire que d’autres se réclamant de notre UNION parce qu’ils en sont membres, ne pourront se présenter aux suffrages de nos compatriotes, libres et indépendants, mais sans le soutien UMP.. Ce sera parfaitement leur droit. Mais alors, ils risquent de faire le jeu du candidat ou de la candidate présenté par le PS et de celui de l’extrémisme de droite, mettant face à face au deuxième tour, sans doute Madame ROYALE et l’ inusable Jean Marie LE PEN. Horreur !
MM. de VILLEPIN, RAFFARIN et quelques autres dont Jean Louis DEBRE devraient prendre conscience de cette réalité et cesser leurs manœuvres maladroites mais dangereuses car on ne joue pas impunément avec le feu. Quant à Madame Michelle ALLIOT-MARIE qui en d’autres temps a dirigé le RPR (soufflant sa place au candidat de jacques CHIRAC), que vient elle faire dans cette galère ? Nous faire perdre à coup sûr, ce dont quand même , compte tenu des hautes qualifications en tous domaines qu’elle s’attribue , elle devrait se rendre compte. Mais il est vrai qu’avec la sinistre farce du CLEMENCEAU, on peut se demander de quelles réelles compétences elle peut se prévaloir. Reste enfin ce qui relève encore du possible mais consisterait en un naufrage collectif de la droite si jamais il prenait fantaisie au sortant de tenter un troisième mandat. Comme dit à son sujet Marie France GARAUD dans son livre « La fête des fous », se référant à la période où il fut le premier Ministre de Giscard, cet homme « ne gouvernait pas, il voltigeait ». A-t-il changé aujourd’hui ?
C’est UNIE que notre famille doit aller au combat pour empêcher l’élection du candidat ou de la candidate socialiste (au jour d’aujourd’hui le choix est encore imprévisible) représentant un courant de pensée à mille lieux des valeurs qui sont les nôtres. Déjà, j’ai eu l’occasion de l’écrire, la prochaine élection présidentielle, déterminera un choix de société. A la présidentielle de 1965, il y avait au deuxième tour Le général de Gaulle et François MITTERAND. La veille du scrutin, le 17 décembre, le général s’adressant au pays, tranchait en ces termes : « Où est le choix ? A travers deux hommes, il est entre deux régimes bien connus, c’est à dire entre deux expériences que la Nation a faites successivement et entre deux avenirs opposés à tous les égards ». N’est-ce pas très exactement la même chose aujourd’hui. Le Général n’est plus mais sa certaine idée de la France que partageaient non seulement ses fidèles mais tous ceux qui pensaient comme lui, n’a pas disparu. A la veille des prochaines présidentielles, elle s’incarne dans le travail, la grandeur, l’indépendance, idées forces du programme de l’UNION qui est celui de Nicolas SARKOZY. Nul ne comprendrait que des trublions de toutes origines, viennent perturber le redressement du pays que nous voulons, en rupture avec le passé.
« Je ne laisserai pas sacrifier une victoire par une division qui n’aurait aucun sens » a déclaré notre candidat dans son discours de PERIGUEUX le 20 Octobre. Pour son cinquième grand meeting, il s’est adressé « à tout le monde » pendant 77 minutes. On trouvera ci-dessous un résumé de l’essentiel de ses propos. Comme à MARSEILLE (cf BLOG N°24) ce qu’il a dit doit être lu et diffusé, car ce discours constitue un des volets de la charte de notre Mouvement pour ce meilleur avenir que nous voulons construire.
Laissons de coté les piques, les petites phrases, ce qui voudrait ressembler à de l’humour mais n’est que méchanceté déguisée, et concentrons nous sur le seul objectif qui compte à cinq mois et trois semaines de l’élection, GAGNER. Gagner avec un homme – Nicolas SARKOZY - qui cumulant plusieurs hautes fonctions, les assument toutes avec courage, persévérance, détermination, volonté de l’emporter au nom des valeurs qui sont les siennes, qui sont les nôtres.
LE DISCOURS DE PERIGUEUX
Je suis le garant de l’Unité et s’il le faut je serai unitaire
pour tous les autres
Nicolas SARKOZY
LE JEUDI 12 octobre devant 4.000 personnes, notre candidat s’est adressé à ses amis, aux fonctionnaires, aux plus modestes en développant sa vision d’un nouvel Etat, d’une nouvelle Nation et d’une nouvelle République. Il a repris un thème qui lui est cher, déclarant que la République est celle du mérite, de l’effort et de la récompense. Elle n’est pas un modèle figé a-t-il précisé en ajoutant, sous les applaudissements, qu’elle doit tirer tout le monde vers le haut et tourner le dos à l’égalitarisme et l’assistanat généralisé. Quant aux socialistes il leur a infligé le seul traitement qu’ils méritent : Ceux de jadis étaient d’abord républicains, ceux d’aujourd’hui sont d’abord socialistes ».
La Nation pour le Président de l’Union, c’est d’abord la France. « Accueillante mais qui ne veut pas qu’on
s’installe chez elle sans respecter ses lois, ses mœurs, ses traditions, ses valeurs. Elle ne peut pas accepter le communautarisme, elle ne veut pas de ceux qui ne la respectent pas, elle ne veut pas de ceux qui ne l’aiment pas. La France ne reniera pas non plus deux mille ans de chrétienté, deux mille ans d’héritage de valeurs spirituelles et de valeurs de civilisation. » Ce passages fut le plus applaudi de son discours.
L’ETAT enfin. Nicolas SARKOZY le veut fort. Et il précise : « or aujourd’hui, il est faible parce qu’étouffé par son endettement et sa bureaucratie ». Faisant la part des choses, l’orateur a néanmoins déclaré : « Chercher à faire opposer les salariés du secteur public à ceux du secteur privé est dangereux. Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste ». Retenons encore qu’il a tenu à souligner « à quel point les conditions de travail des juges sont difficiles » et proposant l’introduction de jurys populaires dans les tribunaux correctionnels. Ce fut le second passage de son discours qui recueilli de nouveaux applaudissements nourris.
Etant donné le nombre de pages limités de chacun de mes blogs, il est difficile sinon impossible de
Publier ici le discours de Périgueux que l’on peut se procurer au siège, rue de La Boétie. Retenons quand même les PROPOSITIONS ESSENTIELLES qu’il contenait, à savoir :
REFORME DE L’ETAT : Création d’un budget spécifique abondé par les privatisations
JUSTICE : Introduction de jurys populaires dans les T.COR.
POUVOIR D’ACHAT : Les exonérations de charges seront subordonnées à la revalorisation des salaires
EMPRUNT : Caution de l’Etat pour permettre aux malades et aux plus pauvres d’emprunter
PARITE : dans les conseils d’administration des entreprises publiques
RETRAITE : le temps passé à l’éducation des enfants sera intégré dans le calcul des pensions
LOGEMENTS, ENFANCE : DROIT au logement et à l’hébergement, DROIT de faire garder ses enfants et à la prise en charge de la dépendance opposable.
Dans ce long discours, Nicolas SARKOZY a cité plusieurs grands noms de notre histoire,
n’oubliant pas au passage celui de Suzanne LACORE, l’une des trois premières femmes a devenir Ministre dans le Gouvernement de Léon BLUM. Elle était institutrice en Dordogne dans un petit village proche de PERIGUEUX. Mais il en a cependant oublié un et personnellement je le déplore. Celui d’Yves GUENA, gaulliste de toujours et pour toujours, brillant officier des forces française libres, qui fut député et maire de PERIGUEUX , sénateur, haut responsable de l’UDR puis du RPR, plusieurs fois Ministre et enfin Président du Conseil constitutionnel. L’honneur m’a été fait d’être six années durant son proche collaborateur. Il méritait ce jour là d’être cité parmi ceux qui dans notre famille de pensée accomplirent tout au long de leur vie professionnelle un parcours admirable qui vaut reconnaissance de la Nation. Nicolas SARKOZY n’a certainement pas commis volontairement un tel oubli.
LE COMPLOT CONTRE LA France
L’an dernier c’étaient les émeutes, aujourd’hui ce sont les incendies. La presse a beau s’indigner, le complot contre notre pays a trouvé un nouveau souffle à travers des actes criminels commis par des jeunes, convaincus dans leur esprit d’une totale impunité. Alors pour le moment ils brûlent des autobus au risque de tuer. Ce dont ils se moquent. L’exemple de Marseille le prouve.
Nicolas DUPONT AIGNAN, député UMP, Président de Debout la République, candidat libre à la présidentielle, qui est parfois mieux inspiré, a osé écrire dans un communiqué largement diffusé qu’il « apparaît clairement aujourd’hui qu’en dépit de belles paroles, ni la police, ni la justice n’ont les moyens de rétablir l’ordre public ». Et il réclame un débat au Parlement qui ne ferait sans doute qu’ajouter une Loi à d’autres Lois dont on conviendra qu’elles sont impossibles à appliquer. Pourquoi ? Parce que le désordre des esprits et le laxisme d’une grande partie de ceux qui nous gouvernent conduisent au refus de la seule solution qui vaille : Punir et punir sévèrement les coupables.
Le Ministre de l’Intérieur et sa police font leur travail et ils le font bien en déférant au Parquet les fauteurs de troubles, criminels en puissance. Mais après ? Ils retrouvent les même arsouilles se pavanant sur la voie publique au lieu d’être jugé en comparution immédiate et condamnés aux plus lourdes peines. C’est cela que le bon peuple et les membres des forces de l’ordre épuisés par un combat inégal, ne comprennent pas. A quoi bon arrêter des voyous prêts à commettre des actes meurtriers s’ils sont, au nom d’on ne sait quelle raison, remis aussitôt en liberté.
Que ferait Nicolas DUPONT AIGNAN s’il était Ministre de l’Intérieur ? Rien de plus que Nicolas SARKOZY, et connaîtrait comme lui, les mêmes difficultés insurmontables. Je crois pour ma part que si débat il devait y avoir à l’Assemblée Nationale, proposition devrait être faite de réunir sous une seule autorité ministérielle, INTERIEUR et JUSTICE, pour qu’il soit mis fin aux dérives actuelles. Lesquelles ne sont que l’un des aspects du COMPLOT contre la France dont nous savons bien par qui il est engagé. L’Amérique l’a compris depuis le 11 septembre et pris les mesures qui s’imposaient. Il n’y a plus d’actions terroristes aux USA. Si nous ne prenons pas les mesures qui s’imposent, nous n’en sortirons jamais jusqu’au jour où le peuple rendra lui-même sa propre justice qui risque fort d’être alors très expéditive. Est cela que nous voulons ?
HOPITAUX
Dans mon BLOG n°22 j’ai raconté , avec un certain humour, ce que fut mon parcours hospitalier (quatre établissements) durant la période estivale. Libre à chacun d’en tirer le jugement de son choix. Et dans ce texte, j’ai cité à deux reprises le nom d’un Etablissement dit « hôpital privé », de MARSEILLE. Cela m’a valu un courrier assez long d’une certaine Madame Joelle STROUK , responsable écoute ( !) du dit Etablissement, m’invitant au titre du Droit de Réponse à reproduire sa lettre en date du 26 octobre. J’aurai pu lui refuser ce droit car son épistole ne répond en vérité pas à la série de réflexions d’ordre général émises sur le sujet, d’autant que mon BLOG ne portait aucune atteinte à l’hôpital dont elle est cadre salariée.
Mais comme j’aime le dialogue et que sa prestation entre parfaitement dans ce cadre, je lui donne bien volontiers la parole en reproduisant ci-après son texte :
« Je ne reconnais pas dans votre article toutes ces personnes dont vous parlez en termes généralistes et peu élogieux. En 25 ans de carrière dans cet Etablissement, je n’ai rencontré que des praticiens compétents et disponibles et du personnel soignant ou administratif qualifié et dévoué. Chacun oeuvrant à son niveau en vrai professionnel de santé.
Alors, si vous avez constaté des dérives ou des manquements, il était juste de les faire connaître. En revanche, ce qui me paraît injustifié, c’est de résumer votre expérience en affirmant que l’ensemble des personnels de santé que vous accusez ne se préoccupe plus des patients qui leur sont confiés mais uniquement de leurs revenus, sans leur accorder la moindre attention ni respect.
Vous évoquez les salaires trop élevés des praticiens. Je suis probablement moins bien renseignée que vous et ne peut donc parler que de ce que je connais, c’est à dire de leurs horaires et de leur disponibilité à chaque heure du jour et de la nuite.
Il me semble que vous auriez dû également préciser dans votre article que pour toutes ces catégories professionnelles que vous accablez, il existe une constante dans la notion de responsabilité envers les patients qui empêche souvent de terminer son travail à l’heure prévue et qui rend les professions médicakles et para médicales beaucoup plus résistantes à la maladie que certaines autres.
Vous semblez également accorder une grande place à la qualité de la restauration. S’il est évident que nous avons quelques difficultés à rivaliser avec les somptueux buffets auxquels vous semblez être convié, nos menus sont néanmoins élaborés par des diététiciennes diplômées et couvrent les besoins énergétiques quotidiens de nos patients.
Bien entendu nous n’interdisons pas les apports extérieurs dans la mesure où ils sont compatibles avec leur état de santé.
En ce qui concerne le prix de la chambre particulière il n’y a pas de publicité mensongère sur la qualité des prestations, nos tarifs sont clairement affichés et la demande reste entièrement facultative.
Il n’y a pas de luxueux prospectus mensongers de notre part et donc pas de scandale.
(…… )
Enfin pour terminer, je souhaite vous apporter des précisions quant à notre statut de cadres de santé que vous décrivez comme des êtres solennels et prétentieux exclusivement préoccupés par leur fond de commerce ; peut-être ignorez vous que nous sommes salariés de l’entreprise et non pas rémunérés au nombre de patients pris en charge.
J’ai d’ailleurs exercé les fonctions dre Surveillante du Service de réanimation polyvalente de l’Hôpital privé CLAIRVAL durant dix-huit ans au sein d’une équipe médicale et para médicale expérimentée et solidaire, toujours animée par le m^reme enthousiasme et la même volonté de « tout tenter » pour sauver des vies, alors écrire que les patients sont les victimes innocentes d’un système qui les broie est injuste.
Néanmoins, malgré vos propos, je reste extrêmement fière d’exercer ce métier et d’accompagner les nouvelles générations de personnel qui nous rejoignent dans cet Etablissement de santé privé.
Mais, nous accorder de la reconnaissance serait admettre que finalement nos actions sont bien plus bénéfiques que vos critiques et exigerait un peu d’humilité. Il est certainement plus croustillant de calomnier les personnes qui ne vous ont fait que du bien et ont cédées à toutes vos exigences.
A bien relire votre article, je ne trouve absolument aucune remarque sur votre prise en charge en tant que patient, ce qui m’amène à penser que votre séjour chez nous vous a permis un rétablissement rapide et cela reste l’essentiel.
En conclusion, si vous avez croisé quelques praticiens orgueilleux et cadres solennels et prétentieux, nous rencontrons nous aussi des patients vaniteux et méprisants qui mettent en avant leurs relations, telle une armée de passe-droits, cela ne change pas pour autant notre volonté de bien les soigner.
(la formule de politesse n’est pas reproduite, parce qu’il n’y en a pas)
Ce courrier appelle de ma part les observations suivantes :
1°) Comment cette dame peut-elle laïusser sur ma (modeste) personne, alors qu’elle ne connaît rien de mon passé, rien de mon présent et que je n’ai JAMAIS pu l’avoir au téléphone durant mon séjour dans son hôpital. Son nom figure cependant sous la fonction de « membre de la commission des usagers et de la qualité de la prise en charge » dans la brochure que je persiste à considérer comme luxueuse, remise aux patients lors de leur entrée à l’Hôpital. Question sans réponse. Mais ses « piques » à mon égard, dans son grimoire, sont au final plus ridicules et risibles que méchantes.
2°) Ma correspondante paraît avoir tout mélangé dans mes LIBRES PROPOS contenant des remarques d’ordre général qu’elle semble – par erreur sans doute - avoir appliqué à « son » Etablissement. .
Pour ce qui concerne le corps médical par exemple. Qu’elle sache que le 28 août dans une lettre par ailleurs très critique, adressée au chirurgien qui m’a traité médicalement , j’ai tenu à le remercier pour « son geste opératoire accompli avec compétence et ayant donc atteint parfaitement son but, ce dont je lui savais gré ». J’ajoutais : « Vous êtes médicalement un homme de valeur dont j’ai eu le privilège d’être le bon (ou mauvais) sujet. Merci.» Et ce que j’ai écrit sur ce chirurgien d’un autre hôpital de la région, d’origine kabyle, ou encore d’un éminent professeur, chef de Service d’un CHU parisien, que j’ai vu l’un et l’autre à l’œuvre et pour cause, prouve le profond respect que j’ai pour ces médecins qui portent un grand attachement à leurs patients et font preuve d’un immense dévouement. . Où donc ai-je écrit comme le prétend mon accusatrice, que je les accusais de se préoccuper de leurs malades quasi uniquement en fonction des revenus de ceux-ci. C’est là un odieux mensonge qui me surprend venant d’un cadre de santé.
Pour ce qui est de l’Etablissement lui même et du confort du malade – objectif tant recommandé par le Ministre de la santé – je la renvoie au chirurgien traitant sus indiqué, qui est parfaitement informé de griefs qui n’avaient pas leur place dans mon texte.
3°) Elle s’est également trompée – volontairement ou non – sur ce que je pense mais aussi écrit sur les « revenus » des médecins. C’est là un sujet qui la dépasse puisqu’elle reconnaît elle même n’en être pas informée, mais sur lequel elle devrait se pencher en tant que citoyenne. Récemment à l’Assemblée Nationale, trois grands chirurgiens, députés, l’ont à nouveau évoqué en présentant un amendement concernant leurs collègues, dont la finalité serait de favoriser des situations déjà fort enviables. Je n’épiloguerai pas sur le sujet, mais je maintiens personnellement ce que j’ai maintes fois dit et écrit. Il n’est pas convenable de faire du fric sur les malades. Et c’est bien le cas pour ces sociétés cotées en bourse dont les actionnaires réclament toujours plus de profit et les « clients » toujours plus de soins. Le Général de Gaulle a inventé la sécurité sociale à la Libération, avec l’accord de TOUS les députés. Mais, Lui et eux n’ont jamais imaginé que des Etablissements de santé dont les patients sont assurés sociaux, donc soignés avec des fonds publics, pourraient un jour entrer dans la spirale des tractations boursières. Et cela ne concerne ni les personnels, souvent fort mal rémunérés, surtout les plus petits en grade telles les aides soignantes, ni le corps médical mais tout simplement l’ETAT qui en la circonstance doit rester le seul maître.
Bien sûr la Loi permet ces situations qui sont donc légales. Mais à la veille d’élections déterminantes pour notre pays, des engagements doivent être pris par tous les candidats pour mettre fin à ces pratiques. C’est une question d’éthique.
4°) J’ai beaucoup apprécié la « profession de foi » de ma correspondante qui a su magnifier l’exercice d’une profession, je devrai écrire d’une « mission », qu’elle exerce depuis 25 ans. Elle dit en être fière et je la comprends. Et s’il y a des cadres « hautains et prétentieux » - là comme ailleurs – il est bien évident qu’il s’agit d’une minorité qui existe certes mais ne peut nuire en rien à la majorité silencieuse des professionnels de la santé qui oeuvrent pour soigner les autres.
5°) Enfin je terminerai sur une note d’humour concernant la « restauration » en situation collective, donc en hôpital . Moi, je n’en dis plus rien. Mais je souligne que dans son édition du 25 Octobre dernier, LE PARISIEN – AUJOURD’HUI titre ainsi sa page 12 : 60% des malades dénutris en sortant de l’hôpital. Et publie une interview du docteur Jean Claude MELCHIOR, Président du CLAN rattaché à l’AP-HP, dans laquelle il déclare : Ce sujet est ENCORE TABOU CHEZ LE PERSONNEL MEDICAL. Quant à une patiente interrogée par hasard, elle dit tout crûment : Les aliments ont un goût de plastique. (Il ne faut donc pas obligatoirement fréquenter de somptueux buffets pour réaliser cela.)
G.L.
Un voyou connu comme tel, s’en est récemment pris à la permanence UMP de notre ami, le député Alain MARSAUD. Qu’il a saccagé et détruit la vitrine. Les quelques 300 militants, adhérents et sympathisants de l’UNION à LIMOGES ont immédiatement réagi. Ils sont allés devant le domicile de l’intéressé où ils ont crié leur colère et fait hurler les avertisseurs sonores de leurs véhicules pendant plusieurs heures de jour et de nuit. Le député lui, s’est porté partie civile, approuvant ses amis qui « y sont de leur poche », car de telles destructions ont un coût, et a accusé les nervis de la LCR d’être à l’origine des « attentats » contre ses locaux. Gageons qu’ils ne sont pas près de recommencer.
Les adhérents du PS doivent bientôt voter pour désigner leur candidat à la Présidentielle. Oui, mais quels adhérents ? Depuis qu’il est possible d’adhérer au PS à bas coût, 85.000 personnes se sont inscrites surtout à Paris où le nombre d’adhérents a plus que doublé. Mais, pour pouvoir voter et selon les Statuts, ces « nouveaux » (les hors sols comme les appelle Laurent FABIUS) doivent remplir deux conditions : être « carté » depuis au moins six mois et s’être présenté dans leur section. Et c’est ce dernier point qui pose problème. Car les nouveaux ne se sont guère pressés d’accomplir cette formalité. Ce qu’ils veulent, ce n’est pas militer, mais pouvoir voter pour … Ségolène ROYAL, selon ce qui se dit. Si tel est le cas, la chouchou des sondages l’emporterait sûrement puisque 65.000 nouveaux adhérents – qui ne connaissent rien du parti – seraient en définitive autorisés à voter. Soit un tiers du collège électoral. Le Bureau du PS en décidera cette semaine..
Le Conseil d’Etat examinera demain 2 novembre, le projet de Loi sur la consommation pour transmission au Conseil des Ministres de la semaine suivante. Après plusieurs reports, le texte ne sera sans doute pas voté avant l’élection présidentielle. Au grand dam des associations de consommateurs. Alain BAZOT, Président de l’UFC QUE CHOISIR en appelle au « courage politique » du Président de la République pour qu’il déclare l’urgence. Le projet en cours prévoit notamment l’introduction de recours collectifs de consommateurs – comme aux Etats Unis – qui sont très contestées par les associations patronales.
On sait que début octobre les socialistes ont présenté une proposition de Loi qui a été votée, visant à sanctionner la négation du génocide arménien. Selon LE BLEU du 19 octobre, cette initiative socialiste n’a pas fait que des ravis rue de Solférino. (siège du PS). « Ce n’est pas par arménophilie mais par turcophobie galopante, pour glaner quelques voix, que nos députés ont fait cela » analyse un dirigeant du PS qui y voit une illustration de plus du « populisme qui gangrène le PS depuis le referendum sur l’Europe ».
En attendant nombre d’historiens ont jugé affligeant le texte adopté, « qui va aggraver les atteintes à la liberté d’expression et prendra une nouvelle fois les enseignant en otage ».