la correspondance politique de GL du 220108
BLOG N°51 de Gabriel LETELLIER, chroniqueur politique, publié en ligne le 22 janvier 2008, sur le site http://gabletinfo.over-blog.com
LES LIBRES PROPOS de Gabriel LETELLIER
Les commentaires vont bon train sur l’action du Président de la République. Quoiqu’il fasse il est désormais dans le collimateur des journalistes, qui se réjouissent de sa baisse de popularité. Dont ils sont les principaux responsables. Il faut être lucide et voir ce qu’il en est dans la réalité.
La mode du moment est le pouvoir d’achat des français dont le Président avait fait l’un des thèmes de sa campagne. Il n’est pas meilleur mais il n’est pas pire qu’il l’a été. Il n’empêche, Nicolas SARKOZY aurait dû comme par un coup de baguette magique augmenter ce pouvoir d’achat, ce que ses prédécesseurs n’ont pas réussi à faire en de nombreuses années. Comment pourrait-il s’améliorer d’ailleurs si le bon peuple continue à vouloir tout et plus encore en ne modifiant pas les conditions de travail auxquelles il s’est habitué. Et si le patronat s’obstine à vouloir engranger le maximum de profits sans accepter d’en redistribuer la moindre parcelle.
En d’autres temps le général de Gaulle avait lancé l’idée d’une participation des travailleurs aux bénéfices des entreprises. Elle n’a jamais été appliquée parce qu’immédiatement torpillée. Elle était de nature à porter atteinte à l’intégrité du patrimoine. Pas moins. René CAPITANT et Louis VALLON, les techniciens de l’opération en savent quelque chose. La lutte était inégale. Ils on préféré décrocher.
« L’affaire » des 35 heures n’est qu’un leurre qui rend plus confuse encore une situation qui, je le crois, n’ira pas en s’améliorant quoiqu’en pense le Président.
La vie est trop chère parce que les prix sont trop élevés. Michel LECLERCQ le hérault des grandes surfaces ne vient-il pas de le prouver au grand dams de ces groupes qui font fortune dans la distribution.
Pour réussir son pari, Nicolas SARKOZY n’a qu’un moyen à sa disposition. Et l’on m’aurait ri au nez si j’avais écrit les lignes qui suivent il y a une semaine. Car entre temps, un immense pays comme la Chine est confronté au même problème. La hausse vertigineuse des prix. Et quelle décision a-t-elle prise pour y remédier et sauvegarder le pouvoir d’achat des chinois. Tout simplement, tout bêtement, le blocage des prix afin que cesse la valse des étiquettes.
Mais pour cela il faut une volonté politique que malgré la présence de ministres d’ouverture dans le Gouvernement, celui-ci n’ose pas mettre en pratique.
Quant à porter des critiques sur le comportement du Président dont la presse dit qu’il est toujours « en campagne » je laisse aux journalistes en mal de copie, le soin de le faire. Le juger sur son salaire est facile surtout quant on oublie de dire que le revenu mensuel de son prédécesseur était deux fois supérieur au sien. Sans que quiconque s’en émeuve.
Laissons le temps au temps et l’on verra bien au final, que le Président tiendra ses promesses si la haute administration ne vient pas lui mettre des bâtons dans les roues, à la grande satisfaction des syndicats qui ne représentent plus rien, des journaleux qui se régalent de ces sujets qui leur font vendre du papier et des français eux mêmes qui veulent bien certes gagner plus mais sans changer la moindre de leurs habitudes – comme la mobilité professionnelle pas exemple – qui font leur joie de vivre. Moins bien peut-être qu’ils le souhaiteraient mais bien quand même.
POUR MES LECTEURS du GOLFE DE SAINT TROPEZ et de CAVALAIRE
Elections municipales
A SAINT TROPEZ
Le grand événement s’est produit. Exit le maire sortant qui aurait dit-on pris la décision de ne pas se représenter après un sondage confidentiel qui le donnait grand perdant lors du prochain scrutin de mars. Ecrasé pour dire vrai. Sa déclaration annonçant son départ sous le titre de Var Matin : « il fait son entrée dans le passé » était d’un ennui mortel et son allusion aux méchants qui lui ont cherché querelle est ridicule. Une seule question : Etait-ce digne d’un maire d’interdire de manifestations publiques tropéziennes, le conseiller général élu du peuple tout autant que lui même. Il a paraît-il selon l’un de ses adjoints « voulu tirer le village par le haut, le faire vivre à l’année ». C’est là un bien maigre bilan qui ne fera pas date dans l’histoire de la cité du Bailli.
Et maintenant qui sera le prochain heureux élu ?
A l’heure où j’écris ces lignes nul ne sait encore si Alain SPADA – qui aurait du mal à constituer une liste de qualité – se présentera ou non. Je ne ferai pas pronostics mais s’il n’y va pas je le regretterai personnellement. Alain étant un excellent élu départemental, pourquoi ne serait-il pas, à nouveau, un bon maire pour Saint Tropez, puisqu’il l’a déjà été.
Pour TUVERI, c’est à ses yeux, l’heure de gloire qui s’annonce. Je ne le pense pas. Il est certes un comptable tatillon des finances publiques, un opposant systématique de la majorité sortante, un travailleur sérieux, mais il ne sait pas communiquer et à notre époque, cela ne pardonne pas.
Reste Michel MEDE dont la compétence, l’affabilité, l’amour de sa commune et le goût du travail comme celui d’être au service des autres, constituent autant d’atouts précieux pour briguer et gagner la fonction de maire. Il est à la tête d’une excellente équipe dont les meilleurs dit-on viennent de l’équipe sortante. Il a toutes les chances de l’emporter et je crois – sauf événement imprévisible – qu’il l’emportera.
Voilà, tout est dit pour le moment sur cette ville connue du monde entier mais sans plus. Le nouveau maire aura sans doute une autre idée pour l’évolution de sa commune, il proposera sûrement d’autres choix et saura marquer les « priorités » qu’exigent cette petite cité qui par exemple n’a pas besoin d’un troisième bassin portuaire. Qu’une fois encore, nos élus locaux le comprennent bien. Les gens en ont assez des dépenses somptuaires et des projets grandioses. Tout cela coûte beaucoup trop cher et il faudra que les élus de demain sachent brider les dépenses qui engagent leurs concitoyens.
A CAVALAIRE
Il n’y a toujours que trois listes dont deux ne font guère parler d’elles. Néanmoins elles se présenteront et auront un électorat. Ce que je voudrais dénoncer d’avance, c’est une éventuelle « union » au deuxième tour pour faire battre Annick NAPOLEON. Et recueillir quelques sièges d’adjoints, toujours bon à prendre. Si tel était le cas, ce serait intellectuellement malhonnête parce que notre village qui a renvoyé à ses occupations personnelles Paulin LEONELLI, maire socialiste, il y a de cela trente ans, ne va pas aujourd’hui remettre ce personnage en selle, à travers son fils dont la liste n’est pas d’ouverture, mais d’entrisme pour renforcer une municipalité sortante qu’un sondage confidentiel ne donnait guère gagnante, il y a peu.
Louis FOUCHER nous quitte. Ce qui est fort regrettable, mais c’est ainsi. Toutes ses mandatures ont reposé sur lui seul et les résultats acquis se sont révélés positifs pour la ville. Il a parfaitement défini l’avenir de Cavalaire dans un CD déjà oublié publié en octobre 2006, qui présentait son bilan dont il a tout lieu d’être fier. Il n’est en tout cas pas impliqué dans la liste HERNANDEZ. Après tout son successeur pour aussi sympathique qu’il soit a un déficit de notoriété consternant. Et comme nul ne connaît la composition de sa liste, difficile d’en parler. De son programme encore moins puisque même parmi ceux qui se disent ses colistiers nul n’est en mesure d’en donner les grandes lignes. Et parler de continuité n’est pas suffisant pour convaincre.
LEONELLI a publié sa liste avec les « dames » d’un coté et les « messieurs » de l’autre. Parité oblige. Et pour revenir à ce que j’ai écrit ci-dessus, il y a sur cette liste un élu sortant qui se dit représentatif de l’UMP. Moi je veux bien. Mais un responsable local d’un grand parti politique qui ne réunit jamais dans sa commune, les adhérents de l’UMP, qui ne leur adresse jamais la moindre information sur celle-ci, qui semble tellement à la botte du député UMP de la IVème circonscription qu’il ne décrypte jamais, à l’usage de ses compagnons locaux, ce que pense ce monsieur à travers les propos qu’il tient. Et qu’à chaque fois où une manifestation nationale est tenue par l’UMP – comme par exemple les journées portes ouvertes – rien ne se passe à CAVALAIRE. Ville morte pour notre Mouvement, ce que je déplore. Il n’empêche que ce « responsable » serait la cheville ouvrière de l’UNION au deuxième tour si pas mégarde ce cas de figure devait se présenter. Alors je pose la question : Monsieur CORNA est-il sur la liste LEONELLI dans cette éventualité ou parce qu’il pense qu’avec son nouveau mentor, s’il devient maire, on vivra mieux à Cavalaire ? Ce qui exclut dans ce cas toute alliance avec les élus d’hier. Il faut que l’électorat cavalairois sache que cette « manip » n’est pas exclue. Loin s’en faut. Elle est peut-être déjà programmée. Il faudra en tenir compte le 9 mars.
Un de mes abonnés m’a écrit pour me dire qu’ayant été au tout début de la campagne proche de LEONELLI, il ne comprenait pas que j’en sois aujourd’hui fort éloigné. Il comprendrait mieux s’il savait comment ce monsieur m’a traité, détenant à l’appui de mes dires mails et correspondances qui marquèrent ce court temps de nos relations. N’insistons pas.
Passons maintenant à la troisième liste. Celle d’ Annick NAPOLEON qui comprend nombre de gens de qualité. Elle les a présenté à la foule – la salle des fêtes était comble – vendredi dernier et fait distribuer à ses invités, un dépliant sur lequel figurent photo, nom et court résumé de l’activité professionnelle de chacun, permettant d’avoir une parfaite idée de ceux et celles qui vont solliciter les suffrages de la population.
Le décor de la salle était sobre mais de bonne présentation. Le slogan : « Notre investiture, c’est vous » m’est apparu comme la réplique justifiée d’annick NAPOLEON, à l’éviction dont elle avait fait l’objet lors des investitures accordées par l’UMP, en fait les caciques varois du Mouvement dont on ignore les critères qu’ils ont retenus pour écarter une militante gaulliste de toujours. Le public lui était attentif et les très nombreux applaudissements que soulevèrent les propos d’Annick NAPOLEON et d’Alain GHELFI méritent d’être signalés. Il n’y eut pas la moindre fausse note.
Annick n’a pas parlé longuement. Mais elle voyait son auditoire dans l’attente de ses propos et de ceux-ci je retiens les déclarations suivantes :
« personne (parmi mes colistiers), n’est là par hasard. Chacun est à sa place prêt à assumer la mission que vous nous confierez… Elle a cité son vieux compagnon Alain GHELFI, rappelant qu’il est depuis 13 ans à ses cotés, sérieux, déterminé et généreux au service des autres. Elle a ajouté qu’il sera son premier adjoint parce qu’il est important pour un maire et pour son équipe de s’appuyer sur un homme de toute confiance. Etant donné la suite de ses propos, on peut penser que Mireille VINCENT, Valéry GRARD, Alain LAURENT et Monique MARTINEZ (une authentique femme de gauche comme les quelques une qui entourent Nicolas SARKOZY) compteront aussi au nombre de ses adjoints. Et a conclu en se déclarant fière de son équipe. » On la comprend.
Si j’écris que dans cette compétition électorale Annick NAPOLEON est en pôle-position, on me reprochera à nouveau d’avoir fait le choix de cette liste. Or, je n’ai fait aucun choix. Vendredi soir j’ai simplement constaté que la salle était enthousiaste et que l’équipe qui lui était présentée, avait été composée dans le souci permanent de l’ouverture et de la diversité, à l’image de cavalaire. C’est bien mon droit de chroniqueur politique.
G.L.
LES PHRASES de Nicolas SARKOZY au retour de son voyage au Vatican :
Je sais qu’on m’accuse de beaucoup trop m’intéresser à la religion. Mais je pense que l’on peut respecter ceux qui veulent allez à la messe et ouvrir les bibliothèques le dimanche. Ce n’est pas contradictoire. Je ne mets pas gravement en cause la laicité. … Dans le fond dans de chaque civilisation, il y a quelque chose de religieux. .. Et de souligner il y a un mois à ROME « les racines chrétiennes de la France, prônant une laicité positive tout en faisant l’éloge de la foi … Un homme qui croit est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et des femmes qui espèrent ».
Par suite d’un incident technique il n’a pas été possible pour ce numéro de colorer les titres. Avec nos excuses