La correspondance politique de GL N°8 de Décembre 2005
LES LIBRES PROPOS
de Gabriel LETELLIER
Le temps des émeutes de début novembre appartient déjà au passé. Les grèves, ratées, aussi. La France a retrouvé un calme apparent, ce qui ne veut pas dire que tout est rentré dans l’ordre. Loin s’en faut. Car les problèmes subsistent et le malaise général persiste. Les français qui ont tout pour être heureux ne le sont pas, car ils n’ont pas les moyens de s’offrir ce qu’ils croient être les instruments du bonheur que leur propose la société de consommation.
Tout a été dit sur les quelques semaines d’émeutes urbaines que nous avons connu exagérément médiatisées par des « gens de presse » qui ont fait la part belle aux émeutiers. A se demander s’il ne serait pas utile de rappeler aux journalistes qui exercent un beau métier, qu’ils ont aussi quelques devoirs à commencer par celui de ne pas jeter de l’huile sur le feu pour attiser le brasier.Je suis pour ma part de ceux qui tiennent à marquer la différence entre les jeunes des banlieues presque tous issus de l’immigration et ceux qui sont entrés sciemment en rébellion contre la société. Je vais en reparler plus loin.
S’agissant des premiers, notre pays s’honorerait à les traiter autrement qu’elle le fait depuis des années. Ces jeunes là ont eu des grands pères qui ont risqué leur vie ou l’ont perdu pour libérer la France de l’occupant allemand. Et qui ont pu croire à juste titre que si un jour leurs enfants et petits enfants choisissaient la France, ils seraient traités comme des français à part entière. Que l’on imagine leur déception et leur colère devant la réalité des faits. Quand l’on s’entasse à plusieurs familles dans des « logements » (sic) la plupart du temps insalubres, où il n’y a pas assez de lits pour tout le monde, on a le droit de s’interroger sur le pays qui vous accueille dans de telles conditions avec pour seules perspectives le chômage et les aumônes baptisées aides publiques accordées avec parcimonie par des organismes le plus souvent déshumanisés. Et nul, de bonne foi, ne peut oublier qu’il y a trente ans un certain VGE, Président de notre République et son Gouvernement, ont ouvert toutes grandes les portes de la France à ces maghrébins dont le patronat avait besoin parce qu’il pouvait les sous payer et, n’ayons pas peur du mot, les exploiter.
En ce domaine comme en beaucoup d’autres, la pensée unique est partout. Elle s’échine surtout à enterrer les réalités qui dérangent. Depuis plus d’un quart de siècle ces réalités gisent sous des monceaux de tabous et de non dits avec la complicité d’une classe politique qui sur la question des banlieues comme sur beaucoup d’autres ment sans scrupule. La dessus la gauche s’est comportée comme la droite laissant « courir les choses » en sachant bien quand même qu’elles ne pouvaient que mal finir. Ce qui vient d’arriver.
Alors le Gouvernement s’est réveillé et a enfin proposé et décidé des solutions qui sont du « concret ». Mais tout ne peut se faire en un jour et il faudra bien le temps de construire des logements pour les mettre à disposition de ceux qui en ont besoin, français de souche et immigrés.
Il n’empêche que dans ce désordre quasi institutionnalisé pendant plusieurs décades, des jeunes issus de l’immigration notamment d’Algérie, du Maroc et de Tunisie ont eu la volonté et le courage de ramer dur pour se faire une place, préparant et obtenant des diplômes nécessaires à leur ascension sociale. C’est LE MONDE dans son édition du 24 novembre qui rappelait que dix « beurs » refusant d’être les arabes de service, exerçaient de hautes fonctions de responsabilité dans des cabinets ministériels dont une magistrate auprès de Nicolas SARKOZY et une militante cadre du RPR auprès de Brice HORTEFEUX. LE POINT, lui, dans son numéro du 10 novembre, donnait la liste impressionnante de cadres supérieurs, chefs d’entreprise, avocats, animateurs de radio, professeurs, conseillers pédagogiques, responsables associatifs, tous immigrés ou enfants d’immigrés qui viennent de créer une association pour « sauver les banlieues », répondant ainsi à l’objectif que s’est fixé le Premier Ministre.
Mais bien sûr, il y a les autres. Les quelques centaines d’autres et pas seulement des jeunes immigrés, qui ont cassé, brûlé, pillé, terrorisé les banlieues et dans certains cas tiré à balles réelles sur les forces de l’ordre. Le Gouvernement a très vite compris que le pays réel et non les journalistes de LIBE ou de France SOIR, voir du NOUVEL OBS, ne lui pardonnerait pas de laisser impunis ces barbares des temps modernes qui ne respectaient rien et méritaient bien d’être traités de racaille et de voyous. Nicolas SARKOZY n’a d’ ailleurs fait que reprendre les mots qu’il entendait prononcer par les braves gens quand il se rendait chaque soir sur le terrain pour comprendre que le peuple voulait qu’on en finisse avec ces criminels. Et ne citant qu’un exemple le samedi 19 novembre quand il a reçu 5.000 nouveaux adhérents de l’UMP à PARIS, il a dit : si certains appellent « tournantes », le viol répété de jeunes femmes, moi j’appelle cela VIOL tout court, et sachant que dans notre pays le viol est un crime, mon devoir est de faire rechercher les criminels puis de les déférer devant la Justice pour qu’ils soient punis comme tels. Ses propos ont recueilli un tonnerre d’applaudissements qui m’a conduit à dire à mon voisin : Pour Nicolas, ce n’est pas une ovation c’est un plébiscite.
Je ne reviendrai pas sur les mesures prises par le Gouvernement pour mettre fin au terrorisme des banlieues de Paris et d’autres grandes villes, appliquées avec force par Nicolas SARKOZY, puisque toute la presse les a énuméré. Je regrette seulement qu’un effort particulier de communication n’ait pas été fait par le Ministre en charge de cette mission pour expliquer au pays tout entier et en particulier à la très grande masse des jeunes maghrébins qui se comportent comme vous et moi, que les mesures mises en œuvre – notamment le couvre feu – ne s’adressaient pas à eux mais aux barbares criminels qui s’étant en outre installés dans un système d’économie parallèle, vivent de vols et de rapines pouvant aller jusqu’au meurtre. C’est parce que précisément Nicolas SARKOZY s’est attaqué à ce « système » qu’il est tant critiqué voir malmené pour son action, alors que les forces vives de notre pays devraient le soutenir à fond puisqu’il est aujourd’hui le seul rempart contre ces nouveaux barbares. Même les socialistes intellectuellement honnêtes – il y en a – ont tout à fait conscience qu’on ne dialogue pas avec des individus sans foi ni loi qui aspergent d’essence une handicapée et blessent un bébé de treize mois, mais, comme l’a dit le député-maire PS de NOISY LE GRAND, (93), « il est impensable d’abandonner les gens comme ça. A un moment donné, il faut se demander s’il y a encore un ETAT dans ce pays » OUI IL Y EN A ENCORE UN et c’est Nicolas SARKOZY qui a apporté à cet élu socialiste, la réponse qu’il attendait, réponse qui donnait ainsi implicitement raison au Ministre de l’Intérieur. Alors, dans un climat redevenu aujourd’hui « apaisé », que les députés UDF votent ou non le budget, n’a aucune importance. Ces jeux parlementaires n’intéressent plus personne et si demain, lors des prochaines législatives, il y a un candidat UMP dans chaque circonscription y compris celles détenues par un UDF, c’est l’UMP qui l’emportera car elle a une politique vigoureuse et constructive.
Je ne voudrais pas dans ces LP ignorer les SYNDICATS qui en France ne représentent pas plus de 12% de la population active mais qui entendent « faire la Loi », parce que l’Etat leur donne les moyens nécessaires à leur survie, les cotisations de leurs adhérents représentant une part infime de leurs recettes. Donc, à la faveur du trouble général que la France vient de connaître, ils ont joué leur partie, à EDF contre la privatisation en cours, à la SNCF contre une privatisation qu’ils redoutent, à MARSEILLE contre une privatisation « rampante » des transports publics qu’ils soupçonnent, à la RATP on ne sait trop pourquoi. Le seul lien commun entre ces entreprises étant leur caractère public, c’est à dire en clair, le subventionnement de leurs déficits. Et bien pour une fois, cela n’a pas marché. La grève à la SNCF a été un fiasco. Ayant refusé il y a quelques semaines une prime de 250 Euros ils ont fini par en obtenir une de 164. Mais ils ont obtenu aussi du Président de la République une déclaration solennelle – une de plus – comme quoi jamais la SNCF ne serait privatisée. On s’en doute, car quel investisseur irait mettre ses capitaux dans une affaire qui fonctionne à la manière de la SNCF ? Il suffit de relire un livre écrit en 2004 sous le titre LA MACHINE INFERNALE par Nicolas BEAU du CANARD ENCHAINE pour en être convaincu. Mais c’est Patrick OLLIER, Député UMP et Président de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée qui a porté le meilleur jugement de fond sur ce ratage cégétiste en déclarant courageusement au PARISIEN du 16 novembre : « Les syndicats sont contre tout progrès, toute idée nouvelle, même quand elle se traduit par du pouvoir d’achat supplémentaire. Ils n’ont que la culture du conflit et de l’affrontement. Je trouve leur attitude totalement ringarde et dangereuse. Je préfèrerais qu’ils se battent pour la SNCF et pas contre elle ». A EDF il ne s’est rien passé, sinon que 126.000 agents sur 220.000 ont acheté des actions pour un montant moyen de 7.900 Euros, soit environ 49.000 francs par personne. Faut-il quand même qu’ils soient des salariés aisés pour mettre ainsi leur argent dans une opération boursière sur laquelle je ne parierai pas. A MARSEILLE après 46 jours de grève qui ne seront pas payés, les routiers communaux ont repris le travail sans rien obtenir. Normal, puisque leur grève était uniquement politique. Le Tribunal l’a reconnu et Jean Claude GAUDIN, Maire de la cité phocéenne l’a rappelé en soulignant que jusqu’à preuve du contraire, ce sont les élus qui gouvernent la ville et non pas quelques trublions sans responsabilité. Mais, économiquement, cette grève fut un désastre pour MARSEILLE. Enfin à la RATP il y a eu 24 heures de perturbations qui ont un peu plus aggravé la circulation dans PARIS déjà rendue impossible par les initiatives stupides et décisions farfelues de Bertrand DELANOE, maire socialiste de la capitale. Cette capitale qui est devenue en moins de trois ans, la plus sale de toutes les capitales européennes.
Mais, encore une fois, tous ces mouvements dits sociaux, n’ont pris de l’importance - avant qu’ils démarrent – qu’en raison de l’exceptionnelle médiatisation dont ils ont fait l’objet. Il n’y avait qu’à lire France SOIR ou LIBE, ne parlons pas de l’HUMA ou d’écouter France INFO pour être convaincus que c’étaient là, les grèves du siècle qui auraient emporté le Gouvernement puisque la racaille des banlieues n’y était pas parvenu. D’ailleurs je voudrais souligner ici le caractère partial d’une télé de l’audio visuel public - c'est-à-dire payée avec notre redevance – qui le 8 novembre à 15 heures a retransmis le débat sur les violences urbaines à l’Assemblée nationale et l’a interrompu à 16h30 au moment ou Nicolas SARKOZY prenait la parole pour répondre aux questions posées par les députés. Et pourquoi ? Pour diffuser une émission sans doute capitale aux yeux des dirigeants de France 3, à savoir un dessin animé intitulé les « zinzins de l’espace ». Ne peut-on mieux se moquer du monde ? Quel député aura le courage de poser une question orale au Premier Ministre pour savoir les vraies raisons de cette mesquinerie qui peut être aussi un moyen voulu de limiter la possibilité du Ministre de l’Intérieur de s’exprimer sur les ondes publiques. En tout cas c’est bien l’académicienne Hélène CARRERE D’ENCAUSSE qui a raison de dire : « Le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie ». (LIBE du 15/XI).
Je terminerai sur une note particulièrement optimiste. Sous l’impulsion de son Président Nicolas SARKOZY, l’UMP est en train de battre tous les records d’adhésions. L’UNION compte maintenant plus de 180.000 adhérents à jour de cotisation qui viennent de tous les horizons de la société française. Près de la moitié des « nouveaux » ont entre 45 et 49 ans. Leurs attentes portent en priorité sur l’immigration (52%), le travail (43%) le réforme de l’Etat (40%) et celle des 35 heures (39%). Et 78% de ces « nouveaux » disent qu’ils ont adhéré « en raison de la personnalité et du discours de Nicolas SARKOZY » dont la côte de popularité a augmenté de 11 points en quelques semaines, passant à 63% selon un récent sondage d’IPSOS pour LE POINT.
Chers amis lecteurs, PRIORITE ABSOLUE : Faites des adhésions à l’UMP pour que nous soyons
200.000 à Noël.
G .L.
LA DISCRIMINATION POSITIVE …….. C’EST QUOI ?
par D’jabril CHECAB
C’est un concept nouveau qui vient des Etats-Unis où depuis les années 60, les administrations, les entreprises comme les universités sont tenues d’appliquer le principe de « l’affirmative action » qui se traduit en français par : discrimination positive. Le postulat est le suivant : puisque les minorités ethniques accèdent plus difficilement à l’emploi, il faut au nom de l’égalité entre les citoyens, compenser le racisme dont elles sont victimes, par des mesures spécifiques. Celles-ci visent donc à promouvoir la diversité dans le recrutement, l’accès à l’université ou le logement. Au départ, il y a eu une difficulté majeure, résultant du fait que la Loi américaine interdit aux entreprises de pratiquer la discrimination à l’embauche en fonction « de critères ethniques, religieux, de sexe ou d’âge ». La formule a été trouvée pour contourner la Loi, en créant des postes spécifiquement réservés aux catégories défavorisées, proportionnellement à leur représentation dans le bassin d’emploi. C’était aussi simple que cela mais il fallait y penser et la Cour Suprême des Etats-Unis a approuvé ce principe de « discrimination positive » par un Arrêt du 23 juin 2003. Chez nous si l’on réfère à l’art.1er de la Constitution on est d’abord français avant d’être arabe, juif, africain… Mais dans les faits, en raison notamment de la situation de l’emploi et de la crise du logement, l’Etat a été obligé de mettre en place des dispositifs qui s’apparentent plus ou moins à ce que l’on appelle maintenant de la discrimination positive. J’en citerai quelques uns qui sont aussi bien dus à des gouvernements de gauche que de droite : les zones d’éducation prioritaire, les zones franches urbaines (ZFU), les chartes de la diversité, les CV anonymes, etc.
Nicolas SARKOZY a pris nettement position sur le sujet en se déclarant favorable à la « discrimination positive à la française » et s’apprête à mettre en œuvre en 2006 trois mesures essentielles, à savoir : L’augmentation du nombre de CADETS DE LA REPUBLIQUE qui va doubler (il s’agit de jeunes en difficulté formés par la police aux métiers de la sécurité), deux cycles préparatoires à l’Ecole nationale supérieures de la police et à celle des officiers de police vont voir le jour, enfin une mission pour l’égalité des chances sera installée au Ministère de l’Intérieur. Et, en amont de ces mesures, on se souvient de la nomination en qualité de Préfet d’un français musulman qui occupait précédemment des fonctions de directeur d’une école supérieure de commerce.
Même s’il s’agit de franciser une formule originale d’origine américaine on conviendra qu’elle présente un grand intérêt et qu’elle a été reprise par l’ANPE dont son directeur général a annoncé : « nous allons détecter dans chaque agence les 15,20 ou 30 diplômés qui n’arrivent pas à trouver un emploi parce qu’ils viennent de certains quartiers ou qu’ils sont discriminés ». Autrement dit, parce qu’ils sont victimes de ce racisme ambiant hélas encore si fréquent en France.
LE 88ème CONGRES DES MAIRES (cuvée 2005)
Il s’est tenu en même temps que le SALON des collectivités territoriales, comme chaque
année au Parc des Expositions de la Porte de Versailles les 22, 23 et 24 novembre. Son thème : LE MAIRE ET L’ETAT. C’est dire si le sujet était important et explique la participation de plusieurs milliers de maires à cette manifestation d’envergure nationale. Il y a quelques années je disposais dans le BA VAR d’une page ½ pour rendre compte du Congrès des maires et je ne m’en privais pas. Hélas la place me manque dans ce BLOG pour y consacrer autant de place. Lieu de travail, lieu de réflexions, tel pourrait être défini le CONGRES,. Lieu où les maires vont faire leur marché pour le meilleur développement de leurs communes, tel est l’objet du Salon. Les discours officiels avaient la même connotation que d’habitude, c'est-à-dire sans grand intérêt SAUF UN et j’y reviens dans le paragraphe suivant. Toutefois un malaise pesait sur l’un des sujets clefs pour l’avenir des communes. L’INTERCOMMUNALITE. Cette fois on sentait la volonté des uns et des autres d’occulter le débat, après la sortie, la veille même du congrès, du Rapport de la Cour des comptes, qui a méchamment pointé le coût démentiel de l’intercommunalité. Il s’élève actuellement a 19 millions d’euros et se trouve être supérieur au budget des régions (15 millions). Selon le Président de la Cour, l’intercommunalité a échoué en partie, a créer de vrais espaces de solidarité politique et économique extracommunaux. Et cela, six ans après la Loi de 1999, qui a créé cette audacieuse réforme « restée inachevée » selon les magistrats de la Cour.
Le DISCOURS qui a enthousiasmé les 6.000 personnes qui se trouvaient dans le grand amphithéatre du Palais, fut, vous l’avez deviné, celui de Nicolas SARKOZY, en sa qualité de Ministre de l’Intérieur et des collectivités territoriales.
Plus de LIBERTE, plus de SECURITE, Plus de confiance, voila ce que je vous propose a d’emblée déclaré le Ministre. Il a confirmé que les pouvoirs des maires seraient renforcés sans que jamais son ministère baisse les bras. Au contraire. Retenons cette phrase : « nous allons poursuivre le travail d’éradication systématique des trafics et des trafiquants dans un certain nombre de nos villes ». Et d’enfoncer le clou en ajoutant : « Nous devons ensemble tourner la page de l’analyse compassionnelle qui vise à tout expliquer avant de tout excuser. Nous avons nous, décidé que ce ne serait pas la Loi des bandes mais la Loi de la République ».
C’est trop peu dire qu’un tonnerre d’applaudissements venant de toute la salle, tous maires réunis, a accueilli ces paroles, qui on fait dire à mon voisin, maire d’une commune de banlieue que je connais bien, « Enfin, nous sommes gouvernés ». Et dire que cet élu est encarté PS.
Il n’y a rien à ajouter à cette manifestation, sinon qu’elle fut une fois de plus un grand succès grâce au Président Jacques PELISSARD, maire UMP, brillamment réélu à la tête de l’AMF et a ses collaborateurs et collaboratrices « tous sur la brèche » depuis de nombreuses semaines.
G.L.
B R E V E S
LE CONGRES DU PS
En fait, il n’y a rien a en dire. La montagne a accouché d’une souris. Ils ont tous retrouvé une « place » dans les instances du Parti, à l’exception d’arnaud MONTEBOURG, qui a raison de vouloir de nouvelles institutions pour la France même si nous sommes en désaccord avec celles qu’il préconise. Il a eu le courage de ne rien marchander et de dire « Le PS est mort ». Mais pas leurs dirigeants, car à voir leur bouille ronde et réjouie, on peut imaginer « qu’ils vivent bien ». S’il continue comme cela, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel VAILLANT, va finir par éclater. Une larme pour Pierre MAUROY, qu’une méchante grippe a empêché de se rendre au MANS. Il y a un âge où il faut savoir se ménager. J’en sais quelque chose puisque nous avons le même.
Et les fameuses MOTIONS qui constituent les plaisirs solitaires en groupe ou en comité des congressistes ? Que faut-il en penser ?. Notre ami Hervé MARITON, député UMP, en a résumé la teneur dans un excellent papier de Valeurs Actuelles. Résumons : « … Un mélange de charabia technocratique et de lyrisme jauressien … Des propositions riches en impôts, pauvres en idées ». La meilleure, celle concernant les discriminations. Ecrite par FABIUS qui propose un corps d’inspecteurs spécialisés. Sans dire sur quels critères ceux-ci devront se prononcer.
LA PHRASE
Elle est de Brice HORTEFEUX, Ministre délégué et bras droit de Nicolas SARKOZY. Il a dit : « Au moins avec moi, c’est clair. Ce qui est insupportable en politique, ce sont ceux qui ne choisissent pas leur camp ». Combien d’élus dit « de droite » devraient méditer cette déclaration.
LE CLUB France 9
C’est celui créé par François FILLON, ancien ministre, sénateur, et conseiller politique de Nicolas SARKOZY. Gaulliste de toujours et pour toujours, il nous réunit samedi prochain 3 décembre pour réfléchir ensemble sur deux thèmes : CRISE, exception française -- Le social autrement. Les travaux seront clôturés par Nicolas SARKOZY.
LA DIRECTIVE BOLKESTEIN
On la croyait enterré, mais non la revoilà. Elle a certes été corrigée, amendée, mais sa finalité reste la même. Les travailleurs « indépendants » des pays de l’union n’auront toujours pas à respecter les normes sociales du pays où ils iront travailler, mais seulement celles de leur pays d’origine. Concurrence déloyale à l’égard des travailleurs les mieux protégés de l’Union européenne. Et dire que l’on a fait de ce monsieur B, un administrateur au C.A. d’AIR France. Ainsi il pourra se déplacer à l’œil.
CHIRAC : fin de règne
Ce n’est pas nous qui l’écrivons. Mais LE PARISIEN dans son édition du 27 novembre. Il écrit en se basant sur un sondage que CHIRAC – 73 ans le mardi 29 novembre – n’a plus qu’une faible influence sur ce qui se passe dans le monde et surtout en France. Pour notre ami Yves JEGO, député UMP, CHIRAC est « un animal politique qui jusqu’au bout ne lâchera rien. Il n’a aucune autorité sur son ministre de l’Intérieur par exemple.». On s’en doutait.
A L’INTENTION DE NOS LECTEURS DU VAR
Me trouvant à Paris pour un séjour plus long que prévu, je n’ai pas suivi attentivement les évènements politiques varois. Mais encore faut-il qu’il y en eut.
Hormis, la volonté du Conseil Général que préside Hubert FALCO, de mettre en place au niveau de certaines communes, des « cellules de travail et de réflexion » en vue de rapprocher les instances dirigeantes du Département des structures locales, ce qui ne pourra qu’aider les maires dans leurs missions. L’une de ces cellules s’installera à GRIMAUD en janvier prochain. On en reparlera.
Je serai néanmoins un peu plus prolixe sur
CAVALAIRE au gré des sujets suivants :
CONGRES DES MAIRES
J’y ai rencontré Louis FOUCHER, maire de notre sympathique commune, toujours très assidu à cette rencontre annuelle des décideurs locaux où il participe activement aux travaux des commissions, notamment techniques. Mais il est très actif aussi dans les coulisses du congrès, où il noue de nombreux contacts, ce qui fait dire à un député ami du Var (pas celui de la 4ème circonscription ) « Louis est un acteur incontournable de la politique varoise ». Tellement vrai que, selon mes informations, il a aussi rencontré le 22 novembre, au Ministère de l’Intérieur, l’un des conseillers politiques les plus écoutés de Nicolas SARKOZY et de Brice HORTEFEUX. Notre Maire est donc proche du Pouvoir et l’on ne peut que s’en réjouir pour notre « village » quand même assimilé maintenant à une ville de 40.000 à 80.000 habitants. Dommage qu’il ne se représente pas en 2008, année où auront lieu les prochaines élections municipales. J’espère en tout cas qu’à ce moment là, c’est un UMP, un vrai, ayant reçu l’investiture du parti qui lui succèdera.
CONDAMNATION
Celle dont a fait l’objet l’ancien Président de la Région Ile de France, bien connu à Cavalaire et à La Croix, où il a une résidence et un bateau. Le Tribunal a été sévère (4 ans de prison avec sursis, 80.000 euros d’amende et cinq ans de privation des droits civiques). Les attendus du jugement expliquent cette sévérité qui me peine pour l’homme tellement sympathique. N’y revenons pas. Mais pour moi qui l’ai bien connu du temps du RPR, je sais qu’il a fait beaucoup pour le développement de sa région et autant dans les fonctions de Ministre du Travail qu’il avait précédemment exercé. Cette justice là doit aussi lui être rendue. Il n’a pas démérité.
LES C.A.V.
ne se rebiffent plus. Ils ont préféré faire la fête à l’occasion d’une soirée de gala, le 26 novembre, qui aurait réuni 250 personnes pour dîner et guincher. C’est donc très bien car au moins pendant ce temps là ils n’ont pas fait « d’opposition négative » à l’action municipale majoritaire. Seul BUG de la soirée : A la différence de Jacques CHIRAC, le Président des C.A.V. (Cavalaire à venir) avait oublié ses lunettes. Mais si tel n’avait pas été le cas, son discours, selon ce qui m’a été dit, n’aurait sans doute pas été meilleur. Le repas avait été organisé par un traiteur de TOULON et non de CAVALAIRE.
Attendons maintenant le prochain Conseil municipal et surtout l’examen du PLU pour que les opposants se rappellent à notre souvenir.
LA POSTE
Elle fait peau neuve et pour l’ensemble du territoire national, 770 millions d’euros vont été dégagés pour rénover 2.500 bureaux. Christian KOZAR, le nouveau directeur général du programme GRAND PUBLIC a déclaré dans une interview au PARISIEN « nos clients ne reconnaîtront bientôt plus leur bureau de poste ». Combien de temps les cavalairois attendront-ils pour voir se réaliser cette promesse à laquelle on est libre de ne pas croire ». Ce qui est mon cas. Mais ce haut dirigeant de LA POSTE n’a pas dit ce qui sera fait pour les personnels dévoués de cette Institution qui part à la dérive. Ceux qui attendent en vain des courriers qui mettent une semaine pour aller de Paris à Cavalaire, en savent quelque chose. Et accusent à tort les postiers alors que c’est le système qui est en cause. Le centre de tri de LA VALETTE est une hérésie.
LIVRES A LIRE
SEGOLENE et FRANCOIS de Cécile AMAR aux éditions PRIVE – 18 Euros –
Tout le monde aura deviné de qui il s’agit et cette « biographie d’un couple », fort bien écrite, se lit facilement sans pour autant faire rire. C’est au contraire une histoire triste, celle d’une rivalité sur fond de love story. L’enquête sur ce couple hors norme – pour le meilleur ou pour le pire – est sans complaisance. Mais on peut affirmer après avoir lu cet ouvrage que ni François, ni Ségolène, n’accèderont un jour à la magistrature suprême. Ils sont les acteurs d’une comédie du pouvoir typiquement socialiste.
ECOUTE, petit français, d’Eric REVEL aux Editions LATTES – 17 Euros –
C’est un pamphlet cinglant et insolent écrit par le « Monsieur Economie » de la chaine TV, L.C.I. Plus encore que l’inertie de nos élus en matière de réformes et de fiscalité, c’est celle des français que l’auteur brocarde dans son livre, joyeusement provocateur. Qui peut se résumer ainsi : Immobilisme à la française. On lit ces 266 pages avec intérêt sans croire pour autant au souhait d’Eric REVEL, qui conclut ainsi : Changeons tout. Courage, petit français, mon frère, ne fuyons plus.
DERNIERE MINUTE
COLONISATION
Les socialistes ont raté leur coup à l’Assemblée nationale le 29 novembre où avec le concours de l’UDF et bien sûr des communistes, ils voulaient que soit abrogé l’article 4 de la Loi du 23 février 2005 aux termes duquel « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». La proposition de l’opposition (décidément l’UDF s’inscrit de plus en plus dans ce courant) a été rejetée par l’ensemble des députés UMP qui ont estimé que le passé colonial de la France devait toujours être estimé positif.
IMMIGRATION
Au Conseil des ministres de ce mercredi 30/XI, le Premier Ministre et Nicolas SARKOZY