la corespondance de GL du 31 DEC 2006
TEXTE ECRIT DU BLOG N°28 de Gabriel LETELLIER, chroniqueur politique, mis en ligne le 31 décembre 2006 sur http://gabletinfo.over-blog.com
Chers lecteurs et lectrices,
Vous êtes de plus en plus nombreux et fidèles à mon BLOG qui en est à son vingt huitième numéro. Normalement celui ci aurait dû porter le numéro 32, mais des aléas de santé ne l’ont pas permis. Je m’en excuse à nouveau auprès de vous.
Vous savez, parce que ce genre d’information est très vite relayée, que j’ai définitivement quitté Paris pour ma résidence de Cavalaire, cette charmante cité varoise que je vous conseille de connaître. Je n’ai pas pour autant abandonné mes centres d’intérêt, mes « contacts », mes relations politiques accumulées au fil des années, pour la plupart consacrées à la …. Politique. Je demeure donc « dans le coup » et fidèle à mes engagements de toujours - dans ma jeunesse, le syndicalisme chrétien, puis humaniste avec la CFDT, par la suite « gaulliste » au sein du MRP en 1950, puis de l’UNR, puis de l’UDR et du RPR -. Oeuvrant aussi dans plusieurs cabinets ministériels pour, à mon niveau, freiner le plus possible, les dérives administratives socialisantes. Enfin à l’UMP, adhérent de notre UNION avant même que soient ratifiés ses Statuts. Et maintenant derrière Nicolas SARKOZY que j’ai connu alors qu’il avait 22 ans, après son remarquable discours de NICE, et qu’il prenait en main l’Union des jeunes gaullistes. Dès notre première rencontre, au coté d’Yves GUENA, Conseiller politique du Mouvement, j’ai admiré dans notre Président et candidat aujourd’hui à la magistrature suprême, son dynamisme, sa foi en des idées qui nous étaient communes, son courage, son refus, toujours, d’abandonner le combat dès qu’il s’agissait d’une cause juste, sa volonté de réussir, qui en font naturellement l’homme, le militant que nous choisirons le 14 janvier pour qu’au soir du 6 Mai, il devienne le Président de la République française.
C’est le vœu que je forme à son intention et pour vous tous chers amis, des souhaits de santé, de bonheur et de paix.
Gabriel LETELLIER
POUR QUELLE FINALITE ?
S’adressant à un grand quotidien régional en date du 27 décembre, Michelle ALLIOT MARIE, a annoncé qu’elle renonçait à se présenter devant les adhérents de l’UMP réunis en congrès le 14 janvier prochain, pour demander leur « soutien » en vue de l’élection présidentielle et ainsi à concurrencer Nicolas SARKOZY, le laissant seul à solliciter ce soutien. Quel refus de la démocratie ! Mais elle n’a pas, pour autant, fait savoir qu’elle ne se présenterait pas à la présidentielle. Précisant au contraire qu’elle allait « réfléchir » à une candidature hors parti, refusant « l’aide financière et logistique » du Mouvement dont elle est membre. Elle se place donc ainsi, d’elle même, en dehors de l’UNION dont elle est cependant l’une des Ministres au sein du Gouvernement. Seule réserve : elle fera part de sa « décision » définitive avant le Congrès.
Qu’on me permette devant une telle attitude, de faire un retour en arrière, en fournissant ci-après quelques données chiffrées relatives à la précédente présidentielle. On s’en souvient, se sont trouvés face à face au deuxième tour, Jacques CHIRAC et …. LE PEN, Lionel JOSPIN ayant été éliminé au premier tour en raison d’un écart de 194.600 voix soit moins de 0,70 % au profit du leader d’extrême droite. Lequel avait donc battu le candidat dit officiellement socialiste, puisque ce dernier dans l’un de ses discours de campagne, avait dit que son programme n’était pas socialiste. Mais là, n’est pas la vraie raison de son échec. Voyons pourquoi.
En face de JOSPIN il y avait de nombreux autres candidats et parmi eux un authentique socialiste, se proclamant comme tel, Jean Pierre CHEVENEMENT, fondateur du CERES, un « courant » permanent de la pensée socialiste et plus tard mitterandienne. Or ce candidat a réalisé au premier tour un score de 1.518.528 voix, soit 5,33% des exprimés. Précisons ceux de CHIRAC : 5.666.855 (19,88%), de JOSPIN : 4.610.113 (16,18%), de LE PEN : 4.804.713 (16,86%) et d’un certain MADELIN, dont nous reparlerons ci-après, car tout le monde l’a oublié, candidat de droite déclaré mais hors parti, (il appartenait à l’UDF première version) qui a réalisé un score de 3,91% des voix.
Autrement dit, si le « che » ne s’était pas présenté et en supposant même que tous ses électeurs n’aient pas voté pour le candidat socialiste « officiel », JOSPIN aurait largement devancé LE PEN, l’empêchant ainsi d’être au deuxième tour. Dépassant même CHIRAC d’au moins 1 point. Sauf si MADELIN n’avait pas non plus était candidat, apportant ainsi à CHIRAC, la très très grande majorité de ses voix, permettant au Président sortant un score largement supérieur à celui de JOSPIN. Ce qui laisse à penser que dans tous les cas de figure CHIRAC aurait gagné au second tour, face à JOSPIN. Cela aussi n’est plus dans la mémoire de nos politologues et autres journalistes « spécialisés ».
On me dira que la partie n’est plus la même cette fois-ci. Que la « donne » a changé et qu’en bonne logique électorale se trouveront les premiers, au soir du 22 avril : Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL, bien loin l’un et l’autre devant LE PEN. Mais rien n’est jamais sûr et en l’état actuel des choses, la « dissidence » de Michèle ALLIOT MARIE créditée par les Instituts de sondage de 2,50 à 3 % des voix et celle de Nicolas DUPONT AIGNAN 2,20% avec le « renfort » de l’électorat chevènementiste qui a voté NON au projet de Constitution européenne, pourrait faire mal. Car il manquerait alors au candidat légitime de la droite au premier tour, NOTRE candidat, un bon 5% de voix.
Plus d’un million de suffrages perdus, cela donne a réfléchir. D’autant qu’en matière électorale rien n’est jamais gagné d’avance. Il faut se battre et se battre pour l’emporter et surtout veiller à ne commettre aucune erreur qui, dans la pire des hypothèses, se révèle alors impardonnable et stupide. On ne devient pas rebelle pour le plaisir de faire perdre son camp.
Michelle est une gaulliste qui toute sa vie a eu cette « certaine idée de la France » qu’avait le Général de Gaulle. Son compagnon, longtemps dans la mouvance immédiate de Jacques CHABAN DELMAS, gaulliste de toujours et pour toujours, doit penser ce que pensent tous les militants de l’UMP, devant une telle dérive.
A moins que se pose la question : « mais pour qui roule ALLIOT MARIE » ? Pour quelle finalité ? Dans cette hypothèse, rien n’empêchera personne, surtout pas la presse, d’imaginer la pire des raisons. Ce serait grave, très grave, et nous en serions tous profondément bouleversés. Michèle ALLIOT MARIE doit donc se ressaisir et rejoindre la grande famille de l’UNION, « SA » famille, avant le 14 Janvier.
« Le Premier Ministre prépare un allègement de l’impôt sur le revenu » titrait sur trois colonnes, en première page, LE MONDE du 29 septembre… 1992. Ce PM s’appelait Pierre BEREGOVOY, tragiquement disparu quelques années plus tard au motif que la presse, comme l’a dit François MITTERAND, lors de ses funérailles, avait jeté son honneur aux chiens. L’auteur de cet article, Thomas FERENCZI, précisant en outre que « pour accélérer le reprise », Monsieur BEREGOVOY a préparé un allègement de l’impôt sur le revenu de l’ordre de trois milliards de francs. Promesse qui, en fait, n’a jamais été vraiment tenue. 14 ans plus tard, le Premier secrétaire du PS qui aspire à une grande destinée, nous promet, dans l’hypothèse où sa compagne serait élue, « tout le contraire ». Autrement dit, plus d’impôts, plus de charges, c’est à dire un VERITABLE Projet socialiste. Tellement vrai, que son compère « royaliste », ami du couple, Julien DRAY, porte parole du PS, à la question d’un journaliste du PARISIEN sur la déclaration de François HOLLANDE au MONDE (cf.mon dernier BLOG), s’est bien gardé de lui répondre, s’en tirant par une pirouette : « Quand la confiance sera retrouvée ( !…), il faudra réorganiser la fiscalité ». Ce que chacun comprendra comme il l’entend.
Déjà en 1983 – il y a 26 ans – LE FIGARO titrait lui aussi en première page dans son numéro du 15 janvier, « Les socialistes à la dérive » alors qu’ils n’étaient au pouvoir que depuis un peu moins de deux ans. Ils sont en vérité toujours à la dérive, d’autant que le couple infernal HOLLANDE-ROYAL se partage la totalité du pouvoir après avoir éliminé avec maestria, les éléphants du parti et ceux qui croyaient avoir leur mot à dire dans la campagne électorale de « leur » (sic) candidate et la vie du parti dont elle n’a que faire. Le parti socialiste désormais, c’est elle.
Savez vous que cette femme là, pour séduire les électeurs et les électrices, a subi depuis plusieurs mois des opérations faciales « lourdes » comme le révèle le docteur Alain AMZALAG, l’un des chirurgiens dentaires de France les plus réputés, dans INFORMATION DENTAIRE du 8 novembre 2006. Afin précise-t-il, « d’esthétiser son visage ». FAITS et DOCUMENTS, lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel RATTIER, qui rapporte cette étrange histoire, dans son numéro 227 du 15 décembre, écrit : « L’ensemble du visage de Ségolène ROYAL a été ainsi ‘ redynamisé’, l’avancée du menton lui donnant un air plus volontaire et conquérant. La réussite de tout ce patient et douloureux travail chirurgical ne peut que susciter l’admiration pour les praticiens et la patiente ».
Mais pourquoi les grands médias, si friands d’informations personnelles sur les « candidats » sont ils restés étrangement muets sur cette « transformation » de Madame ROYAL ? On ne le saura sans doute jamais.
Comment peut-on faire confiance à une candidate dont le premier prénom est Marie selon l’état civil mais se fait appeler par son deuxième prénom, Ségolène, qui en arrive à tromper l’électorat français, même sur son visage ? Non, une telle femme ne peut devenir Présidente de la République.
Car hélas, le « socialisme », c’est cela : le mensonge permanent.
UN COUP POUR RIEN ou nos parlementaires en sont pour leurs frais
C’est par un simple amendement adopté au Sénat dans la nuit du 19 au 20 décembre, à la fin de l’examen du projet de Loi de Finances rectificative 2006, présenté en des termes identiques, par un sénateur UMP et des sénateurs socialistes, que « les indemnités perçues dans les conditions prévues par la Loi du 4 février 1938 sont revalorisées à compter du 1er Janvier de chaque année, conformément à l’évolution prévisionnelle de l’indice des prix à la consommation ». Que signifiait ce jargon qui apparemment ressemblait à l’application d’une simple disposition technique.
Mais un fonctionnaire de l’Assemblée Nationale – volontairement ou non – a « soulevé le lièvre », en rappelant que la Loi du 4 février 1938 concernait « le mode de calcul de l’indemnité parlementaire ». Et qu’ainsi le dit amendement avait pour objet de revaloriser les indemnités des sénateurs et députés ».
Le plus prompt et donc le premier à réagir fut le Président UMP de l’Assemblée Nationale, qui s’est aussitôt fendu d’un communiqué dans lequel il se disait « choqué », ajoutant « Comment oser indexer la rémunération des seuls parlementaires sur l’évolution des prix alors que cela constitue une revendication majeure des salariés, en particulier des fonctionnaires ».
Aussitôt la CMP – commission paritaire mixte Sénat-Assemblée Nationale – décide de supprimer cet amendement.
Ainsi nos chers parlementaires n’auront pas en 2007, l’augmentation salariale que beaucoup espéraient.
Ce qui en cas contraire eut été un véritable scandale.
BEAUX LIVRES
Le GRAND LIVRE DES SAINTS par Jacques BAUDOIN (25x34, sous coffret, 520 pages) aux Editions CREER – 86 euros.
Des dizaines d’années de recherches ont été nécessaires pour collecter documents et un millier de photos qui ont pour objet les œuvres d’art des églises de France.
LA ROYALE (pas Ségolène mais LA MARINE), 888 pages, aux Editions MDV – 89 euros.
Ce livre présenté sous une bonne reliure, avec de nombreuses illustrations, intéressera tous les curieux : les passionnés de la mer comme les profanes. Simple, accessible à tous, complet (il commence au IXème siècle jusqu’à nos jours), peut se consulter ou se lire du début à la fin. En résumé : le génie français en action.
LA PHRASE : Les slogans sont à gauche, les idées sont chez nous. (François FILLON, conseiller de Nicolas SARKOZY)
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